17/04/2014

La Grande Messe de printemps

Fin d’après midi , je monte les marches du grand escalier ,je ne suis pas habituée à ce lieu , la dernière fois , c’était sans doute au mariage de Pierre Henry et Juliette , nous étions seulement 8 et c’était bien

La salle est comble, Henriette et Paulette sont au premières loges, elles ont du arriver à 16 heures au moins, pour ne pas rater l’événement

La nympho est là aussi, tailleur rouge en laine, on dirait une anglaise

Jean Jacques nous accueille tout content, la bise, allez !

Plus de chaises, pas grave, nous trouvons appui contre un mur, dérangerons personne, un petite place pour l’ami qui va nous rejoindre, il fait chaud

Bernard nous fait un signe chaleureux de la main, tout bien beau dans son costume, c’et quelqu’un de bien Bernard, un bon bonhomme

Tout le monde est installé sur les grandes tables, chacun sa place, les vaincus sont regroupés, Yannick me fait un clin d’œil, ça rassure ces présences là, on est venus pour ça surtout

Après l’intervention du winner , Bernard prend la parole solennellement , puis c’est le tour du triste sir d’intervenir même si on lui a rien demandé , il va faire son show , ça dégouline de propos populistes , il ne redoute rien , tout le temps qu’il cause et qu’on le regarde , certaines personnes rient , pas nous , faudrait pas l’écouter , faudrait causer fort entre nous , mais bon … Lui couper le micro , pas possible

Pauvre Bernard …

Le moment est venu de prendre les enveloppes bleues, un nom, un seul !

Tour de table

Et là, qu’est ce qu’on voit, tout près de nous, un conseiller qui sort un CD et commence à lire les textes à l’intérieur, ça nous fait marrer, vraiment, il semble peu investi par ce qui se passe là, certains  zifonnent, d’autres boivent un coup

Sans surprise, le héros passe l’écharpe tricolore, discours, applaudissements

Retour aux enveloppes, encore. Une bonne douzaine auront pour mission de le seconder, attention, y’en a pas pour tout le monde

Des noms !

Voilà, on sait tout, ou presque

J’ai croisé le regard de notre plus ministre

Je ne ressentais pas la même tristesse que celle du dimanche soir, c’est la démocratie, certes, un mauvais coup quand même,  gâchis

Guillaume à tout perdu, mauvais choix, je lui avais dit, ça m’agace …

Ita missa est, c’est fini, les gens quittent la salle, pas tous, nous redescendons tranquillement

Je lance à Henriette un «  tu es contente ? »

-          Oui  et toi ?

Non …

Nous traversons la place du jet d’eau, nous quittons au soleil, je suis bien dans mes nouvelles chaussures

IMG_5095.JPG

 

22:42 Écrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (1)

16/04/2014

Anaphore

 

Sur ce blog , je ne ferai plus de concours avec panier garni

Sur ce blog , je ne fais plus de jeux musicaux , quizz ou autres amuseries

Sur ce blog , je pense que je publierai des textes courts évoquant une photo d’hier

Sur ce blog je continuerai à parler de la troupe parce que j’aime ça

Sur ce blog , est ce que viennent de nouveaux lecteurs qui n’osent pas commenter ?

Sur ce blog , combien de lecteurs sont partis , par lassitude et ennui ?

Sur ce blog , je continuerai d’évoquer ma vie de mère parce que j’en ai besoin et que j’ai décidé d’écrire l’histoire de ma famille

Sur ce blog , je continuerai à écrire des balivernes en vrac

Sur ce blog , je ne publierai plus d’atelier cuisine ou bricolage

Sur ce blog , je continuerai à parler chats ..

DSCN3106.jpg

Sur ce blog , j’espère que vous trouvez toujours de quoi vous divertir ..ou réfléchir

Un peu …

23:49 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (33)

15/04/2014

On vide !

 

 Jeanne, regarde j’ai rangé !

Je vois ça.

