30/07/2014

L'arcopal

 

 La belle vaisselle ne sortait que pour les grandes occasions, il n’y avait pas beaucoup de grandes occasions pour autant ; le dimanche, on ne sortait pas la vaisselle de mariage, et pour les banquets, y’en avait pas assez

Les voisines, les oncles et tantes, les grands parents avaient presque tous de la vaisselle en arcopal

J’aimais bien regarder les motifs

Des fruits chez le tonton Félicien

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Des myosotis chez un cousin

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Les marguerites je les trouvais ternes

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Mes motifs préférés c’était les roses, rares, élégantes

Nous n’avions pas d’arcopal, ma mère avait un service défraichi qu’elle sortait tous les jours, un léger liseré doré

Elle l’a toujours …

Je casse beaucoup de vaisselle, j’en rachète régulièrement

J’avais acheté un service il y a presque 20 ans, en arcopal, des petites fleurs, je les aimais bien

Il me reste quelques assiettes à dessert

J’ai désormais opté pour un modèle simple, blanc de chez Luminarc

J’en ai une dizaine pour les repas « ordinaires » ça me va, faut pas trop de volume pour le lave vaisselle

Pour les banquets, porcelaine blanche depuis plus de 20 ans

Les assiettes sont devenues rectangulaires, comme les lunettes, carrées ou rondes

Ça prend de la place dans nos bahuts tout ça

Mais manger des mets délicieux dans une assiette transparente de cantine … quand même

C’est comme boire du bon champagne dans un gobelet en plastique

Je n’aime pas …

Rester un minimum cohérent

L’arcopal à motifs seventies est vintage

Je ne cours pas après

Quand je revois les motifs, les souvenirs remontent

Et je referme la porte du grenier …

Jusqu’à la prochaine fois

21:57 Écrit par Jeanne dans hier | Lien permanent | Commentaires (6)

29/07/2014

Le bonheur & l'Amour , en condensé

 

 

Paul  et Eléonore avaient organisé une rando barbecue il y a tout juste un an, une journée  formidable avec famille et amis, comme ils savent faire

Au dessert, ils nous avaient annoncé la grande nouvelle

«  Notez la date, le 26 juillet 2014 « 

Un an pour se préparer à cet événement, pour eux,certainement plus

Nous, deux soirées de répétition entre copains,  des petites surprises et de l’effervescence

Les cœurs de Paul et Eléonore se sont trouvés au sein de la troupe il y a déjà neuf ans

Nous les aimons, ce n’est pas plus compliqué, des grands copains, eux sont aussi mes « précieux « 

Jamais nous n’aurions imaginé vivre une telle fête.

 Jamais

Parce que, dans cette Eglise, le fameux droit canon qui n’autorise pas  le remariage, tout ce que je ne comprendrai  jamais et qui semble immuable

Ils ont quand même pu avoir un moment de célébration, pour eux, un temps choisi, un temps pour célébrer l’Amour

Des mots, des textes, des chants …

Et des larmes

Nous avons tous été immergés par une émotion indescriptible

J’avais préparé un témoignage , à leur demande, et m’étais promis d’aller jusqu’au bout, malgré la voix fragile, j’ai pu leur dire ce que je voulais leur dire

Nous nous sommes resserrées une fois de plus les copines, tendrement collées les unes aux autres Carla, Clotilde et moi, ne cherchant plus à retenir nos larmes, tant de bonheur exprimé, tant de chemin parcouru …

Nous avons pleuré, chanté d’allégresse et c’était bon, beau de partager ça, vous n’imaginez pas

La fête fut exceptionnelle

Tout était beau, splendide, les tables, les mets qui valsaient dans nos assiettes, d’une finesse délicate, les animations drôles et bien calées

Sortis de table vers 19 heures, les copains de la troupe qui étaient conviés au bal nous ont rejoints et dehors, nous avons chanté, longtemps, pour ceux qui voulaient écouter, pour nous, et avec eux, les jolis mariés

C’était bon ça …

Vers 22 heures , la salle était presque vide , l’orchestre avait pris place sur scène et autour de nous , un bar à légumes , à desserts ,plancha de poisson , salades fraiches , crustacés , mille et une chose délicieuse à gouter , regarder , une mise en scène gastronomique incroyable , élégante , gourmande

Et nous avons dansé, jusqu’à plus de 3 heures, j’avais glissé ma petite robe noire, ôté mes Gontard blanches et passé les noires, mais j’ai fini pied nus

C’était une vraie fête, une immense fête, et nous avons distribué notre joie communicative 

Plus de 200 personnes qui dansent comme des fous, c’est quelque chose

Nous avons eu chaud, au cœur, au chœur, bon sang mais quelle histoire cette troupe !

Une soupe à l’oignon toute chaude avant de séparer, plus de pieds, encore de la voix

Je me suis endormie vers 5 h30

Réveillée, heureuse, mais heureuse ….

