08.11.2009
SDF
Après avoir parler draps, couvres lits en boutis, et plumons, édredons, couettes et couvertures, je ne peux pas échapper à vous montrer ça
Des images certes dures, mais triste réalité
Je me demande si les artistes se mobiliseront pour la Mimine
Pauvres chats....
14:25 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
07.11.2009
En apesanteur
Chacun son truc pour atteindre les cieux
Certains seront pleinement heureux en haut d’un sommet, d’autres dans un Ulm, d’autres pratiquement le saut à l’élastique, se pencheront du haut d’un pont, escaladeront des parois vertigineuses,
Pour se sentir haut et léger, chacun sa méthode
J’ai enfin trouvé la mienne, pour qu’enfin mon âme se soulève, je pose mes deux pieds sur un praticable
Vous avez peut être tenté un jour l’expérience pour une photo de groupe ou de famille
Cette planche, en bois de préférence, permet de voir, d’être vu, réglée à la hauteur voulue et vite démontée
Sur le praticable, un fois mes pieds posés, je ne les regarde plus
Je regarde droit devant, des sièges, rouges le plus souvent, vides ou remplis
J’ai une sensation de bien être qui m’envahit brutalement
Un léger balancement me rassure, me dit simplement que je suis en apesanteur
Pas trop haute perchée, j’ai un peu le vertige et surtout j’ai besoin de sentir des gens, devant, et derrière moi
Sur le praticable je ne me contente pas de gérer ma propre image
Je ne suis pas seule en scène, je cherche les regards, les sourires,
Je communique sans parler, rien que par gestes, j’aime ça, je connais ceux qui pratiquent cet exercice, cet art de dire en silence
Il fait vite chaud sur le praticable, la chaleur humaine, celle des projecteurs
J’accepte cette chaleur, je m’habille toujours léger sur un praticable, sauf quand on m’oblige à porter une panoplie de marin breton
Je ne souffre pas sur mon praticable, jamais, mon corps tient bon, résiste, il ne flanche pas .
Parfois je suis assise sur un praticable, à ce moment précis, Il est doux de s’adosser ou de se tenir près d’une personne chaleureuse, souriante, aimante
Je suis dans ces moments là en apesanteur
Drôle de sensation, partagée
Resserrés les uns aux autres, réchauffés les uns par les autres, les voix montent, transcendent, jubilatoires
C'est une envie d'offrir la vie
Comme on offre une rose
Pour le plaisir le pur plaisir
D'échanger quelque chose
Je veux chanter pour ce temps qui nous reste
Je viens bercer la douceur d'un doux geste
Je viens aussi porter ma nuit
Au-dessus de vos rêves
Avec l'espoir qu'enfin ce soir
Mon âme se soulève
Descendre du praticable, revenir sur terre, pour mieux y retourner,
Hier soir, j’ai fait ce voyage, j’ai trop envie d’y retourner
Vite, vite, quand ?
Ce soir, oh oui,
J’en veux Encore..
13:17 Ecrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
06.11.2009
Dans de beaux draps
« Jeanne, as tu fait ton lit ? »
Combien de fois ma mère m’a t'elle répété ce refrain ?Mon lit, c’était pas le mien, je le partageais avec Flo, ça me plaisait pas de remettre les gros draps en coton épais en place, agencer les couvertures, le couvre lit décoloré rouge et la grande poupée de fête foraine au jupon orange que Flo avait gagné à une kermesse
Comme en fait son lit, on se couche
Je dormirait bien
Ma mère ne passait pas là dessus, il fallait faire son lit
Elle changeait les draps le samedi après midi, jamais un autre jour, je l’aidais, j’aimais bien, je parlais avec elle, elle me racontait sa jeunesse, quand elle travaillait chez » les gens «
Elle adorait revenir sur son passé, elle regrettait la ville, le confort des immeubles parisiens
J’ai très vite opté pour les draps houses et les couettes
Je ne les change pas des jours fixes, quatre lits, c’est beaucoup
J’aime faire sécher mes draps dehors, les voir s’envoler au grès du vent, sous le soleil, ça sent le propre, souvent je les remets dans les lits le jour même
Dans la machine à laver, sans que je comprenne pourquoi, la housse avale systématiquement le reste du linge, il faut toujours aller chercher dans son ventre les taies, le drap du dessous, cela reste un mystère complet
Je trouve complexe de mettre une couette dans une housse, cela nécessite d’avoir des bras de deux mètres de long, je n’ai pas ce don de la nature, alors je demande de l’aide aux enfants
Je n’ai pas le bras long, doumage !