Mise en vente ,enfin de la table de Ping pong sur le bon coin coin

DSCN3047.JPG

Cette table n’a presque jamais servi, trop chaud, trop de vent, pas assez de place …

Bref, à un moment donné, faut se décider

Une heure après, dring dring, un gars appelle, décidé, vu le prix, il aurait tord

«  Je n’ai pas de remorque, est ce que vous pouvez me l’apporter ? « 

Ben voyons. St Hilaire du Harcouet, ce n’est pas la porte d’à côté.

Jérôme est formel, c’est non !

Le gars du bas de la Manche me confirme alors qu’il viendra la chercher mardi 15 avril 2014

Ok, on réserve

Entre temps, je ne compte plus  le nombre d’appels, de sms et de mails, c’est de saison, certainement

14 h 30, un gars se présente, un peu en avance, ce n’est pas grave, un léger accent de Magrébie, pas grave non plus.

«  Vous avez une remorque ? « 

Non, je vais mettre sur la galerie

Ah !

Va falloir que je vous aide

Non, je peux faire tout seul

Vantard !

Mettre un table de ping pong sur le toit d’une voiture, je n’y crois pas

Allez, faut pas que je me casse le dos, ho hisse !

En de temps trois mouvements, c’est fait

Tant mieux, il va remonter la Mayenne avec ça, c’est discret

Il me donne des euros, quand même, avant d’installer les sangles

Jérôme a rangé le hangar

Je vous laisse deviner pourquoi il a besoin de place

Non ?

Si ….

18:41 Écrit par Jeanne dans Tracas du quotidien | Lien permanent | Commentaires (25)

14/04/2014

Le trousseau

 

clés.jpg«  Maman, on discute ? »

Rose passerait des heures à discuter, elle a toujours des doutes, des interrogations, elle aime parler aux adultes, elle se projette, trop peut être, c’est comme ça

Nous prenons le temps de parler, rien que toutes les deux

Ma fille qui n’a que 12 ans s’inquiète, elle a peur de ne pas être une bonne mère

Je la rassure, lui disant qu’elle a reçu des bases, qu’elle saura faire le moment venu, que je l’aiderai aussi, si besoin

 

La vie est un immense couloir, dans ce couloir, plein de portes, les parents donnent un trousseau de clés à leurs enfants pour ouvrir toutes ces portes

J’explique à Rose qu’il lui faut les bonnes clés et lui propose de chercher ce que renferment ces portes

Elle me dit «  de la nourriture « 

Oui, bien sur, manger, se loger, se vêtir, être soigner …

Et puis ?

La porte des apprentissages, qui aideront dans la vie, le fameux savoir

Et nous continuons à chercher ensemble

Communiquer

Je lui demande de chercher les moyens d’expression

La parole

L’expression de visage, les postures

Je lui explique qu’une personne qui lors d’un repas tourne le dos à son voisin refuse de communiquer

J’illustre tout cela par d’autres exemples et je mets en scène, avec des exemples

Rose est assez mature pour comprendre tout cela

Je lui  explique aussi qu’il faut ouvrir des portes de la créativité, celles qui donnent confiance en soi

Celles qui contribuent à se réaliser

Je lui précise qu’il faut beaucoup de patience, d’indulgence, d’échecs et d’avancées

La conversation est passionnante, elle est heureuse ma fille, rassurée aussi

Dans certaines vies, les clés sont si rouillées qu’elles n’ouvrent plus rien

Pour alléger leur trousseau, certains parents se débarrassent beaucoup trop tôt des clés essentielles

Dommage …

Apprendre à communiquer me semble la plus complexe

Rien n’est figé, et nous ne sommes pas seuls dans cette mission, fort heureusement

Le plus long chemin, peut être, est celui du non culpabilité quand nos enfants n’ont pas réussi à franchir certaines portes, parce que rien n’est acquis pour autant

Une porte ouverte, une qui claque en se refermant

Bruyamment

Dans cet immense couloir de la Vie

06:00 Écrit par Jeanne dans reflexion | Lien permanent | Commentaires (23)

13/04/2014

Retour

 

C’était un dimanche de Juillet

Ce jour là , nous étions allés à Roissy ou à Orly , je ne sais plus ..

