08.11.2009

SDF

Après avoir parler draps, couvres lits en boutis, et plumons, édredons, couettes et couvertures, je ne peux pas échapper à vous montrer ça

 

Des images certes dures, mais triste réalité

 

Je me demande si les artistes se mobiliseront pour la Mimine

 

Pauvres chats....

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14:25 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

07.11.2009

En apesanteur

converse blanc.JPGChacun son truc pour atteindre les cieux

Certains seront pleinement heureux en haut d’un sommet, d’autres dans un Ulm, d’autres pratiquement le saut à l’élastique, se pencheront du haut d’un pont, escaladeront des parois vertigineuses,

Pour se sentir haut et léger, chacun sa méthode

 J’ai enfin trouvé la mienne, pour qu’enfin mon âme se soulève, je pose mes deux pieds sur un praticable

Vous avez peut être tenté un jour l’expérience pour une photo de groupe ou de famille

Cette planche, en bois de préférence, permet de voir, d’être vu, réglée à la hauteur voulue et vite démontée

 

Sur le praticable, un fois mes  pieds posés, je ne les regarde plus

Je regarde droit devant, des sièges, rouges le plus souvent, vides ou remplis

J’ai une sensation de bien être qui m’envahit brutalement

Un léger balancement me rassure, me dit simplement que je suis en apesanteur

Pas trop haute perchée, j’ai un peu le vertige et surtout j’ai besoin de sentir des gens, devant, et derrière moi

 

Sur le praticable je ne me contente pas de gérer ma propre image

Je ne suis pas seule en scène, je cherche les regards, les sourires,

Je communique sans parler, rien que par gestes, j’aime ça, je connais ceux qui pratiquent cet exercice, cet art de dire en silence

 

Il fait vite chaud sur le praticable, la chaleur humaine, celle des projecteurs

J’accepte cette chaleur, je m’habille toujours léger sur un praticable, sauf quand on m’oblige à porter une panoplie de marin breton

Je ne souffre pas sur mon praticable, jamais, mon corps tient bon, résiste, il ne flanche pas .

Parfois je suis assise sur un praticable, à ce moment précis, Il est doux  de s’adosser ou de se tenir près d’une personne chaleureuse, souriante, aimante

 

Je suis dans ces moments là en apesanteur

Drôle de sensation, partagée

 

Resserrés les uns aux autres, réchauffés les uns par les autres, les voix montent, transcendent, jubilatoires

 

C'est une envie d'offrir la vie
Comme on offre une rose
Pour le plaisir le pur plaisir
D'échanger quelque chose

Je veux chanter pour ce temps qui nous reste
Je viens bercer la douceur d'un doux geste
Je viens aussi porter ma nuit
Au-dessus de vos rêves
Avec l'espoir qu'enfin ce soir
Mon âme se soulève

Descendre du praticable, revenir sur terre, pour mieux y retourner,

Hier soir, j’ai fait ce voyage, j’ai trop envie d’y retourner

Vite, vite, quand ?

Ce soir, oh oui,

J’en veux Encore..

 

06.11.2009

Dans de beaux draps

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« Jeanne, as tu fait ton lit ? »

Combien de fois ma mère m’a t'elle répété ce refrain ?Mon lit, c’était pas le mien, je le partageais avec Flo, ça me plaisait pas de remettre les gros draps en coton épais en place, agencer les couvertures, le couvre lit décoloré rouge et la grande poupée de fête foraine au jupon orange que Flo avait gagné à une kermesse

 

Comme en fait son lit, on se couche

Je dormirait bien

Ma mère ne passait pas là dessus, il fallait faire son lit

Elle changeait les draps le samedi après midi, jamais un autre jour, je l’aidais, j’aimais bien, je parlais avec elle, elle me racontait sa jeunesse, quand elle travaillait chez » les gens « 

Elle adorait revenir sur son passé, elle regrettait la ville, le confort des immeubles parisiens

 

J’ai très vite opté pour les draps houses et les couettes

Je ne les change pas des jours fixes, quatre lits, c’est beaucoup

J’aime faire sécher mes draps dehors, les voir s’envoler au grès du vent, sous le soleil, ça sent le propre, souvent je les remets dans les lits le jour même

Dans la machine à laver, sans que je comprenne pourquoi, la housse avale systématiquement le reste du linge, il faut toujours aller chercher dans son ventre les taies, le drap du dessous, cela reste un mystère complet

 

Je trouve complexe de mettre une couette dans une housse, cela nécessite d’avoir des bras de deux mètres de long, je n’ai pas ce don de la nature, alors je demande de l’aide aux enfants

Je n’ai pas le bras long, doumage !