Une belle housse de couette agrémente une chambre
Celle de Mark est colorée, Ellen et Rose ont opté pour des couleurs vilaines, roses
Je déteste les houses de héros
Si un jour par malheur vous me forcez à m’endormir dans une housse de Superman, de Barbie, Dora, ou Hello Kitty je crois que je choisirai de m’installer sur la carpette
A une exception près …l’effigie de George Clooney, ce serait peut être la seule occasion de ma vie de coucher avec lui
Et vous votre housse de couette, quelle couleur ?
Taupe ?
06:00 Ecrit par Jeanne dans Tracas du quotidien | Lien permanent | Commentaires (45) | Envoyer cette note
05.11.2009
Gagner du temps pour mieux en perdre

Papillote se demandait comment je faisais pour arriver à publier si souvent
Je lui ai accordé quelques secrets concernant mes écrits et quelques trucs pour gagner du temps
Tout d’abord, dès que j’ai une idée de billet, je la note, je le rédige, assez vite quand je peux, puis je fais un planning sur deux semaines pour trouver un rythme
Pas question entre notemment de publier des trucs larmoyants durant trois jours
Ensuite je corrige, et j’enregistre la note avec la date de publication
Concernant mon quotidien j’ai aussi quelques astuces pour ne pas trop perdre de temps
Au travail : je déjeune en quatre minutes, sandwich vite fait, et il me reste une heure pour faire mes photocopies, trier mes dossiers, pareil à la pause, hors de question de partir après 17 heures
A la maison, pareil, je vais chercher Rose à l’école à 11h30, à midi on a fini de déjeuner et la table est débarrassée
Les courses : trente minutes maximums, je vais au plus près, je choisis les moyennes surfaces, pas de temps à perdre dans les rayons, je prends toujours les mêmes produits, et je m’arrange pour les faire ranger par les enfants, qui sont d »une efficacité redoutable
Le linge : jamais de linge sale qui s’empile, je fais les lessives par deux, je de froisse tout au sec linge et je mets à sécher sur des cintres, après il n’y a plus qu’à ranger, c’est top
Les chaussettes et sous-vêtements ont plié par les enfants aussi, on s'y met tous, ça dépote !
Quand je suis au téléphone, je m’active aussi, rangement, je vide le lave vaisselle, je fais des petites choses qui me permettent de maintenir un minimum
Je vous reparlerai aussi de ma Mary Poppins, une perle !!!
Mes chansons : 25 titres à apprendre par cœur tous les ans, ça se fait pas en deux jours. Dès que j’ai un trajet en voiture d’au moins une heure, MP 3 greffé aux oreilles, c’est parti, bien sur ça énerve mes coéquipiers, car je braille chante en même temps, mais bon, on assimile pas en se contentant d’écouter
Les infos : toujours à la radio, je peux cuisiner en même temps
Je lis les titres sur le Net et quelques articles quand je veux en savoir plus
Les cadeaux : hors de question de chercher des cadeaux à la dernière minute, toute l’année je stocke des tas de choses et le jour venu je confectionne de jolis paquets pour les enfants, mes amis.
Voilà entre autre quelques petites combines, j’ai également renoncé à l’esthéticienne, salles de sports, réunions de nanas qui vendent des trucs que je veux pas acheter, magasins bio juste pour acheter un paquet de nouilles à 8 euros,
Et surtout, j’habite en ville, donc pas de perte de temps en trajets
Toute cette économie de temps, me permet donc d’en perdre en rédigeant ce futile billet !!
