17.05.2012
Curieuse et distraite
Devant le portail de l’école, je stationne ma voiture sans descendre, vu l’heure, Rose devrait être déjà sortie
Les parents d’élèves me regardent, je sais que je suis une notée dans cette ville, mais quand même, ils pourraient être discrets
En fait, mon coffre est grand ouvert !
J’ai roulé en ville comme ça, même pas senti l’air, je suis une femme distraite
L’autre jour, si Théodore ne m’avait pas prévenue, je laissais mes clés sur le tableau de bord et la voiture ouverte forcement
Ma hantise c’est d »oublier de serrer le frein à main et que ma Clio dévale une rue, l’horreur absolue !
Rose monte dans la clio et nous continuons vers la préfecture
Impossible de passer, c’est bloqué, voitures de police et tout le reste
Je me demande le motif d’un tel déploiement, une personnalité est invitée, j’ai rien entendu ?
Je suis une femme curieuse
Faut que je sache
Je vais jeter un œil sur le site de la Mayenne ,colonne nouvelles fraiches (j’aurais pu appeler Solange, elle était certainement au courant)
Il s’agissait en fait d’une alarme au colis piégé, chez nous, oui, en Mayenne, voilà autre chose
Les démineurs de Nantes sont venus et ils ont sorti un robot
Y’avait rien de grave, pas de bombe, pas d’anthrax (on a oublié ça aussi) pas de serpents, ni crocodiles, seulement des papiers et un kit de toxicomane
Ouf … tout est rentré dans l’ordre
Curieuse et distraite
Distraite et curieuse
Ne faut pas que je laisse trainer mon sac de courses dans la rue ….
20:00 Écrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16.05.2012
Vers le sud
A l’heure où vous lirez ce billet, même pour la lève tôt, je serais déjà sur la route en partance pour le Sud
Le bonheur de retrouver cette si jolie ville pour la troisième fois
Balades sur les Ramblas, le parc Guëll auprès duquel nous résiderons, la Marina …
Les enfants ne seront pas avec nous, Rose ira chez mes parents, Mark en WE avec Eliott et Betty, et Ellen gardera ma maison
Nous partons avec Maggie et Peter, avec qui nous avions déjà visité San Francisco et Lisbonne
Toujours un bonheur de partir tous les quatre
Je ne sais pas si j’aurais le loisir de poster, et de faire quelques signes
J’ai publié quelques billets, répondez vous les uns aux autres si vous avez envie, je fais confiance
Bon WE à rallonge pour ceux qui ont la chance de faire ce Pont de Mai et bon courage pour ceux qui travaillent
A tout Bientôt !
06:29 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
15.05.2012
Les fêtes

Le dimanche, lorsqu’il ne faisait pas assez chaud pour aller à la plage, mes parents nous emmenaient aux fêtes
La fête de Rauville qui clôturait l’été, la Ste Anne à Bricquebec, la foire de Brix, et aux Pieux : la St Clair (la Chain Quié pour Bleck)
C’était toujours le même rituel
D’abord, mon père garait l’ami 8 dans un champ, parfois boueux, surtout à St Jouvin
Puis, sous les odeurs de frites et de saucisses, nous regardions le défilé
En premier la fanfare, les manchots aux joues rouges soufflaient comme ils pouvaient dans la trompette d’autres, légèrement débraillés, tapaient sur la grosse caisse
Suivaient, les majorettes
Je regardais celles qui avaient de grosses cuisses, je n’aurais pas aimé être à leur place, certaines avaient filé leur collant, d’autres étaient trop grandes, trop vieilles
Je n’aimais pas regarder les majorettes
Mais il fallait regarder, nous n’avions rien d’autre à faire
Puis, mes parents allaient regarder un groupe de folklore normand, en costume traditionnel, certaines femmes étaient élégantes, d’autres un peu rondes, mais ils semblaient vraiment s’amuser
La scène était faite de quatre remorques de tracteur, les roues n’étaient pas camouflées
Parfois, il y avait un défilé de char avec des fleurs en papier crépon et une miss trônait sur le dernier
Elle n’était pas laide, souvent c’était une de mes cousines qui avait revêtit la robe de mariée de sa sœur sans voile ni bouquet
Ça se voyait
Mes parents n’aimaient pas la musique, mais ils étaient là