 

Une belle housse de couette agrémente une chambre

Celle de Mark est colorée, Ellen et Rose ont opté pour des couleurs vilaines, roses

Je déteste les houses de héros

Si un jour par malheur vous me forcez à m’endormir dans une housse de Superman, de Barbie, Dora, ou Hello Kitty  je crois que je choisirai de m’installer  sur la carpette

A une exception près …l’effigie de George Clooney, ce serait peut être la seule occasion de ma vie de coucher avec lui

 

Et vous votre housse de couette, quelle couleur ?

Taupe ?

05.11.2009

Gagner du temps pour mieux en perdre

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Papillote se demandait comment je faisais pour arriver à publier si souvent

Je lui ai accordé quelques secrets concernant mes écrits et quelques trucs pour gagner du temps

Tout d’abord, dès que j’ai une idée de billet, je la note, je le rédige, assez vite quand je peux, puis je fais un planning  sur deux semaines pour trouver un rythme

Pas question entre notemment de publier des trucs larmoyants durant trois jours

Ensuite je corrige, et j’enregistre la note avec la date de publication

 

Concernant mon quotidien j’ai aussi quelques astuces pour ne pas trop perdre de temps

Au travail : je déjeune en quatre minutes, sandwich vite fait, et il me reste une heure pour faire mes photocopies, trier mes dossiers, pareil à la pause, hors de question de partir après 17 heures

A la maison, pareil, je vais chercher Rose à l’école à 11h30, à midi on a fini de déjeuner et la table est débarrassée

 

Les courses : trente minutes maximums, je vais au plus près, je choisis les moyennes surfaces, pas de temps à perdre dans les rayons, je prends toujours les mêmes produits, et je m’arrange pour les faire ranger par les enfants, qui sont d »une efficacité redoutable

 

Le linge : jamais de linge sale qui s’empile, je fais les lessives par deux, je de froisse tout au sec linge et je mets à sécher sur des cintres, après il n’y a plus qu’à ranger, c’est top

Les chaussettes et sous-vêtements ont plié par les enfants aussi, on s'y met tous, ça dépote !

 

Quand je suis au téléphone, je m’active aussi, rangement, je vide le lave vaisselle, je fais des petites choses qui me permettent de maintenir un minimum

Je vous reparlerai aussi de ma Mary Poppins, une perle !!!

 

Mes chansons : 25 titres à apprendre par cœur tous les ans, ça se fait pas en deux jours. Dès que j’ai un trajet en voiture d’au moins une heure, MP 3 greffé aux oreilles, c’est parti, bien sur ça énerve mes coéquipiers, car je braille chante en même temps, mais bon, on assimile pas en se contentant d’écouter

 

Les infos : toujours à la radio, je peux cuisiner en même temps

Je lis les titres sur le Net et quelques articles quand je veux en savoir plus

 

Les cadeaux : hors de question de chercher des cadeaux à la dernière minute, toute l’année je stocke des tas de choses et le jour venu je confectionne de jolis paquets pour les enfants, mes amis.

 

Voilà entre autre quelques petites combines, j’ai également renoncé à l’esthéticienne, salles de sports, réunions de nanas qui vendent des trucs que je veux pas acheter, magasins bio juste pour acheter un paquet de nouilles à 8 euros,

Et surtout, j’habite en ville, donc pas de perte de temps en trajets

 

Toute cette économie de temps, me permet donc d’en perdre en rédigeant ce futile billet !!

04.11.2009

Faible mais pas soumise

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« Oh dis donc Jeanne, c’est quoi ton parfum ? « 

Mon parfum d’hiver envoûte, c’est un élixir aux vertus fracassantes, je le sais, une arme fatale

 

Mais il rêve le chanteur de charme, il ne croit tout de même pas que je vais lui donner, comme ça, le nom ultra secret de mon nectar, je ne le divulgue JAMAIS !