06:00 Ecrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note
04.11.2009
Faible mais pas soumise
« Oh dis donc Jeanne, c’est quoi ton parfum ? «
Mon parfum d’hiver envoûte, c’est un élixir aux vertus fracassantes, je le sais, une arme fatale
Mais il rêve le chanteur de charme, il ne croit tout de même pas que je vais lui donner, comme ça, le nom ultra secret de mon nectar, je ne le divulgue JAMAIS !
Et dans les fais :
« Mais pourquoi tu veux le savoir, pour l’offrir à ta femme ? »
Et lui, m’explique qu’il a une collègue qui porte le même et qu’il veut faire la fin connaisseur, lui dire comme un chevalier avec panache,
« E ………… de C……… Kl..n «
Il a du baratin et sans trop d’effort, je lui glisse à l’oreille le secret de mon parfum
Rha !!!!!! J’ai été faible !
Si une femme, m’avait demander ce nom, même sous la torture, j’aurais résisté lui rétorquant, que je tenais à en garder l’exclusivité
(autant les vêtements, ça m’est égal mais le parfum, c’est un truc assez fort chez moi, je ne partage pas )
J’ai été faible, c’est un homme, voilà, c’est tout, que voulez-vous, on a beau résisté les hommes ont un pouvoir qui ensorcelle
Attention, j’ai dit faible, pas soumise, ça non, je n’aime pas me rabaisser, ramper devant les volontés de ces messieurs
Je l’accorde, j’ai un caractère un peu fort, pas trop le genre à me faire marche sur les pieds, pas non plus au point de mener mon monde à la baguette
En même temps, ce qui est rassurant c’est que c’est dans les deux sens
C’est certainement pour cette raison entre autre qu’avec Louis, nous ne nous fâchons jamais, mais jamais
Depuis tout ce temps, nous arrivons à fonctionner un peu comme un vieux couple
Parfois, il m’énerve, mais très vite je redeviens sereine, parce qu’il n’a rien de grave, parce que c’est un homme, parce que j’admets aussi être exigeante, complexe
Ces relations complexes hommes / femmes trouvent un équilibre, de par nos différences, les rivalités sont moindres, c’est apaisant
Je ne suis pas dupe, je sais parfaitement maîtriser cette sorte de jeu, à l’inverse je saisis les instants où à mon tout j’use de mon « pouvoir « féminin «, non pas ravageur, destructeur, mais porteur d’une petit élixir doux aux essences veloutées
Elles ont du être versées par toutes petites gouttes dans ce parfum
Et dans d’autres, le vôtre peut être ?
09:00 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
03.11.2009
Les taupes

Dans son jardin, mon père a toujours traqué les parasites
Il était à l’affût de la moindre mauvaise herbe, il scrutait la vermine, les gallinacés, les indésirables
De temps en temps j’allais avec lui
Il ne parlait pas beaucoup, il écoutait les « grosses têtes « sur RTL et il rigolait tout seul
Il avait installé des pièges à taupes
Il réussissait à les déposer sur leur passage, et il allait vérifier si les pauvres bêtes étaient défuntes
Dès qu’elles quittaient les entrailles de la terre, clac, pour y retourner un peu plus tard, sans vie !
Drôle d’aller et retour
J’ai en mémoire d’avoir vu des taupes mortes, sacrifiées dans leur piège
On ne leur voyait jamais les yeux, elles avaient le museau en avant, drôle de bêtes
Je crois que je n’en jamais vu de vivantes
Myope comme une taupe
Je les imaginais avec de grosses lunettes de fonctionnaire d’antan, avec des verres épais
On s’en fait des idées parfois
« Tu as repeint ton couloir, c’est joli la couleur ? »
« C’est Taupe «
Taupe, c’est pas une couleur, c’est une bestiole
J’aime bien ces modes, ces tendances, on trouve de nouveaux noms à la couleur
Le terre de Sienne devient chocolat, le rose tyrien deviens framboise et …
Ce sera l’année de la taupe, dans les cuisines, dans les boutiques, corsages, manteaux, taupe !!!!