Régulièrement, nous nous arrêtions pour parler à des gens, cousins éloignés, des gens tristes, des joyeux, d’autres que j’essayais de situer, je leur trouvais des ressemblances, je retenais leur prénom
Y’avait des hommes en casquette avec une canne, des femmes endimanchées avec de gros anneaux en or aux oreilles, c’était la mode les anneaux
Je n’avais rien d’autre à faire que de regarder et d’attendre
Mes parents nous offraient une glace, je n’aimais pas la gaufrette du cornet, qui avait gout d’hostie, mais il fallait tout finir
Nous n’allions jamais aux manèges, mon père buvait une bière avec un cousin ou un cheminot puis il était l’heure de rentrer en Ami 8 pour la traite
Dans cette foule , j’étais mélancolique , je voulais fuir , j’aspirais à autre chose , d’autres horizons , d’autres plaisirs , tout était frustration et attente , attendre le mieux , fuir cette ruralité que je trouvais figée
Chaque fois que je retourne dans des lieux publics du Nord Cotentin, je ressens le même malaise, les gens ont peu changé, je ne rejette pas ces tranches de mon histoire, j’ai juste fuit …
Et je sais que jamais je n’y redeviendrai
Photo du net
06:00 Écrit par Jeanne dans hier | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note
14.05.2012
Parce qu'il faut aussi le dire
Bon nombre de conversations dans la vie et sur nos blogs ont tourné autour des événements politiques et de l’élection du notre nouveau Président
C’est délicat, toujours un peu délicat, convenons en.
Parce que nos blogs de vie ne sont pas de des lieux de polémiques, il existe d’autres lieux pour cela, lieux légitimes de débats ou malheureusement, ce mot « tolérance « n’est pas souvent de mise
Evidemment, les opinions convergent, nous le savons, les soirs d’élections, il y a les déçus, les joyeux, et les indifférents
C’est le jeu de la démocratie
Je me redis souvent que le pays dans lequel nous avons la chance de vivre , oui , la chance , n’est pas une nation en guerre , n’est pas sous l’emprise d’un tyran , que l’on ne risque pas de coup d’état , de prise de pouvoir militaire , que les droits les plus fondamentaux de protection , de soin , d’éducation sont gratuits
Certes, il y a des familles démunies, du chômage …, je ne minimise pas
Le marché du luxe ne s’est jamais aussi bien porté , l’écart se creuse , c’est révoltant .
Des réactions un peu excessives m’ont troublée, des visages hystériques et les insultes sortant sortis de la bouche des militants, d’un bord comme de l’autre, m’exaspèrent, restons corrects
Je me dis aussi , qu’à la lecture de nombreux billets cette semaine ,le lecteur pouvait se sentir exclus , lorsque la plupart des commentaires vont dans le sens des vainqueurs , n’osant même pas déposer un petit mot , par peur de lynchage , de dérapage , peur tout simplement de perdre l’affection du blogueur
J’ai des amis de mon bord , et des amis de l’autre bord , rive gauche , rive droite , des ponts pour traverser , pas idée de pousser l’un dans l’eau , des allusions un peu piquantes , mais jamais de fâcheries , jamais je ne me fâcherai pour des idéaux politiques , au pire , j’évite le débat
Si je lis un billet qui va à l’encontre de mes idées, je passe mon chemin, sans rien écrire, je ne fais pas de prosélytisme, ne cherche pas à convaincre mais partage comme la plupart des blogueurs des idées
Nous faisons de la politique sans le savoir, comme disait Cristophe, chaque fois qu’il y a un échange sur notre société, pestant sur l’accueil dans un hôpital, sur le prix du carburant, le manque de moyens dans l’éducation Nationale, nos impôts …
Pour autant, nous ne militons pas tous en politique, c’est bien là différence
J’ai souri mardi soir quand les trois « vieilles « sopranes m’ont sauté sur le manteau en me disant
« Jeanne, on t’a vue dans le journal !! «
En fin de compte, les gens regardent la presse, reconnaissent des visages, ne jugent pas
La photo était représentative de mon engagement
En arrière plan, applaudissant, pas de tract ni drapeau à la main, modérée, entourée, bien entourée