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00:22 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (25)

24/07/2014

En vrac

 

 

« Hé ben dis donc, tu es bronzée Jeanne ! »

C’est vrai

Habituellement, je ne suis pas en attente de l’été, je n’aime pas toujours cette période là, à cause de la chaleur, du temps en suspens, je sais, faudrait pas, l’été, tout le monde aime, je sais …

Le mois de juillet s’achève, presque, j’ai l’impression que Juin est tout près, à peine fini.

Il se passe tant de choses chaque semaine

Et puis Ellen est là, enfin elle vit chez Luka mais elle passe ici, on prend du temps, c’est tellement bien, je la vois souvent, c’est bien ça, elle est i loin quand même toute l’année à Bruxelles même si elle rentre régulièrement

Il se passe plein de choses

Après notre week end en Cotentin,  j’ai fait une petite pause, lessives, jardin, et j’ai commencé à amasser du matériel pour un nouveau projet créatif

J’en reparlerai

Vonric est venu pour deux jours avec a petite Marinette

Elle est incroyable, bilingue à 4 ans, sacré avantage, elle est.étonnante, s’adapte à tout, ne revendique rien, elle est constante, joueuse, fine

Nous sommes allés à Jullouville, l’ami londonien a trouvé l’endroit surprenant

Il faisait presque chaud et un air léger

J’ai marché dans la mer un bon moment, je me suis baignée, j’ai aimé le sel, le sable sur ma peau, discuter des heures avec Vonric, étonnant ce lien que nous avons tissé depuis quelques années

Et puis le mariage, le grand mariage, un an qu’il est annoncé, c’est pour samedi, nous chanterons pour eux, j’ai préparé des choses pour nos amis de chœur, on trépigne pour cette grande fête qui sera un  temps fort de cet été 2014

Penser aux détails, aux tenues, se faire belle …

J’ai trouvé un nouveau vernis « frenzy «  de chez Chamel, une merveille

Et puis, je suis devenue blonde, ma coiffeuse, Jade et Serena m’ont dit que ça m’allait bien

Allez, assez parlé de moi, l’orage gronde …

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23:05 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (9)

23/07/2014

L'épopée épique

 

 

L’idée est née un jour de mai alors que je dinais avec Clotilde et Ellen chez mon ami Anatole

Participer au pèlerinage du mont St Michel, traverser les grèves à pied au mois de juillet

J’avais fait ça en 1983, je m’en souviens, nous avions bien ri, pas loin de 30 ans, renouveler l’expérience me tentait bien

J’ai attrapé Théodore au saut du lit à 6 h 30, pris Clotilde au passage ce matin là, direction Genets dans la sud de la Manche pour un départ à presque 8 heures

Sacs à dos , sandales , pas trop de cathos catho , pas mal de gens du coin , visages rouges et burinés comme Thierry Olive , quelques novices ou moniales , et l’évêque , en personne !

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Je salue rapidement mon ami Anatole, et hop, avant de partir, on fait un selfie tous les trois

C’est là que, se pointe devant nous, un gars, la soixantaine, en short tissus imprimé, et, tee shirt des JMJ, j’adore ! Un sac qui pèse une tonne, se propose de nous zifonner, allez, on ne va pas refuser non plus

Il est un peu, comment dire, décalé, le gars, il essaye de faire la conversation autour de lui, je ne partirais pas en vacances avec lui, c’est certain

Après un Pater et un jevousalumarie, on enlève illico nos godasses et c’est parti pour une dizaine de kilomètres, dans l’herbe humide, accompagné de 13 guides, ça rigole pas, des pompiers, on est quand même plus de 1000

Nos pieds glissent dans la glaise grise, c’et assez bizarre, une vraie thalasso, il fait doux, le soleil pointe, un vent léger, le Mont en filigrane, on avanceIMG_0350.JPG

Certains passages sont délicats , nos jambes s’enfoncent jusqu’au genoux dans la vase , on fait gaffe en faisant quelques photo , on est de fiers de nous et surtout , imaginez le ressenti dans la baie , cette immensité , pas un arbre , pas une mobylette , rien , c’est beau , c’est tout

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 Epreuve de l’eau, les guides sont toujours là pour aider en cas de problème, le courant est fort, c’est fatiguant mais ça dure pas, pause sur le sable sec, quelques madeleines et hop, on est bien, libres et heureux

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Le photographe réapparait dans le décor, c’est marrant, on retombe toujours sur lui

Deux heures plus tard, nous voilà près du but, derniers dans le troupeau, des pompiers nous offrent les lances pour laver nos jambes boueuses, je retrouve Anatole, c’est bien de se revoir ici, je suis contente

 

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Nous bravons la foule dans l’artère commerçante du Mont, marchand de même souvenirs depuis 50 ans, la mère Poulard et tout le tsoin tsoin, je connais, j’ai vu ça des dizaines de fois 

