Ces jours ci, je dors peu, pas assez
L’endormissement est aisé, mais dès 3h, cling ! Les yeux grands ouverts, trop tôt pour commencer la journée
Je descends au salon, et m’installe devant la télévision (non, j’aime ne pas prendre un bouquin !)
C’est le seul moment où je mets devant le petit écran, l’autre nuit, j’ai vu un reportage sur l’installation du premier ministre dans les salons de Matignon, j’aime bien Jean Marc comme gars, il est simple, il a connu sa femme en JOC, c’est marrant …
Souvent je me rendors et je rêve
Cette nuit là, j’ai rêvé que la louloutte avait des chatons, de jolis chats gris, et un girafon à deux têtes
La mini girafe se promenait dans le jardin, je me demandais si j’avais bien fait de la garder, puis tout à coup, l’idée m’est venue, je l’emmènerai, plus tard au refuge de l’Arche
Je m’épuise toute seule
Parfois, j’aimerais vivre avec quelqu’un qu’autre que moi, non pas que je ne m’aime pas, mais je cogite trop, tout le temps
Je ne suis pas particulièrement stressée, mais mon cerveau est tout le temps en ébullition
Les faits de la journée se bousculent , je me tracasse pour eux , pour leur avenir , comme tous j’aimerais que tout roule , et forcement , tout n’est pas lisse dans la vie , j’ai peur de faire des erreurs , de ne pas être capable de les expliquer , je pense même à ma vieillesse , aux problèmes de santé de l’entourage , à l’été qui approche , j’aime pas l’été , y’a rien à y faire , je fais des projets à court terme
Ça m’épuise
J’aimerais être une sans souci, quelqu’un qui s’assoit dans n’importe quel endroit, qui ferme les yeux et qui s’endort
Je ne changerai rien à ça , c’est dans ma nature , c’est aussi ce qui me fait vivre , je ne suis pas une activiste , je sais prendre le temps pour les choses , mais je brode , mon cerveau est semblable aux mains de couturières qui agitent aiguilles et fils emmêlés et mon cœur est tourneboulé dans tous les sens , essayant de s’accrocher aux tourments du quotidien
Je ne suis jamais déprimée, souvent inquiète, j’agis en temps, ne laisse pas la fumée se consumer en douce, j’oscille entre découragements et euphorie, je maintiens mes bulles de paix, je m’accroche à mes bouées de secours
Un girafon dans mon jardin, quelques mois ça gênerai personne, les murs sont hauts quand même
Mais deux têtes, ça attirait les curieux, autant que ma plante qui pue
Un tracas de plus … non, faudrait pas de girafon
J’étais contente de me réveiller .