02/09/2014

Cacher l'écrin

 

Une fois de plus je suis touchée en plein cœur par quelque chose auquel je ne m’attendais pas

Une entière confiance engagée , je ne m’y attendais pas , pas là

Louis me dit que je suis fraternelle, c’est sans doute cela qui implique une relation personnelle forte auprès de ceux qui me connaissent

Une disponibilité, de l’empathie , une certaine capacité à voir les choses et ne pas juger les chemins sinueux

Parce que j’ose l’écriture aussi , et que celle ça nous emmène au-delà de ce que l’on peut envisager

C’est une certitude et je l’ai expérimenté  à maintes reprises

Je ne cherche pas , ne calcule pas  …

Extérieurement, je peux passer pour la copine sympa , l’assistante sociale , la psy bénévole

Rien de tout ça

Cela se vit étrangement, par étapes et malgré les embuches , les chaos , je sais que si est semé ne peut jamais se tarir

Me voilà encore liée à quelqu’un, son histoire que je tairai parce que dans ces circonstances là , on se doit d’assurer ses promesses

C’est un contrat ultime qui ne doit pas être brisé

C’est quelque chose de fort et précieux

Alors on met au dépotoir les malentendus, les incompréhensions, les doutes et les gamberges

Ne pas ruminer , ne pas chercher à peser , balancer , rien de tout cela , se dire que le confiance que l’autre nous accorde doit être déposée dans un écrin fermé que personne ne pourra déverrouillé

Je sais que c’est une partie de ma vie, qui pompe  , qui aspire de l’énergie du cœur , mais c’est là , ma place

Donner des signes , le faire le plus simplement possible auprès de ceux que je nomme mes précieux , balayer en douceur la toxicité de ceux qui autrefois ont usé de ma disponibilité , ont râpé mes souliers trop plats

Je me hisse désormais sur mes talons , je puise la force où elle est , savant dosage du cœur, je respire l’air iodé venu de la mer

Ferme les yeux , consciente du monde qui m’entoure

Cette sphère humaine

Que je ne dois jamais briser

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06:00 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (2)

01/09/2014

Il n'y a pas ...

 

Il n’y a pas de fumée sans feu

Je n’aime pas ce proverbe qui insinue que tout signe peut être accusateur

Tant de non coupables auront eu à justifier leurs condamnations

Il n’y a pas de souci

Expression tirée de je ne sais où, fétiche des commerçants

Tout le monde a ses soucis, mais on n’en parle pas à ce moment là

Il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions

A la base, il existe quand même un problème à résoudre

Il n’y a pas de sot métier

Bon, d’accord, pas de honte à exercer un boulot peu valorisant, mais quand même, vider des poulets suspendus à 5 h du matin, ça rend pas intelligent

J’admire les salariés qui se lèvent chaque jour pour exercer un travail pénible, aurais je le courage de le faire ?

S’il fallait vraiment, certainement … Parce que vivre de mendicité, c’est pire

Il n’y a pas quoi !

Sans commentaire

Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous. (Paul Eluard)

Comme j’aime cette citation, chaque rencontre inattendue

 N’est pas un hasard, toutes ces fois où on a ouvert grand les yeux d’étonnement, que les visages s’illuminent, que le cœur s’est emballé, toutes ces rencontres que l’on croit fortuites, tout ces rendez vous non noté dans l’agenda invisible de nos vies

Tous ceux que l’on a manqués

Tous ceux à venir

Je ne crois plus au hasard, je crois que ceux et celles qui sont sur ma route ont sans le savoir pris leur rendez vous

Juste les voir, ne pas passer à côté

 

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07:19 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (13)

30/08/2014

Entre les orties

 

Liam avait 19 ans, j’en avais 16, je l’ai rencontré lors d’un grand rassemblement de chrétiens, Mitterrand fraichement élu

Liam n’était pas un canon de beauté mais il avait un charme renversant et il chantait bien, jouait de la guitare folk, attention la guitare folk c’était quelque chose

Un homme qui chante, moi ça me retournait le cœur

Il était doux, prévenant

Un soir d’été, il avait chanté «  comme un soleil, comme une éclaircie »

Et  Jeanne jamais sortie de sa campagne, avait trouvé ça beau, tellement beau.