Direction les jardins, pause déjeuner, les pèlerins sont à l’abbatiale, un peu de calme, sandwich, sieste sous le soleil, tout va bien

Vers 14 heures, on décide d’aller prendre un café en terrasse, on cogite des trucs chantants pour la rentrée, on n’a pas de répit, vous savez bien

On y restera deux heures, sous le soleil généreux mais pas brulant, l’archange au dessus de nous, avant de déambuler sur les remparts et trouver un petit endroit calme avec vue sur la baie, et là, par hasard, je retrouve encore Anatole, nous causons, photos ! C’est bien

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Vers 18 h frappés, direction la route, près de la passerelle en travaux, je ne reconnais rien de ce que j’ai connu avant, nous montons dans une navette bus qui nous mène au P7, pas eu le force de refaire la traversée pour le retour

Là, devinez qui se pointe, l’hurluberlu du matin, habillé en clergyman, et moi curieuse comme pas deux, j’ai besoin de savoir qui est cet homme, il se lance alors dans un pantomime, me donne le nom de la petite ville où il est affecté, je vais savoir son nom, j’ai des indices

Tout près de nous, une maman pédagogique, bébé en écharpe qui profite pour faire une leçon de calcul à ses enfant, faut quand même en vouloir de faire la traversée avec des gamins, limite inconscient, bref.

Un pauvre toutou est confié à Marcel qui le ramènera à ses maitres, Clotilde a de la compassion pour lui, il est perdu de ne plus suivre ses maîtres

Anatole est arrivé, je lui demande en catimini le nom du zozo qui fait le pitre, et là, bingo ! Je me souviens, mais oui, bien sur, j’ai connu cet homme quand Louis était au séminaire, un type introverti, et bien, là, c’est une sacrée métamorphose

Nous restons un bon moment bloqués à la barrière du parking, ça commence à sentir mauvais dans le car, devant nous des amoureux qui ont du se rencontrer au JMJ ou à Lourdes, ils chantent des chants catho, je me sens loin, si loin de ce monde là, mais ce n’est pas grave.

Arrivés à Genets , nous retrouvons la voiture , il est plus de 20 heures , direction Laval , on quitte la baie , c’était bien , vraiment bien cette journée , faites le fois dans votre vie , l’arrivée sur le Mont st Michel par le sable , c’est divin  , une fois , faites ça une fois

Avec un guide, surtout, jamais seuls

 

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00:13 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (16)

20/07/2014

Le nez en l'air

 

 

fotolia_5196707_M-1024x728.jpg Durant l’été, il fallait bien s’occuper, nous n’avions pas beaucoup de distractions, alors on levait le nez en l’air et on regardait passer les avions

Louis connaissait le Paris New York, un Boeing qui le fascinait, il rêvait d’être pilote de ligne, de train, et même de chariot élévateur

«  Celui là il va à Jersey « 

Chacun donnait son commentaire

«  Oh il est bas ! »

Et les lignes se dessinaient dans le ciel nuageux, c’était joli

Des traces de grands voyageurs

Parfois passait un hélicoptère

Un rouge «  c’est les pompiers ! » peut être un  nageur en danger sur les plages

Un kaki «  c’est l’armée « 

En manœuvre, parce que ce n’était pas la guerre quand j’étais enfant

Un bleu «  c’est les gendarmes ! »

Attention, y’en a qui sont recherchés

Un blanc : « c’est le pape ! »

Le pape,  comme le pape faisait régulièrement des virées en survolant le Cotentin

Au pire, un pèlerinage tous les 15 ans à Lisieux, mais de Rome, il passait par là ?

On y croyait tous à l’hélico du Pape…

Un jaune, aurait été celui d’un facteur pressé, un arc en ciel celui d’un gay en partance pour San Francisco et celui qui survolait nos terres en rase motte, c’était celui de Philippe de Dieuleveult qui chasse un trésor

J’avais peur de monter en hélicoptère

18:05 Écrit par Jeanne dans hier | Lien permanent | Commentaires (18)

17/07/2014

Est-ce que tu viens pour les vacances

 

L’été, ces deux mois « off » qui pour certains sont redoutables, les programmes télé sont chavirés, des jeux, des émissions de téléréalité low cost et des séries franchouillardes, sans oublier les éternelles rediffusions

Bien sur, autre chose à vivre hors de l’écran, mais je pense à ceux qui sont contraints de rester chez eux, invalides, ou fatigables

Et puis, toutes ces images de plages, de parasols, ça fait envie, ça agace et cette fameuse question

« Alors bientôt les vacances ? « 

La réponse est vite donnée pour moi

Je n’ai plus de boulot

Bref, je n’attends pas la date fatidique pour partir hors des murs, j’ai la chance de vivre de belles escapades toute l’année

La dernière en date , trois jours en Cotentin dans un gite à un prix défiant toute concurrence , du soleil , des plages quasi désertes , faut pas se priver , des balades sur les ports , moule frite à Barfleur , coucher du soleil sur le Nez de Jobourg , croyez moi , dépaysement total !