Louis était rentré de Beyrouth

Il a pris la petite fille dans ses bras

Il avait de lourds bagages , au sens propre comme au figuré

Il n’est jamais reparti

Ce jour là , il a changé de vie

louis et rose , orly.jpg

06:00 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (10)

11/04/2014

Contente la Jeanne

 

 

Jeanne tu peux nous faire un Queer Code ?

Hein ???

Non, je ne sais pas faire, y’en a qui doivent assurer, je délègue !

Une chose est claire, je veux bien apprendre, bidouiller mais pas de temps à passer à faire des recherches pour intégrer un truc, je ne doute pas de mes capacités à comprendre, un plus lentement que certains dans le domaine de l’informatique, mais je n’ai pas envie de tout connaitre

Le Queer code, c’est le truc intégré sur des affiches, produits de toutes sortes, que vous pouvez explorer par application avec votre smartphone

En revanche, j’ai fait des nuages de mots

Et j’étais assez contente

J’ai sélectionné des mots pertinents, la couleur, la forme, et j’ai balancé à quelques personnes mes créations

Quand on n’a pas idée de la technique (très facile puisqu’il s’agit d’un logiciel) ça jette un peu

Je n’en dis pas plus, vous savez, faut bien se la pêter de temps en temps hein ?

En informatique, y’en a qui font compliqué alors que ça pourrait être simple

Je suis loin de tout maitriser dans ce domaine

Je sais envoyer un mail, gérer des blogs, poster sur un site en tant qu’administrateur, bidouiller des photos et c’est à peu près tout

Chacun son truc

Je suis capable d’organiser une diner pour 20 personnes, très peu de restes, tout le monde servi à temps, planter des laitues, tailler mes arbustes.

C’est fou, dingue comment l’informatique a pris le dessus sur nos vies, comment tout va vite, tellement vite

FB est devenu un truc de « vieux « 

Tant mieux

Tout passe ..

poisson.jpg

20:04 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (23)

09/04/2014

Pour faire plaisir à Arnaud

Un flyer sur ma voiture m’informe qu’une vente massive de chaussures aura lieu durant trois jours directement à l’usine, en nord Mayenne

J’en parle à Carla, elle est partante pour m’accompagner  sur le coup de midi, on chope Clotilde au passage et c’est parti !

Dans le grand entrepôt, plus de 8000 chaussures nous attendent, des invendues venues de Dijon, Besançon, Chambéry, Angers, et même de Pau (pour Mahie)

 

IMG_5090.JPG

 

Essayages , hésitations … je trouve une paire de sandales blanches pour le mariage du siècle et la tournée Liberté , une paire de basiques superbes pour 30 euros ,

 

DSCN2974.JPG

et cette magnifique paire bleue jeans ,élégante , raffinée , aux finitions délicates , un pur bonheur

 

DSCN2970.JPG

 

Carla trouve les même en kaki, on est copines !

Je me sens bien dans cet entrepôt, j’y trouve également une paire de bottines pour l’hiver et autre chose, mais je ne peux en dire plus ici.

 Clotilde craque pour de très jolis escarpins aussi

Nous sommes ravies  d’avoir acheté du 100 % français et d’avoir fait plaisir à Arnaud Montebourg

Je me suis donc informée sur les fabriques de chaussures françaises encore en activité et bien, quand on retire les entreprises de chaussons, charentaises, espadrilles, sabots (qui porte encore des sabots ?) les tropéziennes, les sandales, il reste à peine sept usines en France

Les chaussures italiennes, espagnoles ou asiatiques sont omniprésentes sur le marché, je ne vous apprends rien, même dans la chaussure de luxe

Ma voilà donc chaussée pour pas mal d’années et bien chaussée ,avec l’âge , j’ai décidé de soigner la haut et le bas de ma personne , à savoir mes cheveux que je bichonne et mes pieds , le reste va suivre , forcément

Nous sommes rentrées tranquillement toutes les trois, avons pris un café  chez Carla sur le chemin du retour, dans la grande maison au bord de l’eau