 

Et dans les fais  :

« Mais pourquoi tu veux le savoir, pour l’offrir à ta femme ? »

Et lui, m’explique qu’il a une collègue qui porte le même et qu’il veut faire la fin connaisseur, lui dire comme un chevalier avec panache,

« E ………… de C……… Kl..n « 

Il a du baratin et sans trop d’effort, je lui glisse à l’oreille le secret de mon parfum

Rha !!!!!! J’ai été faible !

Si une femme, m’avait  demander ce nom, même sous la torture, j’aurais résisté lui rétorquant, que  je tenais  à en garder l’exclusivité

(autant les vêtements, ça m’est égal mais le parfum, c’est un truc assez fort chez moi, je ne partage pas )

 

J’ai été faible, c’est un homme, voilà, c’est tout, que voulez-vous, on a beau résisté les hommes ont un pouvoir qui ensorcelle

Attention, j’ai dit faible, pas soumise, ça non, je n’aime pas me rabaisser, ramper devant les volontés de ces messieurs

 

Je l’accorde, j’ai un caractère un peu fort, pas trop le genre à me faire marche sur les pieds, pas non plus au point de mener mon monde à la baguette

 

En même temps, ce qui est rassurant c’est que c’est dans les deux sens

C’est certainement pour cette raison entre autre qu’avec Louis, nous ne nous fâchons jamais, mais jamais

Depuis tout ce temps, nous arrivons à fonctionner un peu comme un vieux couple

Parfois, il m’énerve, mais très vite je redeviens sereine, parce qu’il n’a rien de grave, parce que c’est un homme, parce que j’admets aussi être exigeante, complexe

Ces relations complexes hommes / femmes trouvent un équilibre, de par nos différences, les rivalités sont moindres, c’est apaisant

Je ne suis pas dupe, je sais parfaitement maîtriser cette sorte de jeu, à l’inverse je saisis les instants où à mon tout j’use de mon « pouvoir « féminin «, non pas ravageur, destructeur, mais porteur d’une petit élixir doux aux essences veloutées

 

Elles ont du être versées par toutes petites gouttes dans ce parfum

 

Et dans d’autres, le vôtre peut être ?

09:00 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note

03.11.2009

Les taupes

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Dans son jardin, mon père a toujours traqué les parasites

Il était à l’affût de la moindre mauvaise herbe, il scrutait la vermine, les gallinacés, les indésirables

De temps en temps j’allais avec lui

Il ne parlait pas beaucoup, il écoutait les « grosses têtes « sur RTL et il rigolait tout seul

Il avait installé des pièges à taupes

Il réussissait à les déposer sur leur passage, et il allait vérifier si les pauvres bêtes étaient défuntes 

Dès qu’elles quittaient les entrailles de la terre, clac, pour y retourner un peu plus tard, sans vie !

Drôle d’aller et retour

J’ai en mémoire d’avoir vu des taupes mortes, sacrifiées dans leur  piège

On ne leur voyait jamais les yeux, elles avaient le museau en avant, drôle de bêtes

Je crois que je n’en jamais vu de vivantes

 

Myope comme une taupe

Je les imaginais avec de grosses lunettes de fonctionnaire d’antan, avec des verres épais

On s’en fait des idées parfois

 

« Tu as repeint ton couloir, c’est joli la couleur ? »

« C’est Taupe « 

Taupe, c’est pas une couleur, c’est une bestiole

J’aime bien ces modes, ces tendances, on trouve de nouveaux noms à la couleur

Le terre de Sienne devient chocolat, le rose tyrien deviens framboise et …

Ce sera l’année de la taupe, dans les cuisines, dans les boutiques, corsages, manteaux, taupe !!!!

Il est grand temps de réhabiliter le pauvre animal maudit

 

Moi aussi j’ai mes petites taupes, tous ceux et celles qui ne douce, sans bruit, sous la terre, enfouis viennent lire quotidiennement mes petites histoires

Sans se manifester, je ne vais pas vous traquer, vous piéger, ah ça non

Creusez vos galeries, levez le nez dehors quand bon vous semble

C’est trop triste une pauvre taupe obligée de sortir de l’obscurité

Désormais je vous appellerai mes taupinettes !