Mes parents m’ont toujours appris à lutter contre la concupiscence, ne pas convoiter, envier.

Certes, les escapades, les photos postées sur le net agacent un peu, peut être …

Entre la Corse, Chypre, les iles grecques et autre destination, ça peut faire rêver

Tout le monde n’a pas les moyens de prendre une location durant deux trois semaine, des hôtels plus que confortables, et alors ?

C’est une réalité , à quoi bon pester devant l’écran , essayer de trouver des bons plans , des virées pas chères , hors de la foule de juillet , et partir un peu toute l’année

Ou est le plaisir, le repos, la coupure ?

Hors du quotidien, au grand air, dans un petit coin désert de notre jolie France, un bout de terre, une place, pas besoin d’aller très loin

Il existe tant de possibilités d’hébergement , dormir chez l’habitant , prendre un gite à plusieurs , échanger sa maison , faire du covoiturage , voyager est accessible à tout le monde , les étudiants ont toujours des plans pas chers pour ça , faut juste avoir un peu de temps ,et oser l’aventure

Notre destination se précise, je suis contente, tout le monde semble ravi, c’est ce qui compte, vivre pleinement les escapades avec les enfants, encore pour quelques temps …

Et revenir avec des images , des odeurs , de l’air plein les poumons , et des traces de soleil sur la peau

 

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08:18 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (28)

16/07/2014

La grande Journée

 

J’ai frappé à la porte doucement ce matin là

« Alors ? »

Rattrapage ….

La voix rauque, déception ….forcément

Alors , j’ai laissé quelques minutes de répit , puis je suis retournée voir mon fils et lui ai fait comprendre qu’il avait sa chance , qu’il devait tenir compte des coefficients et que ce n’était pas la fin du monde

Après lecture des notes, quelques infos récoltées, nous voilà en route pour le lycée de la ville qui organise les oraux, Mark a choisi SES et histoire, trois jours pour bosser un peu, c’est jouable, 40 points à rattraper

Je passe prendre Ellen en centre ville, direction le supermarché pour acheter des fiches de travail, des livres de BAC, faut pas se décourager

Ellen booste son frère, l’aide à s’organiser, puis il ira travailler au lycée avec son professeur de sciences Po dans l’après midi

Il revient confiant en milieu d’après midi, visiblement rassuré sur la méthode

Les trois jours suivants, il faudra lui rappeler que certes, il a des choses à faire de plus exaltantes mais le redoublement ne serait pas profitable et les copains ne seront plus là, ils ont eu leur bac, alors …

Convoqué à 7heures 15 ce mardi là, pas besoin de le réveiller, mon garçon est prêt, tendu, il ne faut pas fléchir maintenant, je l’accompagne au lycée et lui souhaite « bonne chance « 

J’y crois

Il m’envoie un sms en fin de matinée pour me dire qu’il déjeune en ville et passe son deuxième oral en début l’après midi

Au même moment, Ellen passe son permis pour la deuxième fois

Grosse journée

Elle m’envoie un sms sitôt sortie, peu confiante…

Mark a fini son épreuve à 15h 30, il faut attendre 18 heures pour les résultats, je suis impatiente, poste sur FB des trucs histoire de me sentir moins seule, les copains commentent et ça passe vite, j’arrache du trèfle dans le jardin,

Mark est rentré, il est assez apaisé, mais redoute le verdict

Je le traine au lycée pour aller découvrir le résultat final, nous attrapons Ellen et Rose en centre ville , et je dépose Mark au portail , un jeune homme lui tend les bras , «  tu l’as « il l’embrasse , c’est touchant , touchant de les voir , Pierre est un copain de classe , ils ont passé la journée ensemble , lui est recalé mais content pour Mark , c’est beau

Une fois garée, nous retrouvons notre coco, nous avons des larmes aux yeux, on le serre fort, soulagées, contentes, clap de fin pour le lycée, Mark est bachelier !

Je zifonne la preuve

 

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Sur le chemin du retour, nous croisons Juliette, elle est heureuse pour nous, nous fêterons tout ça tous ensemble le lendemain soir, promis

Mark a appelé son père qui trépigne, il le félicite

Des tas de messages fusent, je suis très touchée, très …

Le soir venu, nous retrouvons Louis à Ste Suzanne qui a rejoint Sylvie et Philippe au VVF

Le lendemain matin, Ellen m’envoie des sms, attend le courrier qui annoncera son aptitude à prendre le volant ou pas

Je trouve une grande enveloppe toute plate et comprends vite que le dossier n’est pas à refaire, je l’appelle, lui annonce la grande nouvelle, elle hurle de joie, et de soulagement

Toute fière et heureuse, ils ont l’un et l’autre réussi, et c’est joyeux, joyeux tout ça !