Le soleil était revenu en fin d’après midi, j’ai enfilé mes chaussures bleues et j’ai filé à la Grande Messe

20:50 Écrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (12)

08/04/2014

Reprendre les choses en main

J’avais écrit deux billets , prêts à publier et puis … volatilisés

Ça m’agace , mais c’est peut être mieux comme ça

J’ai le sentiment de ne pas maitriser grand-chose en ce moment

Rien d’obligatoire, évidemment

Je sais …

Je n’aime pas perdre des choses et surtout perdre un temps fou à rechercher des choses que je pensais avoir bien rangées

Y’a des jours comme ça

Je vais reprendre les choses en main

Dans tous les sens du terme

Y’a des priorités

Je prends du temps pour recevoir ceux que j’ai délaissé durant quelques semaines

Pas l’intention de mettre ce blog en pause

Faut juste que je retrouve mes notes de la semaine dernière

Laissez moi un peu de temps , je sais que vous n’êtes pas sans lecture

Faut que je vous parle « chaussures « 

Ça va venir …

DSCN2973.JPG

18:49 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (23)

06/04/2014

ça divise ...

 

 

 

Avant, c’était simple

Décrocher son téléphone , simple comme un coup de fil pour demander un renseignement , y’avait même l’horloge parlante , la valise RTL , le stop ou encore , , raconter ses fantasmes à Ménie Grégoire , demander des conseils à Françoise Dolto .. Téléphoner était le moyen de communication idéal

Sauf que … ça coutait des sous, fallait ne pas s’éterniser

Et voilà, depuis quelques années, chacun y va de son truc, entre les mails, les SMS, les messages instantanées, soyons clairs, ça divise le monde !

Les zifonnés , les accroc au Smartphone , qui l’ont toujours à portée demain , dans la poche même , ils vont se choper un cancer , c’est sur , ils agacent ,ils sont pénibles , toujours en train de répondre , d’envoyer des SMS , de lire leurs mails , ils sont cinglés ..

Et ceux qui , prennent encore le combiné , parce que , faut se parler dans la vie , hein , on va se contenter de s’envoyer des messages à la noix «  t’es ou , kestufé ,  j’arrive ,OK « 

Ça divise …

Tout façon moi, mon téléphone, il fait que téléphoner

Ne faut pas chercher à se justifier.

Nous possédons les outils qui nous conviennent non ?

Et l’écriture dans tout ça

L’amour des mots, le bonheur de l’envoi, de la réception

La pur plaisir d’un «  bonjour «  envoyé au petit matin, d’un « je pense à toi «  ce ne sera pas par téléphone

Les zifonnés aiment les futilités, aiment surprendre, aiment la surprise

Il est presque 20 heures l’autre soir quand je reçois une merveilleuse photo prise par Anatole à St Jean le Thomas face au mont St Michel

Ça me fait plaisir, vraiment de recevoir ce partage là, Anatole n’attend pas de réponse, c’est une carte postale rapide, une pensée, un signe d’affection

J’aime ça

Je me souviens du nombre de lettres, de cartes envoyées depuis plus de 30 ans, toute cette correspondance durable ou éphémère, secrète que personne ne jugeait

Et si à travers les mails, les SMS et les messages privés, on redécouvrait le gout perdu de l’écriture

Parce que, les accrocs aux mots sont les plus grands usagers de ce mode de communication

Je ne juge pas les ados dont le Smartphone est leur doudou, ça passe, faut juste l’interdire en cours, et peut être ne leur mettre ça dans les mains qu’en cas de besoin

J’aime écrire quotidiennement à mes précieux

Les autres, précieux aussi, ils m’appellent, me savent disponibles, ne sont pas mis à l’écart

Le pouvoir des mots …

Vous savez bien

Tout ce qu’on n’ose pas se dire oralement

Toute cette bienveillance, le soutien, toute cette tendresse emmagasinée dans nos archives personnelles, dans nos boites pas si virtuelles, des billets doux éphémères qui alimentent les journées

L’amour des mots, rédigés, corrigés, enrubannés, expédiés, reçus, relus,

émue …

 

mailbox.jpg

PHOTO du Net

18:00 Écrit par Jeanne dans reflexion | Lien permanent | Commentaires (23)

05/04/2014

Côté jardin

 

 « Nous n'en demanderons pas plus…. »

Les amants du bal du dimanche ont retrouvé leur place, les bras se détachent, la lumière baisse

En douceur je me dirige côté jardin, c’est rare.