Pendant longtemps j’avais cherché à réécouter cette chanson, en vain

Et puis, un jour, le hasard m’avait donné réponse, je ne sais plus où ni comment, c’était Fugain qui avait composé et chanté ça

Impossible de réécouter la chanson, trop timide pour demander à Liam de la rechanter un jour

Fugain, ses grandes bottes et sa troupe de saltimbanques aux vêtements colorés, je n’écoutais jamais ça, j’étais accroc à Balavoine et découvrais Thiéfaine, Supertramp et Dire Straits

J’ai revu Liam régulièrement, il vivait près de Mortain, je continuais à lui écrire de temps en temps, lui jamais, rien de bien réciproque en fait, des copains de la JOC chantaient « le chiffon rouge « 

Un dimanche d’avril, en 1990, je m’en souviens très bien, j’ai vu Fugain sur scène, entouré de centaines de choristes, dont mon amie Miranda faisait partie

Je me disais qu’ils avaient de la chance de chanter avec tant de gaité, ce n’était pas pour moi, évidemment, je ne savais pas chanter

J’ai oublié Fugain, j’ai écouté Bach, Purcell et Lully

De grands chœurs baroques qui me faisaient vibrer, j’aurais aimé chanter dans un chœur, mais je ne savais pas chanter

La suite, vous la connaissez … Ce mardi de septembre 2002

J’ai retrouvé Fugain, pas pour l’écouter, pour le chanter, parce que Fugain, bon sang, c’est le meilleur de tous les tranquillisants, c’est festif, émouvant , poignant même ,

Encore , tout va changer , le printemps , le chiffon rouge , viva la vida , chante , ou s’en vont , forteresse , les lumières ,les années guitare ,  on en a chanté du Fugain et c’est pas fini

Je compte les jours, je veux rechanter Fugain, et les autres

Il me reste à récupérer l’album « Un jour d’été , dans un Havre de paix « 

Encore un bel hasard , j’ai fait mes études au Havre

Etrange, ces gens qui nous quittent jamais sans qu’on les recherche

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J’avais oublié que Liam l’avait chanté aussi

Capitaine capitaine ….

 

23:52 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (10)

Chez Aldy

 

 

Un coup de fil passé rapidement, un accord de confiance , nous avons réservé deux nuits en demi pension chez Aldy et ce sera certainement bien parce que tout le monde le dit

Arrivés en fin d’après midi , Aldy une femme d’une soixantaine d’années nous accueille , une chambre nous attend dans un bâtiment , déco sobre , et propre

Le jardin est ombragé , Rose et Mark vont dans la piscine , des gens , tous français s’installent , causent entre eux , cette résidence portugaise est réputée pour son ambiance et ça fonctionne bien.

Xavier a dressé la table des enfants , ils dinent pendant que les parents prennent l’apéro

Nous voilà  presque une vingtaine sur les bancs , des samossas et feuilletés à foison , du porto à volonté , l’apéro a sonnéIMG_0720.JPG

Un couple s’installe avec nous , on fait connaissance , les bons plans de la journée , les projets , les vadrouilles à venir

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La nuit est tombée , nous passons à table , c’est délicieux , copieux , les conversations fusent , et c’est bien

Mark adore cette ambiance , il découvre une formule toute nouvelle , celle que nous avons connu autrefois dans nos bourlingues

 

On se raconte , on parle de tout , de rien , un peu comme sur la blogo , juste l’instant compte , les gens sont souriants , détendus , en vacances

Certains ont des origines portugaises ,baragouinent un peu leur langue natale , celle de leurs parents

En fin de soirée , chacun regagne son logement , sa toile de tente …

Le lit est confortable, peu de choses à penser….

Une vraie pause , je ferais pas ça tout les soirs , j’aime aussi ma tranquillité

Le lendemain Julien est venu s’installé à côté de moi à table , un homme sympa , tous deux nous analysons ce qui se passe , le fil de conversations , c’est amusant

Je pense à mes amis , j’ai hâte de les revoir aussi

Le soleil donne ici

La plupart d’entre eux sont dans la grisaille …

Pourtant , c’est l’été

J’ai embrassé chaleureusement Aldy avant de partir , lui ai fait la promesse d’écrire un billet ici

C’est une femme qui a compris depuis longtemps les relations humaines, une belle âme en qui nous devons donner toute notre confiance

Allez y , si vous passez par là

00:33 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (15)

27/08/2014

Bravo la Poliche !