Je pense alors qu’elle conduira, qu’il ne faudra pas que je m’inquiète pour elle …

Ce mardi 8 juillet aura été le jour de winner, des gagnants

Mark a rattrapé 56 points …

00:16 Écrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (16)

11/07/2014

7 ans

 

11 juillet 2007

Sept ans …

Déjà

Parait que c’est presque un record de bloguer si longtemps

Il parait

Pour ce bloganniversaire j’aurais pu trouver une idée originale , un photo , une vidéo …

J’aurais pu

Je vais juste , une fois de plus , vous remercier pour vos mots , ici , en coulisse , pour votre touchante fidélité , blogueurs , lecteurs anonymes , silencieux ,précieux , bienveillants de ce monde de mots

Juste une image

Vous dire que je ne suis pas prête à baisser le rideau

Même si je suis  affairée ailleurs en ce moment

Comprenez, c’est l’été

7 ans …

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00:05 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (58)

07/07/2014

Des passerelles

 

 

 

La blogosphère est un monde à part mais pas que virtuel , il se déroule en coulisse des choses inattendues , complotée , préparées

Et puis , ce monde là est relié au mien par des souterrains , des tunnel s , des passerelles , des escalators , des couloirs …

J’ai reçu des jolies surprises ces derniers jours

L’autre soir , je reçois un mail de Vonric , il me précise qu’il attend SAPQ pour diner à Paris

J’ai connu Vonric il y a quelques années , un français installé à Londres , nous avons sympathisé et partagé des soirées ensemble , dans nos maisons respectives

SAPQ était aussi blogueuse , elle avait croisé Vonric aussi par son travail

Nous avons partagé aussi de bons moments et sommes toujours en contact ailleurs

En pièce jointe , cette photo là :

 

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Joli clin d’œil

Au retour de notre virée chantante, je regarde mes mails une fois installée dans le car , à Vannes  ( elle est bonne !)

Je découvre celui là

« Je viens d'avoir un appel de ma toute petite soeur toute bleue : "Très bien le choeur de ta copine de Blog, très bien gai, du coffre un joli spectacle bien chorégraphié des medley du rythme, bien très bien !"

Une bise, Eric.

La petite sœur de Bleck qui vit pas loin de là , était dans le public lors de notre aubade de fin d’après midi et ça m’a beaucoup touchée , peu importe au final que nous ne sommes pas vues , peu importe , on ne se connait pas , c’est ainsi , juste une passerelle , un partage et c’est bon

Le lendemain , je recevais par sms cette photo là

 

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Elle se trouvait à quelques mètres de moi , c’est une évidence , alors je l’ai vue et je lui ai souri, forcément

C’est bien tout ça , des petits riens , des presque riens …

22:43 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (13)

05/07/2014

Il faut bien l'avouer

Donc

 quand les enfants étaient plus jeunes ,à chaque «  maman je m’ennuie «  , je leur répondais  :

Tu veux que je fasse venir un cirque ?

Ils en avaient marre d’entendre ça à la longue

L’autre jour, nous arrivons sur le parking d’un hyper marché avec Ellen et Rose , tout près de là , le chapiteau et la ménagerie Zavatta

Louis déclare : j’avais peur que vous vous ennuyez , j’ai fait venir un cirque

Eclat de rire général !

Chacun ses codes et son histoire

J’ai rarement emmené mes enfants au cirque, j’aime pas les numéros , les fouets qui claquent , les animaux poussiéreux , les  costumes qui brillent

Je préfère les zoos et les parcs animaliers

Je  hais les fêtes foraines et les foires, frustrations d’enfance ,odeurs de saucisses et cacahouètes ,cigarettes et barba papa , jamais je n’emmène mes enfants au manège ou parcs d’attractions

Il me l’ont parfois reproché, mais maintenant qu’ils sont capables d’y aller sans moi , ils ne le font pas , ça doit pas leur manquer tant que ça

Pire que tout , là , faut que je l’avoue

Je n’aime pas les musées

Rho !!!!!!

Attention , pas tous les musées , y’en a des bien , ne serait ce que le batiment même , je pense au musée Guggenheim de Bilbao , la national Gallery de Londres , Orsay , je parle des petits musées de rien ou peu , les maisons sensées nous apprendre plein de trucs , comme la maison Prévert à Ommoville , fait le tour en 10 minutes !

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J’en ai quand même fait quelque uns

Des magnifiques , le musée Marmottan à Paris , jamais fait Grévin ou madame Tussaud

N’étant pas passionnée par la Grande Histoire , je  ne cours pas dans les musées , les mémoriaux , d’accord , je devrais , oui , je sais …

Le Louvre , j’aime bien , mais au bout d’une heure , c’est bon , j’en peux plus

D’où l’intérêt de la gratuité des musées nationaux comme au Royaume uni

Ce qui me gave le plus , ce sont les musées avec des fossiles , des pierres , des cailloux ,des vitrines de papillons épinglés ,des coquillages ,des bouts de bois ,des morceaux de vaisselle , des vases ébréchés , des statues atrophiées ,  et des manuscrits

Des lettres , plus ou moins lisibles sous verres , je passe ..