Eléonore a retrouvé Paul, on dit qu’ils se marieront dans l’année, je m’assois sur le sol poussiéreux, près de Carla, pose un bras sur ses jambes, elle entoure mon épaule

Pas la peine de chercher Théodore, il ne  viendra pas

Les mots s’enchainent avec force, nos voix se mêlent divinement.Il faudrait stopper le temps, je ferme les yeux par intermittence, les ouvre doucement, croise le regard de Tristan, le sourire de mon amie de chœur, ma fille est tout près aussi, ma fille, la mienne, je l’entends.

Je prends la douceur des notes du piano, parenthèse dans mon âme émue et fragile

« 
Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie
Et l'aimer même si… le temps est assassin
Et emporte avec lui les rires des enfants… « 

Les mots prennent tout leur sens, serrés, resserrés les uns aux autres, personne ne peut voler l’instant

Il s’achèvera à la dernière note

Pour la dernière fois, nous avons chanté Mistral Gagnant

 

IMG_3186.JPG

 

06:00 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (23)

04/04/2014

Balivernes de la semaine

Le problème c’est que je n’ai pas toujours pris le temps de répondre à vos commentaires

Je dis bien pris le temps, parce qu’à toujours dire « je n’ai pas eu le temps «  ce n’est pas vrai, le temps on l’a, mais on le consacre à autre chose

Je comprends bien qu’un commentaire sans réponse ne donne pas envie de commenter à nouveau

C’est normal

Beaucoup de blogueurs rencontrent ce même souci, certains ne répondent  jamais, ils n’en pas que ça à faire, très certainement

Un blog vit par ce face à face individuel, chaque mot déposé est lu, nous ne cherchons pas à faire un classement du meilleur, le plus assidu, le plus pertinent, le plus provocateur.

Chacun y met ce qu’il a envie

Je vais donc, remonter tous les derniers billets et m’assurer que chacun aura reçu sa réponse

 

Les journées passent tellement vite, les semaines s’enchainent, les saisons s’envolent, le printemps est bien là, cerisier en fleur, fleurs à bulbes en abondance

Ellen va rentrer pour deux semaines , c’est bien , elle va travailler pour ses prochains examens , prendre le temps aussi de se poser un peu , elle a des semaines bien remplies et depuis quelques semaines accompagne une famille bruxelloise , j’en reparlerai plus tard

Mark a été  élu « roi de la procrastination »

Il a attendu le dernier jour, ou presque pour mettre le nez dans ses dossiers d’inscription à IUT

Faire un CV, à 17 ans …faut broder, une lettre de motivation, répondre à des questions.

Il a fallu donner le petit coup de pouce, après des nombreux «  alors, ça avance ? »

Si mon garçon a son BAC, il ira, je l’espère en informatique, conception de sites web à l’IUT de Laval, en Mayenne, voyez ce n’est pas bien loin

Le fait qu’il ait exprimé clairement l’envie de rester encore deux années  à la maison ne me contrarie pas, ce sera bien pour Rose aussi, il quittera la maison quand elle entrera au lycée, enfin, je dis ça … il aime sa maison, ses parents aussi, on verra

Ellen se pose la question d’une année supplémentaire chez les belges, rien n’est tranché.

Louloutte aura une portée de chatons en mai, si si …

C’est autorisé par la loi, pas de panique.

 

IMG_5083.JPG

 

06:00 Écrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (23)

03/04/2014

Cette chance là

 

 

Sitôt le marathon chantant de Vitré et Sablé, quelques jours de repos, et nous revoilà sur les routes pour clôturer la tournée internationale «  Show devant ! »

Une virée au Casino de Bagnoles de l’Orne, un spectacle sur une scène grande comme un mouchoir de poche, et zou, direction le sous sol, avec la bande de fêlés à se déhancher pendant une heure sur le dance floor, on est chauds, pas besoin de picoler, ça donne à fond les ballons !