 

document_police2.jpgL’autre jour , je rentre tranquillement du supermarché , j’entends la sirène derrière moi , une ambulance ,pompiers , je ralentis ,me range ,et là , je vois un fourgon de police qui me fait des signes , allons bon , qu’est ce qu’il y a de cassé , me demande de me garer

Bon, j’obéis

Je descends et là, un shérif pas rigolo rigolo me fait deviner l’objet de l’arrestation

Bien vite je comprends que j’ai fait un truc qui ne fallait pas, pas dangereux mais pas vraiment autorisé par le code

Le monsieur prend un air sévère et son complice l’écoute

Papiers, madame, patientez un moment

Pas de problèmes, je ne suis pas du genre à me mettre à brailler, je n’ai écrasé personne, je reste très polie, souriante et j’attends

Quand même, ils ne m’ont pas reconnue ?

Et puis moi j’ai une copine gendarme, je connais un gars qui travaille au commissariat, je connais un colonel moi, et …

Bon, y’a pas mort d’homme

Le complice revient plus décontracté et me demande si le propriétaire de la voiture est mon mari

Mais oui et on vit ensemble !

J’attends le verdict

Le shérif revient, me demande une signature, et me délivre le verdict

« C’est trois points de moins, mais. On vous les laisse et 22 euros d’amende « 

Et ben, je suis chanceuse moi !

Je ne sais pas comment ils ont fait leurs calculs mais ça va

Le shérif me demande si je commets ce délit souvent, et je lui réponds en toute honnêteté  «  oh mais oui ! « 

« Allez tourner plus loin la prochaine fois »

-          D’accord et je penserai à vous !

Les deux policiers sourient, leur visage est détendu

Faut pas dramatiser, rester courtois, oser une pointe de charme

« Madame, vous nous n’avez pas vus en sortant du supermarché »

Ah non

Perdue dans mes pensées, je ne regarde jamais derrière moi

Enfin si, parfois.ça m’arrive

Mais pas ce jour là

22:28 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (33)

24/08/2014

Décroche !

 

$_35.JPGLa question du moment qui tourne un peu sur les blogs c’est le décrochage

« J’ai décroché de l’écran, de la blogo …. »

Évidemment, on ne va pas se priver de jolies balades et soirées douces pour aller commenter ou écrire un nouveau billet

Évidemment

Si je ne mets pas de temps à quitter ma maison virtuelle, ici, je reste connectée durant les vacances par le net, et plus particulièrement FB

Damned !

Et je ne suis pas la seule, avec une petit sphère, dont certains d’entre vous, nous jouons à poster des photos, des publications futiles et éphémères que nous commentons ou pas au gré de nos envies

Ça ne sert à rien ?

Ça sert pas, ça détend, ça garde un lien, chacun fait comme il a envie, c’est marrant ce militantisme anti écran de vacances, on juge, on montre du doit, on condamne

Moi le truc qui me fait bondir, ce n’est pas les Smartphones des touristes, mais ces centaines  de gens qui meurent d’un virus en Afrique et que des centres de soins soient saccagés, que l’aide internationale soie impuissante, ça c’est grave, les zifonnés sur la plage, on s’en fout

 Parce que les dingos de mon genre , on passe pas mal de temps  ensemble tout le reste de l’année , et que vient tout naturellement l'envie de continuer à bavarder sur le net , en cercle restreint , tant pis si ça agace , personne n’est contraint et forcé à lire ou regarder les images

C’est comme ici, beaucoup de gens lisent, épluchent les commentaires, mais restent assez discrets voir muets

Cette frénésie du net, nécessite de trouver un peu de WIFI

Je rentre dans un bar, je commande un café et le passcode ! ça ne m'empêche pas de parler avec ma famille , de regarder les gens , ne vous affolez pas

Parfois ça marche du premier coup, parfois c’est long, ça m’énerve

Certes, beaucoup de touristes déambulent avec le Smartphone au fond de la main, font des photos …d’accord ils ne profitent pas du moment, et encore, qui peut juger de ça hein ?