Pour autant , je suis capable de me passionner pour un roman de correspondances , j’ai adoré les lettres de Simone de Beauvoir et Nelson Algren , j’ai aimé leur histoire et le contexte culturel dans lequel ils ont vécu leur amour

 

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J’aime les  histoires de cœur

De grâce n’exposez jamais mes lettres dans un musée , ni la pochette de mon zifon , le clavier de mon pc , rien … ne montrez rien , ça n’intéresse pas les gens

Mon corps dans une chasse en verre

Oubliez aussi …

21:41 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (12)

03/07/2014

Petit tracas à résoudre

 

Auqnqnd les enfqnts 2tqient petits m d7s au4ils s4ennuyqient m je leur r2pondqis

3Tu veux aue je fqsse venir un ciraue M

Qu bout d4un certqin te ;p m il en qvqient ;qrre

 

J4qi auel soucis qvec ;on clqvier

C4est e ;brqssqnt

Je vqis devoir r2gler 9q bien vite

 

Un troll ?

un gobelin , un farfadet  ?

 

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23:19 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (18)

30/06/2014

un cas unique

 

J’ai eu la chance de donner la vie à trois enfants

Ils sont arrivés quand nous avons été prêts pour les accueillir, une fille, un garçon, et une autre fille

Je n’ai aucun obstacle à les porter, les mettre au monde, les nourrir.

J’ai choyé mes nourrissons, je les ai protégés, sans pour autant passer mes journées au dessus de leur lit, je n’étais pas une nurse

J’avais besoin de temps pour moi aussi

Dans la maison , j’ai mis beaucoup de choses à disposition , des jouets , des légos , des jeux de construction , pate à modeler , de tout , tout ce qui pouvait être exploité , libre à chacun de prendre , laisser , explorer, créer , rêver ,…

Je ne jouais pas beaucoup avec mes enfants, j’étais une mère, pas une animatrice, j’invitais des cousines, des copines, autant que les enfants le demandaient, la maison était souvent sans dessus dessous

Les enfant avaient toujours un truc à  faire , à cela s’ajoutaient les animaux qui peu à peu venaient peupler le jardin , lapins , hamsters , cochon d’inde , chats , chinchillas …

DSCN1590.JPGLa ménagerie était un espace de rêve ou l’imaginaire vagabondait comme dans un conte de Béatrix Potter, c’était du travail en plus mais du bonus dans leur enfance, je n’en faisais pas l’économie

Je passais outre les remarques d’un entourage qui pensait que j’étais trop, trop protectrice, trop présente, je faisais ce que j’avais à faire tout en menant mon travail, mes loisirs, mes amis.

Je n’ai jamais été une mère sacrifiée

Je les ai soignés, rassurés, j’ai passé des heures à raconter des histoires, proposer des albums de musique, je chantais avec eux, offrant à leur vie d’enfant des nouveautés

Je ne courrais pas dans les musées, l’expo …  Je ne suis pas une mère-enseignante

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Je crois que leur enfance est derrière eux

Nous en reparlons parfois, ce qui les a marqués, leurs frustrations, leurs plaisirs, leurs souvenirs

Ellen, 20 ans, me dit que je suis une » drôle de maman » y’a des fois c’est casse pied, mais on s’ennuie jamais

Je ne m’inquiète pas quand ils passent leur examens, j’ai des conversations qui sautent du coq à l’âne, j’envoie des SMS à table, je suis futile, étourdie, un peu gamine avouons le

Mais jamais loin

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Toujours là pour soigner les petits tracas, encouragé, conseillé, écouter

Une mère branchée, au sens propre du terme, toujours reliée à eux mais avec une vie à moi, mes mondes, mes proches, mes jardin, mes créations

Je ne serai jamais une mère soumise, sacrifiant une partie de sa vie pour ses enfants, je n’ai pas « tout donné «  j’ai fait ce que j’avais à faire, je continuerai à leur rythme

J’ai la chance d’avoir trois enfants en forme, plutôt bien équilibrés, ouverts, drôles, réfléchis.

Bien sur j’ai contribué à ce qu’ils sont devenus, j’ai semé, ils ont récolté, cueilli, mangé.