Merci à chacun de vous d’avoir su, dans vos commentaires sur ce blog, être particulièrement respectueux les uns les autres
Je sais, ça parait peut être évident, voire guimauve de le dire, mais, quand ça va mal, on met les choses au clair, et quand ça va bien, j’en oublierai presque de le mentionner « haut et fort «
Merci à vous
06:00 Écrit par Jeanne dans reflexion | Lien permanent | Commentaires (43) | Envoyer cette note
13.05.2012
Palé plou bas
Avez-vous déjà vu le film « le Parrain « de Coppola, avec Marlon Brando et Al Pacino , l’histoire d’une famille de mafieux et leurs pérégrinations entre trafic de drogue , complots , trahisons et assassinats
Personnellement, je n’aime pas ce genre d’histoires , en général , j’ai du mal à suivre , et lâche vite
Parlons BOF
Tout le monde connait cette mélodie là
Palé plou bas
Car on poulet bien nous entendle
Le monde n’est pas plêt poultes palolé tendles
Le monde n’est pas plêt poul nous
Il dirait tout simplement que nous sommes fous
Pale plous bas mais pale encole
De l’amour fou de l’amour fort
Paleé plous bas
Car on poulet bien nous sulplende
Tu sais tlès bien
Qu’il ne voudlait jamais complendre
Que dans nos cœurs moi, j’ai tlouvé
Ce que le monde refusait de nous donner
Il y a quelques jours, Rose a découvert Dalida à la télévision , elle était amusée par son accent , celle de la méchante sorcière du roman de Roal Doahl
Je me demande si Dalida ne faisait exprès de cultiver ses roulements de R , comme Jane Birkin et Effa Choly dans un autre genre
A un moment donné, les accents, ça m’agace un peu, mais bon …. On peut aussi en rire
Non, s’il te plait Jeanne, pas Dalida !
Oh, mais remerciez moi, j’aurais pu vous donner la version de « parle plus bas » par Tino Rossi ou Patrick Fiori !
Allez, pour ceux qui veulent, un chabada
Le mot du jour
FOU
06:00 Écrit par Jeanne dans Chanson | Lien permanent | Commentaires (56) | Envoyer cette note
12.05.2012
En vrac
Avec Pierrot Bâton, Nous avons repris notre balade le long de la Mayenne, tranquille, un peu alerte tout de même
Cette pancarte nous a fait rigoler
Des brochets, allons bon, la Mayenne, c’est bien la rivière, pas le département !
D’autant plus que la Mayenne a toujours un taux de fécondité très élevé
Devinez pourquoi ?
Sur le chemin, point de joggeurs aux corps d’apollon, mais une bête
Puis une autre, damned, encore un, des rats !!!!!!!!
Les rongeurs ont envahi les berges de la rivière avec leurs copains les ragondins, pouah ! Pas fan de ces rongeurs là du tout
Pas de photo
Avec l’arrivée du drive et du commerce électronique, la grande distribution est en péril
C’est vrai que par Internet, tout s’achète !
06:00 Écrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
10.05.2012
Poubelle et disque dur
Mercredi matin , j’ai d’abord fait le plein , enfin , quand je dis le plein , pas tout à fait , j’ai mis pour 50 euros de carburant dans la clio , c’était pas plein
Puis, je suis allée dans le supermarché qui me donne le tournis pour acheter un disque dur externe, j’en avais un, mais Jérôme me l’a pris, et à mis le sien dans l’ancien PC d’Ellen, c’est parfois usant les gens qui bricolent.
J’ai sauvegardé toutes mes données, je suis soulagée, on ne sait jamais, mon PC pourrait planter un de ces jours
Puis, j’ai cherché une pelle pour ramasser les ordures
Jérôme me disait toujours
« T’as racheté une pelle ? «
On n’y pense pas, c’est comme le seau bleu
Je l’ai prise verte
L’autre était vraiment usée
Puis, j’ai regardé les poubelles hautes perchées dans le rayon
Il faut changer la poubelle
L’ancienne est assez récente, mais le couvercle soit disant pratique à cédé, horreur une poubelle à l’air libre !
J’ai fait un choix rapide sur le coloris, taupe, comme la tapisserie, ça fera caméléon
A la caisse, j’ai tout mis dans la poubelle, même le disque dur, je n’avais pas pris de caddie
Un gamin s’est écrié, oh une poubelle ! »
C’est vrai, je n’avais pas prévu d’acheter cette poubelle de cuisine garantie 10 ans !