Tout cela me ramène à une autre pathologie, les fêlés du Guide vert

Incapables de se déplacer sans cet accessoire dans la main, lèvent le nez, apprennent par cœur la description de la bible Michelin et bassinent leurs progénitures avec des tas d’explications historique

Y’a aussi les dingos du routard, j’avoue l’utiliser beaucoup à l’étranger mais use rarement des adresses recommandées

Preuve en est, mon Routard du Portugal datait de 2005

Bon, les tarifs n’étaient pas en francs

Ni en écus

23:07 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (25)

21/08/2014

Revenir en douceur

 

 

Un peu tard dans la matinée, je retrouve la place des Acacias ensoleillée, j’aperçois monsieur Notmaire qui me fait un signe de la main, je suis contente de le revoir, il est toujours aussi souriant,

Nous parlons de nos vacances, de la famille, il a retrouvé son mandat de député, je ne veux pas revenir sur le passé, j’imagine ses regrets, quitter la cour des grands mais nous ne parlons pas politique, pas envie

J’ai oublié de le remercier pour sa présence à notre spectacle

C’est comme ça dans les conversations ; on ne pense pas à tout

Je rentre dans la maison sur la place, ce sera rapide, je sais ce que je cherche et je trouve

Retour sur le marché, peu de monde en semaine, je rencontre Emma, nous bavardons paisiblement, j’aime bien cette femme, elle ne change pas, elle porte une robe verte vintage, elle me parle de ses préoccupations, de son compagnon, un artiste local que je connais aussi

Ils ont du mal à vivre décemment, mais assument leurs choix

Je ne sais pas si je pourrais vivre dans l’incertitude des lendemains

Serais je prête à acheter une œuvre, un jour peut être, ses sculptures me rappellent celles de Giacometti, corps maigres en mouvement, tout l’inverse de Botero

Je prends quelques légumes, une femme insiste en me disant que j’étais là avant elle, c’est rare ça, ça me fait sourire

Échalotes, tomates, abricots et rhubarbe, c’est pesé dans le sac

A la bouchère, je prends un  rôti de porc, il sera délicieux, je le sais

L’après midi j’ai cueilli de la rhubarbe et j’ai fait de la confiture, j’ai ajouté quelques pruneaux

C’est la première fois que je fais de la confiture de rhubarbe, j’adore ça

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J’en ferai certainement la semaine prochaine, une dizaine de pots

Le lendemain, je suis allée voir Carla, nous avons pris un café au soleil sur la terrasse perchée, face à la rivière, c’était bien

Il me faut peu de temps pour reprendre un rythme, je n’ai jamais la nostalgie des vacances

Peut être parce que j’ai encore plein d’images en tête et dans mon zifon

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21:53 Écrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (18)

18/08/2014

La Controverse

Départ aux aurores, 5 heures , tout le monde est prêt

Mark a préféré ne pas se coucher, une nuit à veiller … Pff

Ses affaires sont prêtes  , le moteur tourne , en route vers le sud

Le jour se lève ,nous traversons la Charente , passons Bordeaux

Pierrot Bâton encore dans le montagnes m’envoie un sms , elle trépigne d’impatience de revoir son barbu après une semaine chantante en compagnie de Théodore et Pétronille

Nous serons dans le sud Ouest vers 12  heures , voir défiler St Jean de Luz et Biarritz sans arrêter ça me rend malade

Je tente une approche

« on s’arrête pour le pique nique ?

-          Ca va nous retarder ?

-          Heu … On est en vacances ….

-          Hum ….

Nous trouvons un accord , San Sébastian !