DSCN0833.JPGEt leur père aussi, avant équilibre

Je suis un peu un cas unique, pas assez soucieuse ou investie de leur vie certains jours, mais toujours inquiète pour leur VIE, la vraie, celle qui peut s’arrêter en quelques secondes

Cette seconde qui briserait la mienne

Je voudrais trouver un antidote qui les mettrait à l’abri de tout accident

Comme toutes les mères, j’ai peur de leurs retards, mais je veux les laisser libres de vivre ce qu’ils ont à vivre

Évidemment

 

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22:59 Écrit par Jeanne dans reflexion | Lien permanent | Commentaires (25)

28/06/2014

Des nouvelles

Merci pour vos messages et vos passages

Je suis partie deux jours dans le Cotentin où j’ai passé de très bon moments avec mes filles , Louis , et mes parents

J’ai marché dans les vagues

Je repars pour Jersey

Besoin d’escapades , besoin de profiter de la vie

Promis , je reprends un rythme dès lundi

Profitez des longues soirées d’été , de l’air , des odeurs , du chant de la Vie qui ne s’apprend pas , qui s’improvise , avec des noires et des blanches ,des notes hasardeuses qui parfois  résonnent  à merveille …

 

 

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13:35 Écrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (9)

24/06/2014

Cette fille au bras levé

 

Le rendez  vous était fixé vers  13 heures trente ce samedi de juin, plus tôt que de coutume, la première représentation  à 16 heures, ça nous laisser un peu de temps pour la balance son

La générale n’avait pas été trop chaotique la veille, même si visiblement certains stressaient  un peu, j’étais complètement confiante pour ce nouveau spectacle, le 12 ème pour moi, mais toujours la même excitation pour cette grande Messe annuelle

Nous avons fait des essais de son, positionnements, solistes, sans souffrir de la chaleur, j’avais prévu une tunique légère dans laquelle je me sentais bien

Vers 15 heures , un peu avant l’ouverture des portes nous avons quitté la scène afin de nous préparer

L’une de nous avait le cœur lourd, elle tentait de cacher sa peine, et je n’aime pas ça, savoir que ce moment sera gâché pour elle, j’ai essayé d’arranger les choses, mais visiblement ça passait pas bien, je n’aime pas

Je l’ai serrée fort, et elle a retenu ses larmes, gênée, je n’aime pas ça et je la comprends, c’est quelqu’un de bien, vraiment bien

Nous étions tout simplement beaux en tenue rouge et noire, pas de vraie surprise puisque nous avions fait des essais la veille, j’avais retrouvé ma petite robe noire légère dans laquelle je me sens bien, un léger boléro rouge en plus

Et nous sommes montés sur scène d’un pas alerte, avons entamé notre spectacle devant 600 personnes bien installés en gradins

Je suis d’emblée rentrée dans le spectacle , avec de beaux moments , entourée de mes amies , captant regards et sourires francs , une vraie complicité de groupe qui parait il est notre marque de fabrique , et c’est pas du cinéma

J’aperçois Monsieur Not maire, fidèle, toujours là, c’est bon ça

Les 15 titres envoyés et nous voilà déjà dans nos loges pour changer de tenue et s’hydrater

Ellen m’a envoyé un message, elle pourra prendre son TGV de 17 heures et sera avec nous pour la deuxième séance

Il lui restait un examen le matin à Bruxelles, je suis soulagée, heureuse pour elle, une grève aurait bousillé sa soirée

Un peu d’eau et nous revoilà sur scène après quelques papotages en coulisse entre nous , Théodore est encourageant , le public est visiblement conquis

En tenue blanc et bleu, nous apporterons de la légèreté, le thème de La Liberté ne doit pas être plombant, les gens ne sont venus pour commémorer les guerres, nous avons quitté la scène sur Hair, et c’est avec notre visa pour les beaux jours ( qui fut sujet à beaucoup de délires dans l’année) que nous embarquons le public et nous libres !!!!!!!!!!!!

J’ai laissé des larmes sur les SOS, fallait d’y attendre, trop dense pour moi

Tout semble s’enchainer à merveille, le public nous a réservé un bon accueil, après les merci, les au revoir, on dégage, pour remettre ça bien vite !

J’ai un peu mal aux pieds, j’enfile vite fait un pantacourt et me voilà dans la salle Po à chercher ma fille, elle est arrivée m’a t »on dit, ah oui !! On s’embrasse fort, fort !

Je commence à ramasser les programmes laissées sur les sièges avec Clotilde, elle trouve des clés de voiture, appel du Manu au micro, y’en a qui doivent paniquer un peu

La salle est fraiche, je commence à installer les programmes « neufs «  avec deux choristes, c’est calme et presque reposant

L’heure tourne pourtant.

Un homme réclame ses clés

Soulagé , je lui donne , elle sont posées sur la sono

Théodore en pleine conversation avec un technicien m’interpelle

Jeanne on met quoi en rappel ?

Je veux ?

Pas simple de trancher

Je retourne vers les loges, Gwénolé est revenu faire des photos, on cause un peu, me présente son coéquipier, je tente de le convaincre de venir chanter avec nous à la rentrée, il semble ne pas décliner la proposition

J’ai soif, je voudrais un café

J’ai enfilé un sandwich vite fait

Il est presque plus de 20 heures, débriefing à l’auditorium et c’est reparti, enfilage des collants, maquillage et nous revoilà en coulisse, on fait des trucs de gosses pour s’encourager, de vrais gamins, on aime ça.