Il est grand temps de réhabiliter le pauvre animal maudit
Moi aussi j’ai mes petites taupes, tous ceux et celles qui ne douce, sans bruit, sous la terre, enfouis viennent lire quotidiennement mes petites histoires
Sans se manifester, je ne vais pas vous traquer, vous piéger, ah ça non
Creusez vos galeries, levez le nez dehors quand bon vous semble
C’est trop triste une pauvre taupe obligée de sortir de l’obscurité
Désormais je vous appellerai mes taupinettes !
06:00 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note
02.11.2009
Le doute
Depuis quelques jours, je doute de pouvoir continuer à alimenter mon blog
Non pas par paresse, mais par peur de ne plus avoir d’idées, de ne plus me renouveler, de vous lasser
Après tout, après deux ans, c’est certainement une étape nécessaire
Je pourrais faire une pause, ou publier une fois par semaine
Mais je suis passionnée, souvent incapable de faire les choses à moitié, quand je me lance dans une aventure, c’est à fond
Ecrire quotidiennement est un réel bonheur, répondre à vos commentaires une nécessité
J’apprendre en faisant une pause de ne perdre en partie mes lecteurs
Peut être aussi par fierté
Sur ma liste de gauche, la blogrolls comme on dit, il y a des blogs en pause depuis fort longtemps
Je pourrais les enlever, mais je n’y arrive pas, comme si je leur faisais une infidélité
La Virge n’a pas publié depuis plus d’un mois, elle doit être trop occupée, elle a sans doute des soucis
Et Jean Pierre, un de mes fidèles lecteurs n’a pas mis de doublettes depuis le printemps, et même Fanette ne trouve plus le temps pour nous enchanter avec ses petites histoires
Madame T aussi vogue vers d’autres chemins
Elle enchantait ses lecteurs par sa gaieté matinale
Elle ouvrira peut être ailleurs
Ma Ksénia aussi nous annonce sa pause, serais ce contagieux ?
Marc nous donne des nouvelles, il garde son temps pour la lecture
Franck aussi a délaissé ses concours de coton tige
Ça prend du temps aussi les blogs, trop peut être
Je ne regarde plus la télévision, ça ne manque pas, je ne vais plus au cinéma, je me fais mon cinéma
J’ai pourtant le sentiment de ne pas encore avoir achevé mes anecdotes
Durant mes insomnies je divague, je pèse, je réfléchis
Mais je me dis par sursaut de bon sens
« Mince alors Jeanne, la vie nous demande déjà tant de contraintes, la société nous rend nos vies complexes aussi, peur du jugement, demande de perfection ( je n’ai même pas pour amis pour la vie, les produits laitiers !)
Alors, va, fais, te pose pas de questions, continue à être là où bon te semble, rien n’est fait par hasard, ce blog n’a pas été crée par caprice d’un jour, il a son histoire aussi, dans la tienne «
Je me regonfle d’énergie, me replonge dans mes souvenirs, guette les drôleries de la vie
Et je crois que j’ai toujours la même envie de vous les faire partager
06:00 Ecrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (51) | Envoyer cette note
01.11.2009
Fin de week end
C’est dans la Sarthe que la famille de Jérôme avait rendez-vous ces deux jours
Une grande maison, du bruit, des cadeaux, des grincements de dents, des chansons …des ados amoureux
Dans de petits coins, des PC à disposition où je venais de temps à autre me poser, je lisais vos mots, en déposez parfois chez vous
Etrange sensation
La fête de la Toussaint est encore gravée dans ma mémoire, je n’aime pas, ces bourrasques de vent, cette lumière qui disparaît trop vite …
Le passage des photos que j’ai laissé avant de partir et ce que je retrouve est brutal
Comme un bond de 20 jours
Les préparatifs de Noël me font déjà une légère boule au ventre
Je chasse mes appréhensions
Je me bagarre, je me raisonne, je lutte avec moi-même
Je pense à la fin de la semaine qui s’annonce délicieuse
Je pense à Ellen, elle aura seize ans mardi, je travaillerai ce jour là, elle a invité des amis, je voudrais que sa journée soit belle
Quand je suis légèrement morose, j’ai ma coke, ma came
Un petit coup de Fugain et ça repart !