J’ai pris un modèle à pédale, c’est mieux
L’ancien est dans la vieille véranda, voilà, c’est bien, elle servira
J’ai mis la vieille pelle bleue dans la poubelle, à un moment donné il faut prendre des décisions
21:09 Écrit par Jeanne dans Tracas du quotidien | Lien permanent | Commentaires (42) | Envoyer cette note
09.05.2012
La réformabie
1975, rentrée en 6 ème au collège Les Provinces dans la ZUP d’Octeville
Ce n’était pas joyeux de quitter à 10 ans une école rurale assez confinée dont je garderais de très bons souvenirs, le car, la cantine, les brimades, nous n’étions pas vraiment prêts à affronter ça
Notre collège de secteur avait été l’objet d’une expérience assez …originale
Nous étions repartis dans des classes A, B, C, D, E, F et pour ceux qui aujourd’hui seraient dans les classes SECPA , il y avait les classes CPPN
Les sigles et l’éducation Nationale ont toujours fait bon ménage, notre copinaute Célestine peut en témoigner
Donc , pour l’histoire Géo , les sciences naturelles , le sport et la techno , nous étions dans une classe et pour le reste , Anglais , Maths et Français , les élèves étaient repartis en niveaux , de 1 à 6
Les meilleurs étaient en 1 et les cancres étaient en 5 voir en 6
Pour les élèves de 6 e, les professeurs se basaient sur les notes du primaire
Le premier jour, j’étais 331
Niveau 3 en anglais (j’en avais jamais fait) 3 en français, pourtant, j’avais un bon niveau, et 1 en maths, allez comprendre ?
Lors du premier cours d’anglais, la prof me dit « c’est une erreur, Jeanne, tu passes dans le niveau 2)
Allez, zou, première étape
J’ai fait quelques semaines en niveau 3 en français avec monsieur Caustel, un ancien instit recyclé là, il était pénible.
Les notes étaient bonnes, il m’éjecta en niveau 2
Ouf.avec Madame Veille qui était charmante
Mais Louis en niveau 1 partout me parlait de Madame L , et je fis tout mon possible pour remonter encore d’un niveau
Ce fut chose faite au dernier trimestre
En Anglais aussi, il me fallait accéder au podium, je m’efforçais d’apprendre pour convaincre la prof de monter d’un cran *
C’était un vrai chaos, tous ces changements, je monte, je descends, les pauvres 666 étaient en bas de l’échelle, impossible de monter une marche, quels dégâts !
En fin de sixième, j’avais réussi, c’était bien, beaucoup mieux
Mais il fallait y rester
C’est en fin de 4 e je crois que je suis passée en niveau 2 en maths, pas étonnant
J’entendais parler de la réformabie, je ne comprenais rien à cette réformable, jamais on ne m’expliqua qu’il existait ce Haby, René de son prénom, ministre de l’éducation Nationale sous Giscard
Sacré René, sacré Valéry !
21:00 Écrit par Jeanne dans hier | Lien permanent | Commentaires (46) | Envoyer cette note
08.05.2012
Dolannes Melody
« Jeanne, tu déballes à quelle heure demain matin ? » me lance César réquisitionné à la buvette
On verra bien, ça dépend de la météo
Le véhicule familial était chargé de la veille, et j’avais réservé mon emplacement pour le plus grand vide grenier de la Mayenne
Nous sommes arrivés avec Jérôme vers 9h30, il tombait des cordes
J’ai retrouvé Flora et Laura, puis les ai perdues, pas facile de rester ensemble dans les petites rues du village pongiste
Je ne sortirai pas ma marchandise, mais profiterai pour faire un tour
Ce qui me plait le plus en dehors de trouver des petits trucs pour les enfants, magazine entre autre, c’est de voir et photographier des objets de mon enfance, reliques des seventies, qui n’ont aucune valeur mise à part le fait d’ébranler mes souvenirs
J’ai été servie
D’abord, ce convecteur électrique Thermor, le même que celui que nous avions le droit de brancher deux heures par jour pour les deux chambres du haut
Interdit de l’allumer en pleine journée, le thermostat bruyant était un sacré traitre
Cette poupée de foire, poussiéreuse, à la robe défraichie qui me rappelle celle qui ma sœur était gagné à la kermesse de l’école
Les tupperware indispensables, le moule à charlotte avec les formes interchangeables et le shaker à vinaigrette que Louisette utilisait pour son régime Weight Wathcher
(clin d’œil à l’excellent billet de Laurent )
Mon livre d’allemand de Seconde, ou celui de Flo, je ne sais plus, illustré de photos noir et blanc
Je ne suis pas capable d’aligner une seule phrase d’allemand , rien, plus rien de mes 6 années d’apprentissage de cette langue que j’ai toujours maudite
Et …
Un 33 tours de Jean Claude Borelly
J’avais oublié ce trompettiste des années 70, nous avions le droit à sa Dolan Melody en prenant un verre de vabé dans le salon cossu de mon oncle Henry et de Tante Olga en alternance avec » la lettre à Adeline « de Richard Clayderman
Ça changeait de Stone et Charden, ils aimaient la grande musique les commerçants des Pieux
Attention à vos yeux, ça brille, y’a des étoiles, sur la séquence vintage
Qu’est devenu de monsieur Trompette ?