06:00 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note

02.11.2009

Le doute

Depuis quelques jours, je doute de pouvoir continuer à alimenter mon blog

Non pas par paresse, mais par peur de ne plus avoir d’idées, de ne plus me renouveler, de vous lasser

Après tout, après deux ans, c’est certainement une étape nécessaire

Je pourrais faire une pause, ou publier une fois par semaine

Mais je suis passionnée, souvent incapable de faire les choses à moitié, quand je me lance dans une aventure, c’est à fond

Ecrire quotidiennement est un réel bonheur, répondre à vos commentaires une nécessité

J’apprendre en faisant une pause de ne perdre en partie mes lecteurs

Peut être aussi par fierté

Sur ma liste de gauche, la blogrolls comme on dit, il y a des blogs en pause depuis fort longtemps

Je pourrais les enlever, mais je n’y arrive pas, comme si je leur faisais une infidélité 

La Virge n’a pas publié depuis plus d’un mois, elle doit être trop occupée, elle a sans doute des soucis

Et Jean Pierre, un de mes fidèles lecteurs n’a pas mis de doublettes depuis le printemps, et même Fanette ne trouve plus le temps pour nous enchanter avec ses petites histoires

Madame T aussi vogue vers d’autres chemins

Elle enchantait ses lecteurs par sa gaieté matinale

Elle ouvrira peut être ailleurs

Ma Ksénia aussi nous annonce sa pause, serais ce contagieux ?

Marc nous donne des nouvelles, il garde son temps pour la lecture

Franck aussi a délaissé ses concours de coton tige

 

Ça prend  du temps aussi les blogs, trop peut être

Je ne regarde plus la télévision, ça ne manque pas, je ne vais plus au cinéma, je me fais mon cinéma

 

J’ai pourtant le sentiment de ne pas encore avoir achevé mes anecdotes

Durant mes insomnies je divague, je pèse, je réfléchis

Mais je me dis par sursaut de bon sens

« Mince alors Jeanne, la vie nous demande déjà tant de contraintes, la société nous rend nos vies complexes aussi, peur du jugement, demande de perfection ( je n’ai même pas pour amis pour la vie, les produits laitiers !)

Alors, va, fais, te pose pas de questions, continue à être là où bon te semble, rien n’est fait par hasard, ce blog n’a pas été crée par caprice d’un jour, il a son histoire aussi, dans la tienne « 

 

oiseau%20magritte.jpgJe me regonfle d’énergie, me replonge dans mes souvenirs, guette les drôleries de la vie

Et je crois que j’ai toujours la même envie de vous les faire partager

 

01.11.2009

Fin de week end

C’est dans la Sarthe que la famille de Jérôme avait rendez-vous ces deux jours

Une grande maison, du bruit, des cadeaux, des grincements de dents, des chansons …des ados amoureux

 

Dans de petits coins, des PC à disposition où je venais de temps à autre me poser, je lisais vos mots, en déposez parfois chez vous

Etrange sensation

La fête de la Toussaint est encore gravée dans ma mémoire, je n’aime pas, ces bourrasques de vent, cette lumière qui disparaît trop vite …

Le passage des photos que j’ai laissé avant de partir et ce que je retrouve est brutal

Comme un bond de 20 jours

 

Les préparatifs de Noël me font déjà une légère boule au ventre

Je chasse mes appréhensions

Je me bagarre, je me raisonne, je lutte  avec moi-même

 

Je pense à la fin de la semaine qui s’annonce délicieuse

 

Je pense à Ellen, elle aura seize ans mardi, je travaillerai ce jour là, elle a invité des amis, je voudrais que sa journée soit belle

 

Quand je suis légèrement morose, j’ai ma coke, ma came

Un petit coup de Fugain et ça repart !