Retour en car, ça s’agite, jamais crevés ces gens là, vous le savez

Retour, 3h30 avec le décalage horaire

Le lendemain matin, faut aller voter, préparer le déjeuner en partie, on a des invités mais, sans moi, je repars vers midi retrouver la troupe pour un après midi de mise en scène

Bon travail, trois heures à bosser les nouveaux titres, faut ne pas se plaindre, on aime ça

Petit coup de barre quand même vers 18 h, mais faut pas s’arrêter, on se retrouve pour les résultats des municipales, debout, à attendre

Par solidarité, au vue des totaux, nous décidons de rejoindre le maire sortant au QG de campagne ou est servi un buffet froid aux sympathisants

J’ai bu du punch, mais je n’ai rien mangé, pas faim …

Le lendemain, c’est au jardin que je me sentais le mieux

J’ai gratté la terre, planté des tomates dans la serre, semé, taillé tous les après midi, un régal !

Et voilà, j’ai perdu au moins deux kilos

Pas besoin de me peser, je perds mon pantalon

C’est formidable tout ça, pas besoin de faire un régime, pas besoin de renoncer au rosé rillettes, je garde la forme

Je saisis cette énorme chance d’avoir un corps qui suit les folies de ma tête (en tout bien tout honneur) j’ai longtemps pensé que j’étais une petite nature, une fille un peu chétive, faible.

Pas du tout, à presque 50 ans, je suis costaud, jamais de mal de dos, de genoux, je suis chanceuse, vraiment.

Et je saisis ce bonheur là, d’enchainer des jours, des nuits de vadrouille, de chansons, de danse.culpabilisant un peu d’abandonner la maisonnée, trouvant le temps de rattraper ça autrement.

Jeanne est une gâtée de la vie, faut le dire

Et ça pousse !

DSCN2928.jpg

06:04 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (15)

02/04/2014

Jean l'sot

 

 faux-nez4.jpgLe billet précédent a inspiré des blogueurs, Mahie et Bleck nous ont dressé une série de portraits de personnages de leur village assez croustillants

Certes, ce n’est pas très charitable, mais … depuis des siècles, les «  bizarres «  alimentent les conversations et les » croqueurs » de gens ordinaires

Ils font partie d’un décor, et c’est ainsi

Je me souviens de Jean l’Sot

C’était un bonhomme qui déambulait du côté de Bricqueboscq, il portait des grandes bretelles qui retenaient un pantalon large, un chapeau sur la tête, des grosses lunettes, et un gros nez

Il était disgracieux, pour ne pas dire laid, il lui manquait des dents, et n’avait pas de conversation

En passant en voiture, mes parents disaient «  tiens, v’là Jean l’Sot ! »

Un jour, ils s’arrêtaient  pour lui dire bonjour et de force, il avait fait la bise à ma mère

Elle était furieuse, elle l’avait engueulé «  t’es trop bête ! « 

Pauvre bonhomme

Dans toutes les sphères, au travail, dans les associations de loisirs, il y a les « vedettes « 

Nous, dans la troupe, on a Marcel, il fait la bise à toutes les femmes, il est complètement à l’ouest, ça devient préoccupant

Et puis, il y a :

Le chanteur de charme , la diva , la mélomane , la langue de vipère , la castafiore , le simplet , le toujours content , la capricieuse, la trop gentille , le rebelle , le pas compris , la femme fatale , le séducteur , la pince sans rire , le râleur …

Tout un patchwork de personnages haut en couleurs, qui donnent au tableau une touche unique

Et comme on dit parfois «   il nous manquait celui là « 

Ça alimente nos potins, ça donne du piment au reste

C’est la vie de groupe, des caractères brossés qui ne se sont pas vraiment choisis