Jérôme a quelques idées reçues

Etant donné que , le sud est assez pluvieux , il est convaincu qu’on y trouvera des trombes d’ea           u

Faut dire que ça tombait bien en Mayenne en partant

Il fait déjà 28 degrés en arrivant en Espagne , nous trouvons un endroit au bord de la plage déjà bien rempli de monde , je mets mes pieds dans l’océan bien chaud , dans la ville des saltimbanques , des touristes , du peuple …

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Vers 1 3 heures 30 nous reprenons la route , traversant des terres arides et désertes dignes d’un western

Il fait chaud , j’ai choisi le sud exceptionnellement à cette saison et je suis heureuse de mon choix

Théodore dans son TGV m’envoie un SMS joyeux, sur le retour lui aussi

J’aime bien les petits messages …

Nous trouvons notre hôtel aisément, aux abord de Valladolid , vaste suite familiale climatisée , tout le monde est ravi

Après un peu de repos , nous visitons la ville , la chaleur tombe modérément , nous savourons des tapas en terrasse , le serveur ressemble à  DSK , mais je ne lui dis pas

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Au dessus de nous , une vingtaine de cigognes vont et viennent , c’est élégant , j’adore !

La lune est énorme sur notre route , c’est beau , c’est doux …

Nous nous endormons facilement … Le lendemain , après quelques heures de route et nous atteindrons la côte ouest du Portugal

C’est les vacances .

15:00 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (17)

07/08/2014

moi moi moi ....

 

Ceux qui me connaissent bien , savent que je suis un peu étourdie, que j’aime faire plein de choses à la fois , que je suis toujours en contact avec  du monde  , j’aime ponctuer mes journées de la sorte , je me sens bien comme ça , c’est moi et puis c’est tout

Cette vie m’apporte beaucoup de surprises, ce n’est pas donné à tout le monde , je le sais , tout le monde n’aspire pas à ça , et tant mieux mais je ne changerai en rien , assumant pleinement mes choix , j’aime cette toile que je tisse , en complément du reste évidemment

De nature assez indépendante, pour autant , j’aime la solitude , gérer mon temps et faire au  gré des hasards , improviser , lâcher un truc commencé pour faire autre chose ..

Depuis quelques jours , je cohabite , avec ma famille , mari et enfants

Ce n’est pas un problème, loin de là , sauf que … ça commente , un peu trop à mon gout mes faits et gestes

Je me sens  jugée , ça m’agace !

Oui , oui , je prends n’importe quoi en photo avec mon zifon , oui , je renouvelle la déco du jardin , certes c’est un peu insolite , mais bon , depuis le temps …

Les citrouilles poussent à vue d’œil , j’aime pas voir la remorque devant le massif , et j’en ai marre d’être la seule lavandière de la maison

Faut que je bataille un peu pour avoir de l’aide au quotidien , ça m’agace , les grands râlent trop pour le peu que je demande

Vous me direz c’est pareil chez les autres , peut être pire parce que y’en a qui glandent rien , ça c’est pas possible ici

Je commence à coacher pour la rentrée , nouvelle organisation pour les tâches du quotidien .

Sur ce blog je publie moins , comme bon nombre de copinautes l’été , paradoxalement , les visites restent nombreuses , les archives beaucoup lues certains jours

Qui ‘intéresse encore à mes petites histoires ?

Je ne le saurais pas

Evidemment

Des  connaissances de la vraie vie , des anciens lecteurs , des nouveaux ?

C’est toujours étonnant et me questionnerai toujours

Faudrait pas

J’en ai souvent parlé

Publiée ailleurs, je partage cette photo envoyée par Vonric alors que nous déjeunions paisiblement au bord de mer

Presque blonde , disons , plus clairs les cheveux , voilà …

 

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21:15 Écrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (19)

05/08/2014

Du blockhaus au potirons

Après le repas dominical, nous avons décidé d’aller marcher à la plage , Jérôme , Louis et moi-même

Ma mère n’avait pas envie de sortir , elle aime bien le calme , son train train , je n’ai pas insisté

A Siouville il faisait beau , un vrai temps d’été malgré les orages annoncés

Nous avons marché vers les dunes , jusqu'au blockhaus , à partir de là , des hommes et des femmes prennent possession des lieux sans aucune contrainte vestimentaire , des allemands , des hollandais … des gens du coin

 

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Ça gène personne , ils ne sont pas « parqués «  la zone est tranquille , tolérée , pas de voyeurs , la plage est immense , libres !