Après avoir retrouvé les hommes en plein rush à la buvette, j’ai quitté les lieux
"Jeanne t'as toujours pas déballé ? "me redemande César perplexe
Les visiteurs déambulent, s’arrêtent, marchandent et commentent
J’ai rencontré beaucoup de gens connus, j’en ai profité pour faire ma pub pour le 23 Juin , la prochaine fois , je glisse des flyer dans mon cabat
En rentrant, j’ai réalisé que vraiment, je n’aimais pas vendre
Je vais peut être me motiver avec Marie Camille pour la foire aux oignons en septembre
J’ai trois grands sacs remplis
Ne faut pas que ça reste longtemps dans la grange
faudrait pas ….
15:35 Écrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note
07.05.2012
Au Jet d'eau
Vers 18 h ce dimanche là , comme beaucoup de monde, j’ai pioché des infos sur des sites voisins et amis, comme on dit
Les deux dernières heures sont toujours un peu longues, nous avons décidé d’installé un rideau pour séparer la voute et le salon les soirs de grand froid
J’ai alors sorti mon fer à repasser, ça occupe
Le rideau posé, il restait quelques minutes avant 20 h
Nous nous sommes réunis tous les 5 devant la télévision
Et le visage du nouveau président est apparu
On se l’était promis , pas question de rester entre 4 murs ce soir là
J’ai pris ma clio pour rejoindre la place de la Mairie
Une cinquantaine de personnes était regroupée sur les marches de l’hôtel de Ville
J’ai retrouvé vite fait Pierrot Bâton et son barbu
Monsieur Notmaire a proclamé les résultats sur le perron, les gens applaudissaient, criaient, ils étaient contents du score de notre ville
J’ai embrassé Juliette et Pierre Henri, en compagnie de Véro, ils m’ont offert du champagne, c’était bien de se revoir là
Puis les autres copains sont arrivés, Gwen en fauteuil roulant, Francesca, Tristan et les autres …on avait dit qu’on y serait
Selki a offert à tous du champagne, Charlotte, la soliste ne boit pas mais à trinqué, elle était joyeuse, joyeuse !
Ensemble ,nous avons rejoint le Jet d’eau , un sono était installée , alors on a dansé , tourné , viré , commenté , rigolé , chanté, apehenné ...textotté
Et on était drôlement bien là, sur cette place certes moins remplie que la Bastille mais bien vivante
Je me sentais à ma place, et j’aime ça, assumant pleinement mon choix, ma joie
Juliette me glisse en catimini
« Dis donc, tu connais monsieur J toi ? «
Ben, oui, c’est surtout que je connais bien sa femme
Alors je lui ai présenté le barbu et l’épouse du barbu, elle était contente, elle n’arrêtait pas de causer ma Juliette et il était temps de rentrer
Des femmes pas vilaines profitaient du moment pour venir faire des bises au barbu, ah celui là, quelle vedette !