Mais quand même, il est bien loin le printemps
18:28 Ecrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
31.10.2009
Balade d'automne
Par un bel après midi d’automne, déambuler dans les rues de cette superbe ville
les boutiques
Les beaux immeubles
Les colonnes Morris
Les reverbères
Les théâtres
Les grands joailliers
Les brasseries
Les ponts
Les péniches
Les hôtels
Je ne me lasse pas d’admirer cette Capitale
07:20 Ecrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note
30.10.2009
Le débriefing
Lorsque nous revenions d’un dîner, mes parents opéraient souvent à un débriefing
Ils faisaient le bilan de la soirée, parfois négatif, remarques futiles
« c’était copieux «
« on a pas vu Martine, elle a passé son temps dans la cuisine «
« Les enfants sont trop gâtés.. »
Nous avions le droit aussi à des commentaires si nous avions été bruyants à table.
Je me suis surprise parfois à faire la même chose sur le chemin de retour avec Jérôme
« Qu’est ce qu’on a de la chance de les avoir comme amis « ?« c’était un vrai festin «
« Mark m’a fait un peu honte «
« les enfants jouent de mieux en mieux ensemble «
« Joël est toujours un peu en retrait … »
Allez avouer que vous faites pareil, ce n’est pas un mal, c’est juste une manière de prolonger la soirée
L’autre soir, j’ai regardé un « dîner presque parfait «
Je ne regarde pas souvent, ça me donne faim, ça m’agace, ils ont de la chance d’être servis, moi je dois l’y coller tous les soirs à notre dîner, et je manque d’idées et je n’ai pas 5 heures devant moi pour préparer
Ce soir là, une blonde, reçoit les invités
On la voit, décortiquer avec dégoût, en poussant des cris des écrevisses, habillée en robe du soir
Le comble, c’est qu’elle déteste le saumon et elle laisse sa terrine, en déclarant
« Non, désolée je ne peux pas.. «
Ah, mais moi, je veux bien manger ça !!!!!!!
Pff, cuisiner et ne pas profiter de son plat, j’hallucine.
Après l’entrée, elle leur sert des noix de St Jacques aux amandes
Hum …
Mais elle a oublié de les décongeler, c’est glacé à l’intérieur !!!
Les convives font la grimace, mais mangent quand même, car ils ont faim
Ce que j’aime à la fin de cette émission c’est le débriefing
Les candidats, face à la caméra, donnent leurs commentaires, mais pour pas que la maîtresse de maison les entende, ils se cachent dans les..
Toilettes !!!!!!!
Ah la classe !
Assis sur la cuvette WC, avec pour décor un rouleau de papier, et une chasse d’eau, voire un désodorisant, ils font le bilan
« J’ai beaucoup aimé la déco, par contre l’animation, je n’ai pas été emballée, et le dessert, c’était quelconque, cette farandole était pas originale, je n’aime pas les fruits rouges, bla bla.
J’aime les paradoxes, mais de là à être filmée de la sorte
Si toutefois, vous venez dîner à la maison, et qu’il vous prend l’envie d’aller débriefer avec votre conjoint dans les toilettes, sachez que vous aurez droit à une super déco, une œuvre unique
Assortie aux tasses à café !
06:00 Ecrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
29.10.2009
D'autres codes

Lorsque je vais rendre visite à des amis, je me gare dans la rue, devant leur maison, ou mieux encore, dans leur cour
Puis, je sonne, ou je frappe, et j’entre dans leur maison
C’est simple
Si vous venez chez nous, c’est pareil, vous vous garez sous le hangar ou dans la cour et vous sonnez, ou pas, parce que je vous ai vu arriver
A Paris, c’est une autre affaire
Gordon avait pris soin de nous piloter à notre arrivée, et bingo, on a trouvé une place, pas trop loin de l’appartement, un dimanche, on ne paye pas
Il avait donné les codes d’accès sous forme de jeu ( il est joueur ! )
Nous avons laissé notre voiture deux jours au même endroit, sans payer bien sur ( pas d’amende !)