Et au milieu de tout ça, y’a des gens qui se découvrent, deviennent amis dans la vie, ça agace, ça dérange parfois, mais comme ça, le principe simple que nous ne sommes pas indifférents les uns aux autres

Tout simplement

09:44 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (12)

31/03/2014

La nympho ( 2 )

 

En mai 2008 j’ai publié ce texte sur ce blog même :

 

"La première fois que je l’ai vue, c’était sur un bateau promenade sur la Mayenne... Elle portait un tailleur coloré, elle était très maquillée, des bijoux clinquants, elle parlait très fort, à qui voulait bien l’écouter. Je l’ai revue quelques années plus tard à l’Hôtel de Ville.

J’accompagnais Ellen au conseil Municipal des enfants ; elle parlait fort, interpellait quelques élus très mal à l’aise.

Elle porte tout l’hiver un manteau de fourrure, des clips dorés  aux oreilles . Un jour Léa m’a dit que c’était sa voisine, qu’on l’appelait » la nympho. »

  Je l’aperçois souvent  à pied ou dans le bus, elle cherche toujours quelqu’un à qui parler.

Elle semble connaître plein de monde et elle est toujours seule.

Elle fait partie du décor des personnages de notre ville, comme le faux moine …

Des gens de la rue, ceux qui ne passent pas inaperçus, ceux qui un jour disparaîtront sans laisser de trace "

 bling2.jpg

Déjà  6 ans ce sont écoulés

Lors du débat l’autre soir à la salle Po , j’aperçois la » nympho « , elle portait toujours son manteau de fourrure , ses grandes lunettes teintées , ses talons et ses bijoux clinquants

Ça faisait des années que je ne l’avais pas vue

J’ai demandé à mes copains présents si ils connaissaient cette haute figure locale , visiblement , elle avait échappé à leurs rencontres .

Si je n’avais pas écrit le portrait de cette femme sur ce blog , je l’aurais peut être oubliée

C’est étrange de laisser des traces de cette manière là

Je l’ai revue dans la foule aux résultats des élections , elle parlait à des gens , toujours en manteau de fourrure , bling bling !

Ce soir là, l’ambiance était bizarre , vraiment

Nous avons croisé des personnes que nous connaissons dans notre travail , nos loisirs , chacun avait choisit son camp , et il était difficile de faire abstraction de ça

C’est le jeu , les gagnants et les perdants ..Les heureux , les déçus

Je ne me serais pas déplacée si je n’avais pas la garantie d’y retrouver des copains , je n’ai pas bougé ou très peu de l’endroit où nous sommes installés , pas envie de me trouver nez à nez avec certaines personnes .. ça me ressemble pas pourtant

Nous avons prolongé à l’ancienne caserne , et quand le maire sortant , vaincu est entré dans la salle , je ressentais de l’amertume en moi , un raté, dont je ne me sentais en rien responsable

Le ministre qui l’accompagnait est venu m’embrasser, j’étais émue, tout ce chemin parcouru  depuis le début des années 2000 , je raconterai certainement un jour ici

Je me garde bien de le faire parce qu’un blog syndical passe en douce par ici , faut pas croire , on a quand même quelques caméras de surveillance dans nos coulisses

 Je n’écris pas que mon histoire ici , j’écris aussi une infime partie de l’histoire de notre ville , de notre troupe chantante , des personnages y sont croqués comme dans un album de famille

Tristan m’a dit qu’il avait aperçu la nympho dans mon quartier la semaine dernière

C’est un peu insolite ces trombinoscopes, ces événements décris, est ce que la blogosphère ne serait pas aussi un outil de mémoire ?  

Il y a 6 ans , je publiais aussi ce billet là

22:58 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (24)

30/03/2014

De quoi ?

Un peu de temps pour reprendre mes esprits

deux week-end  à  suivre très intenses

déconnexion , manque de sommeil , agitation , déception

Je vais rebrancher une à une mes connexions et reviens vous parler de … ?

J’en sais rien

De quoi donc pourrais je parler

Je me demande ?

C’est vide

 

IMG_4624.JPG

 

22:37 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (21)