Mais quand même, il est bien loin le printemps

 

 

 

31.10.2009

Balade d'automne

Par un bel après midi d’automne, déambuler dans les rues de cette superbe ville  

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 Les reverbères 

 

 

 

 

 

Les théâtres  

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Les grands joailliers

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Les brasseries

 

 

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Les ponts

 

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Les hôtels

 

 

 

 

 

 

Je ne me lasse pas d’admirer cette Capitale

 

30.10.2009

Le débriefing

Lorsque nous revenions d’un dîner, mes parents opéraient souvent à un débriefing

Ils faisaient le bilan de la soirée, parfois négatif, remarques futiles

« c’était copieux « 

« on a pas vu Martine, elle a passé son temps dans la cuisine « 

«  Les enfants sont trop gâtés.. »

Nous avions le droit aussi à des commentaires si nous avions été bruyants à table.

 

Je me suis surprise parfois à faire la même chose sur le chemin de retour avec Jérôme

« Qu’est ce qu’on a de la chance de les avoir comme amis « ?« c’était un vrai festin « 

« Mark m’a fait un peu honte « 

« les enfants jouent de mieux en mieux ensemble « 

« Joël est toujours un peu en retrait … »

 

Allez avouer que vous faites pareil, ce n’est pas un mal, c’est juste une manière de prolonger la soirée

 

L’autre soir, j’ai regardé un «  dîner presque parfait « 

Je ne regarde pas souvent, ça me donne faim, ça m’agace, ils ont de la chance d’être servis, moi je dois l’y coller tous les soirs à notre dîner, et je manque d’idées et je n’ai pas 5 heures devant moi pour préparer

Ce soir là, une blonde, reçoit les invités

On la voit, décortiquer avec dégoût, en poussant des cris des écrevisses, habillée en robe du soir

Le comble, c’est qu’elle déteste le saumon et elle laisse sa terrine, en déclarant

« Non, désolée je ne peux pas.. « 

Ah, mais moi, je veux bien manger ça !!!!!!!

Pff, cuisiner et ne pas profiter de son plat, j’hallucine.

Après l’entrée, elle leur sert des noix de St Jacques aux amandes

Hum …

Mais elle a oublié de les décongeler, c’est glacé à l’intérieur !!!

Les convives font la grimace, mais mangent quand même, car ils ont faim

 

Ce que j’aime à la fin de cette émission c’est le débriefing

Les candidats, face à la caméra, donnent leurs commentaires, mais pour pas que la maîtresse de maison les entende, ils se cachent dans les..

Toilettes !!!!!!!

Ah la classe !

Assis sur la cuvette WC, avec pour décor un rouleau de papier, et une chasse d’eau, voire un désodorisant, ils font le bilan

 

« J’ai beaucoup aimé la déco, par contre l’animation, je n’ai pas  été emballée, et le dessert, c’était quelconque, cette farandole était pas originale, je n’aime pas les fruits rouges, bla bla.

 

J’aime les paradoxes, mais de là à être filmée de la sorte

Si toutefois, vous venez dîner à la maison, et qu’il vous prend l’envie d’aller débriefer avec votre conjoint dans les toilettes, sachez que vous aurez droit à une super déco, une œuvre uniqueTOILLETTE.JPG

 

Assortie aux tasses à café !TASSE ROUGE.JPG

29.10.2009

D'autres codes

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Lorsque je vais rendre visite à  des amis, je me gare dans la rue, devant leur maison, ou mieux encore, dans leur cour

Puis, je sonne, ou je frappe, et j’entre dans leur maison

C’est simple

Si vous venez chez nous, c’est pareil, vous vous garez sous le hangar ou dans la cour et vous sonnez, ou pas, parce que je vous ai vu arriver

A Paris, c’est une autre affaire

Gordon avait pris soin de nous piloter à notre arrivée, et bingo, on a trouvé une place, pas trop loin de l’appartement, un dimanche, on ne paye pas

Il avait donné les codes d’accès sous forme de jeu ( il est joueur ! )

Nous avons laissé notre voiture deux jours au même endroit, sans payer bien sur ( pas d’amende !)