La salle est bondée, et chaude !

La densité des applaudissements nous fait frissonner et nous donne déjà la promesse que ça va être énorme, on est attendus, y’en a qui s’agitent fort, venus de loin, jusqu’à Marseille, bordel ça va donner

Tout est bon, chanter, aller chercher au fond de soi l’impossible, puiser dans nos forces, et recommencer, offrir donner, toujours et encore et prendre l’intense

Deux heures trente de scène , j’ai plus de pieds , ovations , des gens heureux , nous ,eux , que demander de mieux , je rejoins la salle , je cherche Rose et Mark , Tristan me dit qu’il les a aperçus  il y a plein de monde connu ici , je retrouve Camille , Jérôme a joué de la batterie pour une animation de club sportif c’est bien aussi il viendra dans l’hiver

Ellen a retrouvé sa sœur, son frère, ils sont contents tous les trois

J’ai ôté mes chaussures, je marche pied nus, décroche la banderole  France bleu, c’est ma mission, jusqu’au bout la Jeanne, faut pas oublier

Je reçois de tas de commentaires gentils, des anciens choristes, d’autres qui vont revenir en septembre, c’est toujours privilégié ce moment là, toujours …Les fidèles, ceux qui viennent parce qu’ils aiment, c’est tout

Je reçois de paroles étranges aussi, des choses qui me font quelque peu vaciller, mais peu importe, je ne vais pas m’en faire maintenant, l’heure est à l’after, et ça, ça se rate pas !

Passage aux loges, je regarde mes messages, vite fait, le zifon est au repos,  je remballe mes affaires, direction l’auditorium, des tables dressées pour un pot commun, le rituel depuis quelques années

Il est déjà tard

Je puise encore la force pour vociférer un discours avec ma Vice, on est toujours attendues sur ce coup là, et les gens rient de bon cœur à nos âneries, et applaudissent, viennent nous dire combien il nous aime et on adore ça !

Je pique un truc  qui se mange, bois deux verres de cidre et papote, à droite, à gauche et rejoins les hommes pour chanter un peu, y’a encore la voix, faut pas se priver

La salle se vide peu à peu, faudra se séparer, faudra … on n’aime pas ça

Je retrouve les bras de mes Précieux, la chaleur, nos liens si forts depuis tant d’année d’intense, imaginez.

Dernier tour dans les loges, au revoir, bisous

Avec Pierrot nous retrouvons la voiture, nos sacs calés dans le porche kangoo

Nous passons devant les portes de la salle Po, faudrait ôter les affiches, on se regarde

Ah non, on est mortes là.

Retour à la maison, 2 heures du matin, je n’ai plus de jambes

Je poste un peu sur FB, y’en a qui sont encore là

J’aime prolonger

J’envoie un dernier SMS, la réponse me réveillera le lendemain matin

Je suis heureuse

 

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photo : LAVAL IMAGE

 

06:00 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (12)

23/06/2014

les idées ne manquent pas mais ...

 

Il faut que j’écrive le billet « un jour la liberté «  pour moi, pour ceux qui l’ont vécu, pour vous aussi, un trace de l’intense, je ne dois pas tarder à le faire tant que les souvenirs sont frais

J’ai fait la promesse d’écrire  aussi comment je suis devenue une mère « hors norme, un cas unique, une drôle de maman »

Et je n’ai toujours pas pris le temps de répondre à votre commentaire sur les billets précédents

La liste de mots cascades fera aussi l’objet d’un billet, je l’ai en tête, y’a pu ka.

Les idées ne manquent pas

Entre une soirée barbecue avec copains et ados pas rebelles, une virée concert pour la fête de la musique,  un détour par Angers pour écouter, voir les chœurs de France, je n’ai plus guère de soirées vraiment libérées, et ne rédige que le soir venu, pas envie, sauf exception de me mettre devant le clavier en journée

Ma voisine dingo a déménagé, soulagement.

Elle avait pris l’habitude de poser des enceintes sur le rebord de la fenêtre, diffusant à fond les ballons une musique d’un rappeur dont j’ignore le nom, vociférant des insultes ignobles et un vrai appel à la violence

Beau lui demander de baisser, rien n’y faisait, nous commencions tous à être au bord de la crise de nerf, surtout Mark qui n’a pas encore la patience et le recul pour agir

Bref, les pavots pivoine sont magnifiques cette année

J’aime cette fleur sauvage et robuste qui annonce les jours les plus longs, cette belle saison de l’année qu’on appelle l’été

Je ne pense pas trop à l’été, toujours envahie d’une étrange mélancolie à cette saison charnière

Pourtant, je sais qu’elle l’offrira de belles surprises, que je saurai provoquer des moments hors du quotidien, qu’il y aura des saveurs, des couleurs

Je le sais bien

Ne partez pas tous en même temps quand même …

 

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06:00 Écrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (14)