Nous nous sommes séparés
Je suis rentrée et j’ai poursuivi ma soirée devant la télévision
Je me suis assoupie dans le canapé la louloutte sur les genoux
Ce matin
Dans la presse locale
On peut voir, en photo derrière monsieur Notmaire
Les deux vices
09:48 Écrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
06.05.2012
Jeanne à la déchetterie
L’autre jour, avec dynamisme, nous avons attaqué le rangement des caves
Nous avons la fâcheuse manie de stocker des trucs au cas où, Jérôme est pire que moi, des pots de peinture de 20 ans d’âge, des chutes de carrelage, des interrupteurs des années 60 …. Et des tas de choses parfaitement inutiles
Entre les caves, la grange et le grenier, imaginez le boui boui !
En fin d’après midi la remorque est pleine, prête pour la déchetterie
Samedi matin, Jérôme me dit « on y ava tous les deux, y’a du tri à faire «
Pour moi, c’est une première, jamais mis les pieds dans cet endroit
Il m’explique, le bois c’est ici, la ferraille là, dans les grands containers prévus pour ça, et » le tout venant « pour le reste
Dans le fond du bac à bois, j’aperçois une petite chaise de poupée, oh mon dieu, mon rêve de gosse, ce n’est pas possible …
Jérôme m’a prévenu, impossible de récupérer quoique que ce soit
Je vais voir les gars en gilet jaune fluo et j’explique avec un grand sourire
« Pas de problème, on a vous chercher ça ! »
Ils sont sympas
Au fond, du tout venant, une tête à coiffer, la pauvre, tu parles d’une fin de vie
C’est l’horreur pour moi, je suis presque étourdie de voir tout ce qui jeté, balancé comme ça dans les bennes
Un homme arrive avec une grande caisse qu’il s’apprête à jeter
Mon œil birfurque, ce n’est pas possible !!!!!
"Heu … vous jetez ça ?
Oui, on vide une chambre, mais allez y, servez vous"
Je prends
Des legos Harry Potter encore dans leur boite, un camion PLaymobil, une boite en bois et des livres
Hum …. On est venus là pour vider
Mais c’est plus fort que moi
De retour à la maison, je montre mes trouvailles aux enfants
Ellen : quoi, un « j’aime lire » de 1981, avec une BD de Tom tom et Nana inédite, c’est collector !!!!!!!!
On ne jette pas des Tom tom et Nana, c’est interdit
Emmaüs et le secours Populaire, sont à deux pas de la déchèterie ….
« Jeanne, faut pas que tu y viennes trop souvent «
Il à raison, ce n’est pas pour moi ces lieux, ça me tord les tripes
Dans la boite en bois, il ya avait un rouleau de câble à colliers.
La petite chaise en bois est dans la cave, prête à être réparée, puis je l’offrirai
06:00 Écrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (40) | Envoyer cette note
05.05.2012
Plus de sacs !
A la librairie, je demande un sac à la caissière
« On en donne plus, c’est payant ! «
Payant … je me retiens, ce n’est pas de sa faute, ce n’est pas elle qui décide
Je suis énervée quand même
Ne faut pas s’étonner si les gens commandent par Internet ….
J’irais à l’autre librairie désormais, c’est décidé
J’ai acheté le dernier album de Benjamin Lacombe
Une merveille
Je remonte la rue, mon livre sous mon imperméable, comme une voleuse, il pleut
J’achète deux baguettes
J’attends un tout petit peu Rose au Conservatoire
Dans la clio, je lui offre le livre, il est pour elle
Elle se plonge dedans sans attendre
Sur le chemin du retour, je croise le pianistefou un casque aux oreilles et une casquette rouge sur la tête
C’est vrai, il faut l’admettre, les parapluies roses sont agréables à photographier dans la grisaille
Rose poursuit sa lecture
« Il était bien Maman, ce livre …. «
Ellen arrive avec sa grosse valise pour 4 jours
06:00 Écrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note
04.05.2012
Une belle semaine
Ce fut une bonne semaine, éclaircie par le retour du soleil depuis trois jours
Des soirées animées, en bonne compagnie, très bonne compagnie
Notre spectacle prend forme, nous arrivons dans la dernière ligne droite et déjà quelques perspectives pour l’année 2013 et le tout nouveau répertoire de septembre
La grande messe de Juin sera ….. Grandiose
J’aime tant cette période de l’année, finies les allergies, les éternuements et les toux épuisantes de soirée
C’est bon quand ça s’arrête
Ellen est en plein projet pour entamer un parcours d’étude en Belgique
Elle est pleine d’antrain, avec un pincement au cœur de quitter la fac ou elle a déjà tissé de beaux liens
Rien n’est décidé, il faut aller en avant, elle a ses aptitudes là
J’ai acheté des fleurs pour mes jardinières, chaque année, je crois que j’en ferai plus, et je craque
On ne se refait pas.