J’ai appelé Jean Baptiste dans la matinée, lui proposant une visite dans l’après midi
Il était chez lui, j’étais heureuse de le revoir, c’est le frère de mon amie Anne, donc le beau-frère de Lorenzo
Une fois devant chez lui, il nous fallait aussi le code
Sans les portables, impossible de rendre visite à l’improviste à Paris
Je sais, ça évite les SDF qui squattent les cages d’escaliers, mais j’avoue que je suis peu habituée à ce genre de coutume
Après avoir poussé la lourde porte d’entrée, mes pieds crissent dans les escaliers de bois, j’aime cette ambiance, c’est un vrai dépaysement
Je suis incapable de retenir ces fameux codes
Au mieux celui de ma carte bleue, les identifiants de mon blog, mais pour le reste mon cerveau est à saturation
J’ai oublié mes identifiant pour mettre à jour mon blog de bijoux
J’ai beau chercher, rien n’y fait, ça m’énerve
J’ai beau leur demander de l’aide, rien, pas de mails, je suis désemparée
J’ai vraiment du mal avec les chiffres
06:00 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
28.10.2009
Jeanne branchée
Se rendre deux jours à Paris, c’est pour voir les amis, prendre du temps, flâner, tirer Rose par la main qui dit toutes les trois minutes qu’elle a mal au pied gauche, observer et se mettre à la page des nouvelles tendances
Il va sans dire que Jeanne à Paris, c’est la flambeuse
Carte bleue en poche, je craque, j’achète, tout, façon victime, des chaussures très chics que vous ne pourrez jamais avoir, des top tendance, manteaux en peau de lapin, sacs à main à paillettes qui brillent, lunettes de stars..
Une fois relookée, je suis enfin prête à affronter les lieux branchés de la Capitale, là où on ne m’attend pas, là où il faut être vu
Et surtout, je peux parler dans les salons mayennais des nouvelles sorties parisiennes, grâce à Zohra toujours au top dans ce domaine et Gordon, constamment invité aux avant premiere cinéma,( le prochain film de George s’il ne m’invite pas , je lui en voudrait à vie )
j’ai découvert les
Starbucks coffee
A priori, rien de bien révolutionnaire dans ce concept venu droit des States, on y boit du café
Mais le café n’est pas servi dans des tasses, niet, il est servi dans des timbales en carton ( comme dans les séries américaines où les gars du FBI, boivent toujours du café dans des grandes timbales en marchant dans la rue )
Vous passez commande au bar, il y a plusieurs saveurs, des cafés des quatre coins de monde, bio et tout le reste, à cela vous pouvez rajouter un brownie ou muffins, ( vous en avez déjà pour 10 euros )
Ensuite, vous vous installez sur une banquette, et vous sortez votre PC, et vous surfez gentiment sur la toile
C’est là que ma mission a échoué, je n’avais pas de PC dans ma poche !
C’est quoi ton truc Jeanne, un fast coffee, rien de plus ?
Exact, un concept qui gagne du terrain, mais au fond, rien de bien exaltant
Mais j’ai testé pour vous
En plus de ça, sur votre ticket de caisse, apparaît un code, de quatre chiffres, il vous permet de vous rendre gratuitement aux toilettes
Et oui, si tu n’as pas consommé, t’es pas le droit de faire pipi
Mais, vous me connaissez, toujours prête à relayer les bonnes combines, alors je vous donne mon code d’accès
8624
Ne me remerciez pas, quand on peut rendre service !
09:56 Ecrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
27.10.2009
Errance
La porte s’ouvre doucement, une fillette, voilée entre doucement
Elle ose à peine s’installer, elle ne semble pas conviée parmi cette foule de fous chantants, elle reste, seule, figée
Je l’observe, me demande pourquoi elle est arrivée là, avec qui elle est ?
Elle s’installe, au fond, sur une chaise
Je ne pense plus à elle, je ne la vois plus
Le temps passe, plus de 22 heures, elle est encore là, pourquoi ?
J’ai l’impression qu’elle est en compagnie, difficile alors d’aller le voir, en savoir plus, elle a trouvé sans doute la personne qu’elle cherchait
La jeune femme est partie
La fillette est seule
Elle a grignoté quelques biscuits
J’ai bu un verre de rosé, plus de biscuits …
Je cause trop, je le sais
Je suis inquiète, pour elle, cette gamine..