J’ai appelé Jean Baptiste dans la matinée, lui proposant une visite dans l’après midi

Il était chez lui, j’étais heureuse de le revoir, c’est le frère de mon amie Anne, donc le beau-frère de Lorenzo

Une fois devant chez lui, il nous fallait aussi le code

Sans les portables, impossible de rendre visite à l’improviste à Paris

Je sais, ça évite les SDF qui squattent les cages d’escaliers, mais j’avoue que je suis peu habituée à ce genre de coutume

Après avoir poussé la lourde porte d’entrée, mes pieds crissent dans les escaliers de bois, j’aime cette ambiance, c’est un vrai dépaysement

 

Je suis incapable de retenir ces fameux codes

Au mieux celui de ma carte bleue, les identifiants de mon blog, mais pour le reste mon cerveau est à saturation

J’ai oublié mes identifiant pour mettre à jour mon blog de bijoux

J’ai beau chercher, rien n’y fait, ça m’énerve

J’ai beau leur demander de l’aide, rien, pas de mails, je suis désemparée

 

J’ai vraiment du mal avec les chiffres

06:00 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note

28.10.2009

Jeanne branchée

Se rendre deux jours à Paris, c’est pour voir les amis, prendre du temps, flâner, tirer Rose par la main qui dit toutes les trois minutes qu’elle a mal au pied gauche, observer et se mettre à la page des nouvelles tendances

 

Il va sans dire que Jeanne à Paris, c’est la flambeuse

Carte bleue en poche, je craque, j’achète, tout, façon victime, des chaussures très chics que vous ne pourrez jamais avoir, des top tendance, manteaux en peau de lapin, sacs à main à paillettes qui brillent, lunettes de stars..

Une fois relookée, je suis enfin prête à affronter les lieux branchés de la Capitale, là où on ne m’attend pas, là où il faut être vu

Et surtout, je peux parler dans les salons mayennais des nouvelles sorties  parisiennes, grâce à Zohra toujours au top dans ce domaine et Gordon, constamment invité aux avant premiere cinéma,( le prochain film de George s’il ne m’invite pas , je lui en voudrait à vie )

j’ai découvert les

 

Starbucks coffee

 

A priori, rien de bien révolutionnaire dans ce concept venu droit des States, on y boit du café

Mais le café n’est pas servi dans des tasses, niet, il est servi dans des timbales en carton ( comme dans les séries américaines où les gars du FBI, boivent toujours du café dans des grandes timbales en marchant dans la rue )

Vous passez commande au bar, il y a plusieurs saveurs, des  cafés des quatre coins de  monde, bio et tout le reste, à cela vous pouvez rajouter un brownie ou muffins, ( vous en avez déjà pour 10 euros )

Ensuite, vous vous installez sur une banquette, et vous sortez votre PC, et vous surfez gentiment sur la toile

C’est là que ma mission a échoué, je n’avais pas de PC dans ma poche !

 

C’est quoi ton truc Jeanne, un fast coffee, rien de plus ?sucre.JPG

Exact, un concept qui gagne du terrain, mais au fond, rien de bien exaltant

Mais j’ai testé pour vous

En plus de ça, sur votre ticket de caisse, apparaît un code, de quatre chiffres, il vous permet de vous rendre gratuitement aux toilettes

Et oui, si tu n’as pas consommé, t’es pas le droit de faire pipi

Mais, vous me connaissez, toujours prête à relayer les bonnes combines, alors je vous donne mon code d’accès

8624

Ne me remerciez pas, quand on peut rendre service !

27.10.2009

Errance

ville-nuit-1.jpgLa porte s’ouvre doucement, une fillette, voilée  entre doucement

Elle ose à peine s’installer, elle ne semble pas conviée parmi cette foule de fous chantants, elle reste, seule, figée

Je l’observe, me demande pourquoi elle est arrivée là, avec qui elle est ?

Elle s’installe, au fond, sur une chaise

Je ne pense plus à elle, je ne la vois plus

 

Le temps passe, plus de 22 heures, elle est encore là, pourquoi ?

J’ai l’impression qu’elle est en compagnie, difficile alors d’aller le voir, en savoir plus, elle a trouvé sans doute la personne qu’elle cherchait

La jeune femme est partie

La fillette est seule

Elle a grignoté quelques biscuits

 

J’ai bu un verre  de rosé, plus de biscuits …

Je cause trop, je le sais

 

Je suis inquiète, pour elle, cette gamine..