Dans le cerisier j’ai mis une montgolfière, un truc coloré qui bouge avec le vent, peut être dissuasif pour les pies et les merles
Les oisillons sont nés, leur nid est camouffle dans le mur, bien à l’abri des vilains chats qui guettent les mésanges
J’adore leurs cris
Me voilà en vacances pour quatre mois
Finies les formations, je saisis l’énorme chance que j’ai de pouvoir faire mes plannings
J’ai reçu des compliments, des mots agréables, gentils, pas de conflits, pas de tempêtes
Mark a aussi le sourire, j’aime les moments plus rares où il vient se blottir, colle sa tête sur mon épaule
Il fait encore ça …
15 ans, savoir rester ferme, canaliser, accepter les mots de travers, dire ce que j’ai sur le cœur
Son changement est bel et bien là
J’ose dire que je suis remplie d’optimisme et d’espoir …
Je peux vous en donner un bout …
Prenez-le …
06:00 Écrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note
03.05.2012
Encore un quizz
A quoi sert cet objet ?
Anne de Bretagne et Pierrot Bâton sont hors jeu bien sur mais peuvent quand même commenter et répondre aux commentaires
Edit de 18h15
Vous êtes nombreux à avoir trouvé , Bravo !
Il s’agit en effet d’un robot ménager, pour nettoyer les vinyles
Cet objet appartient à JP l’homme de notre copine Anne, passionné de musique
Dans son antre, on peut trouver des centaines de CD, et une collection étonnante de galettes, 33 tours pour la plupart
J’ai conservé mes vieux vinyles, je ne sais pas pourquoi
Jérôme aussi, il avait même acheté il y a quelques temps un diamant pour mettre sur l’électrophone assez récent
Il ne les écoute jamais …
Antiblues nous avait il y a quelques années, donné son secret pour ressusciter ses vinyles , chacun sa technique
Ce quizz était facile
Anne nous donnera peut être quelques précisions
Est-ce qu’on peut y cuire des crêpes ?
18:14 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (39) | Envoyer cette note
02.05.2012
Les desserts chimiques
En ce temps, nous n’avions pas encore de congélateur
Ma mère faisait des glaces
Elle achetait parfois la poudre alsa et versait sa préparation à la fraise dans le bac à glaçons, une fois gelés, mon père découpait le bloc en tranches et nous mettait une barre glacée dans une coupe transparente nutella
Ça débordait, c’était rigolo, il ne servait pas les barres dans une assiette à dessert parce qu’elle ne sortait que le dimanche
Le gout était chimique, le parfum assez éloigné de la fraise, c’était ni bon ni mauvais …
Les gros pots de pate à tartiner n’existaient pas, le contenant était un verre, ou ces coupelles recouvertes du couvercle plastique blanc
Ma mère gardait ses coupes et elle les utilisait pour faire des entremets alsa
Mon grand père en raffolait, il en mangeait tous les jours, parfum vanille
Je n’aimais pas ses entremets là, le pire c’était saveur café, écœurant
J’ai essayé un jour les entremets de l’Abbaye de la Coudre dont on me disait le plus grand bien, rien à faire, je suis rassasiée à vie de ces crèmes faciles à faire mais sans gout
Dans le jardin, il y avait des fraises
Ma mère faisait de délicieux sorbets avec les esquimaux Tupperware
C’était meilleur
Je n’ai jamais fait de glaces, ni avec de la poudre, ni avec des fruits
Quand les enfants étaient petits, je leur préparais des Milk shake, banane, ou fraise
Ils aimaient bien
Quand ils seront adultes, ils se souviendront certainement de mes mousses chocolat ou caramel vite préparées de chez Monbana
La vie est un éternel recommencement ….
06:00 Écrit par Jeanne dans hier | Lien permanent | Commentaires (46) | Envoyer cette note