Je vais vers elle, Bérénice me rejoint
Je lui demande pourquoi elle est là,
« Où habites tu ? »
« Tu as vu l’heure, quel âge as tu ? «
« Quelqu’un t’attend ? «
Elle sourit béate, elle nous dit qu’elle a 13 ans, elle en fait beaucoup moins
Elle prétend habiter tout près, que sa mère n’est pas encore rentrée
Elle n’a pas de montre, n’a peur de rien, elle ne veut pas partir
Je lui dis qu’il y a du danger dans la rue, qu’elle doit aller chez elle, nous lui proposons de l’accompagner
Bérénice a des mots doux, confiants
Elle finit par partir, seule,
Que faire, la suivre ?
Qui condamner, qui accabler, qui juger ?
Qui a fait le mal ?
Qui fera le mal,
Ça me tord les tripes
Une errance nocturne, à peine douze ans …
Je revois soudainement la petite marchande d’allumette
Cette gosse est peut être venue juste là, pour se réchauffer …
09:21 Ecrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
26.10.2009
Et si c'était lui ?
A chaque fois que nous allions pour les petites vacances, ma grand-mère sortait son électrophone
Il était moderne, fixé sur un meuble sous lequel les 33 tours et 45 tours étaient bine alignées entre des barres métalliques dorées
Le couvercle servait de haut-parleur, les petits vinyles étaient superposés, ils tombaient sur la galette en caoutchouc au fur et à mesure du passage
Ma grand-mère rapportait des disques de ses pèlerinages, nous connaissions par cœur la vie des Saints, de Bernadette Soubirous, avec le curé qui prenait une grosse voix inquisitrice
« Dis-moi Bernadette, tu es sûre que tu ne racontes pas de sottises «
Elle avait aussi un 33 Tours de Fernandel, « Ignace « et »Barnabé «
On écoutait, pas parce qu’on aimait, mais pour le simple plaisir de voir déployée l’artillerie
Elle avait aussi des disques de Marie Claire Pichaud ( je suis subjuguée moi-même d’avoir conservé des détails aussi précis ) une chanteuse chrétienne qui d’une voix langoureuse nous plonger dans les profondeurs divines 
..
Et pour redonner un peu de tonus à ces après midi musical, nous écoutions le « P’tit Capet « de Brix, groupe folklorique local que peut être Mlaféeclochette à vu un jour à la Foire de Lessay ou à la St Jouvin !
Et pour finir, il y a avait le 45 Tours de la petite marchande d’allumettes
Je l’ai écouté des centaines de fois, le crépitement du disque, des allumettes, étrange alchimie du conte le plus tragique de mon enfance
Lorsque au petit matin, la pauvre fillette, transie, morte de froid, appelait dans un dernier
« oh …grand-mère … »
L’angoisse ultime de la mort, de la solitude, de l’errance
Parce que ma grand-mère , je la croyais immortelle, qui pouvait présager qu’elle partirai si vite, trop vite …
A la mort de mes grands-parents, la maison fut vidée, je ne sais pas qui a hérité des disques, de l’électrophone
Qui a conservé ce vinyle de la petite marchande d’allumettes ?
En recherchant une illustration, j’ai retrouvé sur un site de ventes aux enchères sur le net, le même, ce disque du conte d’Andersen
Sa provenance était de Basse Normandie
Et si c’était lui ?
06:00 Ecrit par Jeanne dans hier | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
25.10.2009
Live in Paris
Mon ami Gordon m'a aimablement prété son PC portable
J'ai lu tous vos commentaires ,je viendrai y répondre un peu plus tard
Confortablement installée dans le salon d'un bel appartement hausmanien , je vous fais plein de grosses bises
Jolie balade au bord du canal St Martin en fin d'après midi ,visite de la grande Dame de fer prévue en nocturne
Je reviens vite en Mayenne , parce que la louloutte ne peut pas rester seule plus de deux jours
19:07 Ecrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note