Je vais vers elle, Bérénice me rejoint

Je lui demande pourquoi elle est là,

« Où habites tu ? »

« Tu as vu l’heure, quel âge as tu ? « 

« Quelqu’un t’attend ? « 

Elle sourit béate, elle nous dit qu’elle a 13 ans, elle en fait beaucoup moins

Elle prétend habiter tout près, que sa mère n’est pas encore rentrée

Elle n’a pas de montre, n’a peur de rien, elle ne veut pas partir

Je lui dis qu’il y a du danger dans la rue, qu’elle doit aller chez elle, nous lui proposons de l’accompagner

Bérénice a des mots doux, confiants

 

Elle finit par partir, seule,

Que faire, la suivre ?

 

Qui condamner, qui accabler, qui juger ?

Qui a fait le mal ?

Qui fera le mal,

Ça me tord les tripes

Une errance nocturne, à peine douze ans …

 

Je revois soudainement la petite marchande d’allumette

Cette gosse est peut être venue juste là, pour se réchauffer …

 

 

26.10.2009

Et si c'était lui ?

A chaque fois que nous allions pour les petites vacances, ma grand-mère sortait son électrophone

Il était moderne, fixé sur un meuble sous lequel les 33 tours et 45 tours étaient bine alignées entre des barres métalliques dorées

Le couvercle servait de haut-parleur, les petits vinyles étaient superposés, ils tombaient  sur la galette en caoutchouc au fur et à mesure du passage

Ma grand-mère rapportait des disques de ses pèlerinages, nous connaissions par cœur la vie des Saints, de Bernadette Soubirous, avec le curé qui prenait une grosse voix inquisitrice

« Dis-moi Bernadette, tu es sûre que tu ne racontes pas de sottises « 

 

Elle avait aussi un 33 Tours de Fernandel, « Ignace «  et »Barnabé « 

On écoutait, pas parce qu’on aimait, mais pour le simple plaisir de voir déployée l’artillerie

Elle avait aussi des disques de Marie Claire Pichaud ( je suis subjuguée moi-même d’avoir conservé des détails aussi précis ) une chanteuse chrétienne qui d’une voix langoureuse nous plonger dans les profondeurs divines marie claire pichaud.jpg

..

Et pour redonner un peu de tonus à ces après midi musical, nous écoutions le « P’tit Capet «  de Brix, groupe folklorique local que peut être Mlaféeclochette à vu un jour à la Foire de Lessay ou à la St Jouvin  !p'tit capé de brix.jpg

 

Et pour finir, il y a avait le 45 Tours de la petite marchande d’allumettes

Je l’ai écouté des centaines de fois, le crépitement du disque, des allumettes, étrange alchimie du conte le plus tragique de mon enfance

Lorsque au petit matin, la pauvre fillette, transie, morte de froid, appelait dans un dernier

« oh …grand-mère … »

L’angoisse ultime de la mort, de la solitude, de l’errance

Parce que ma grand-mère , je la croyais immortelle, qui pouvait présager qu’elle partirai si vite, trop vite …

 

A la mort de mes grands-parents, la maison fut vidée, je ne sais pas qui a hérité des disques, de l’électrophone

Qui a conservé ce vinyle de  la petite marchande d’allumettes ?

 

En recherchant une illustration, j’ai retrouvé sur un site de ventes aux enchères sur le net, le même, ce disque du conte d’Andersen

Sa provenance était de Basse Normandie

Et si c’était lui ?disque petite marchande d'alummettes.jpg

06:00 Ecrit par Jeanne dans hier | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note

25.10.2009

Live in Paris

Mon ami Gordon m'a aimablement prété son PC portable

J'ai lu tous vos commentaires ,je viendrai y répondre un peu plus tard

Confortablement installée dans le salon d'un bel appartement hausmanien , je vous fais plein de grosses bises

Jolie balade au bord du canal St Martin en fin d'après midi ,visite de la grande Dame de fer prévue en nocturne

Je reviens vite en Mayenne , parce que la louloutte ne peut pas rester seule plus de deux jours