Les vagues étaient légères et lumineuses , j’ai puisé encore de l’énergie , je sens que je vais en avoir besoin , pour la rentrée , un peu préoccupée par des petites broutilles et des tracas

La lumière était belle

Jérôme s’est baigné , et avec Louis nous nous sommes installés sur le sable

Un chien tout foufou est arrivé vers lui comme si il le connaissait depuis 20 ans , réclamant des caresses et des compliments

Louis aime les chiens , il a trouvé la bonne personne

La bête est repartie comme elle est venue , c’est bizarre

Nous avons trainé puis avons fait un saut à la ZUP , Louis voulait nous montrer ses derniers aménagements pour la couture

Il coud , tous les jours , confectionne des vêtements , répare , il s’est formé tout seul avec des livres , des vidéos et a investi dans du bon matériel

On l’appelle Rémicouvite !

Il faut faire travailler les mains pour équilibrer l’âme

A mon retour, j’ai fait de confitures de prunes et de fraises

Fatima est passée avec  Wanda, elle restera ici avec ses cousins pour quelques jours

J’ai ramassé de grands bambous, j’ai arrosé les tomates de la serre , dans un vase j’ai mis des hortensias bleus rapportés de chez mes parents , et un lys blanc du jardin

 

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La ville se vide , je fuis la place du jet d’eau , et la rue principale

Juliette et Pierre Henry ont du renoncer à atterrir à Tel Aviv

Ils ont bifurqué vers la Turquie

J’ai reçu des cartes postales , de loin , de moins loin

J’aime les pensées des uns des autres en vadrouille

Je me réjouis déjà des retrouvailles

La pluie est annoncée dans la semaine

J’ai cueilli trois beaux potimarrons

00:15 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (15)

01/08/2014

Le grand ménage

 

 

Cette semaine, je m’étais fixée quelques objectifs

Nettoyer les terrasses, et mettre de l’ordre au rez de chaussée

J’ai d’abord emprunté le karcher de Jade et Thibault, c’est l’appareil indispensable pour éliminer les taches sur les dalles

Je pensais m’y mettre dès lundi

Mais nous avons rapporté pas loin de 200 petits pains du mariage et vous me connaissez, jeter du pain, ce n’est pas possible

J’ai alors eu l’idée de les congeler et de les ressortir de temps en temps pour accompagner les tartinables, tapenades et autres accompagnements

Sauf que … le congélateur avait vraiment besoin d’être trié

Y’en a qui savent faire ça régulièrement, moi pas trop, y’avait des bacs de crème glacée entamées, des trucs à jeter et surtout de la glace sur les parois

J’ai tout vidé et j’ai cassé la glace, gros boulot, contente que ce soit fait !

Le grand nettoyage des terrasses a commencé jeudi

Y’a de la surface

Je me suis bagarrée avec le karcher, il ne voulait rien cracher, j’ai fini par aller chercher un embout solide au magasin des bricoleurs et ouf, il a démarré

C’est sale comme travail, j’avais les jambes et chaussures trempées, mais faut le faire une fois dans l’année, et surtout, prendre soin de ramasser le linge qui sèche sur le fil, ça fait des projections

La première terrasse a été finie le lendemain matin, j’ai mis des grands pots avec des cannas, c’est joli, quelques idées de déco à venir

Le lendemain, rebelote, la terrasse côté portail, gros boulot aussi, virer les plantes, les chaises, j’ai demandé de l’aide

Et j’en ai profité pour faire l’extérieur de la véranda, faut pas que la mousse verte s’incruste

 

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J’étais rincée mais contente d’avoir fait tout ça

Mardi, expédition à la mer avec Clotilde et Agathe, le Val André, plage, marche, boutiques et blablas entre filles, un  régal, nous sommes rentrées à deux heures du matin, quand même !

Dans la Manche, il y a des méduses,

Nous étions quelque peu médusées devant cette bête , étonnant non ?

 

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23:08 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (18)

30/07/2014

L'arcopal

 

 La belle vaisselle ne sortait que pour les grandes occasions, il n’y avait pas beaucoup de grandes occasions pour autant ; le dimanche, on ne sortait pas la vaisselle de mariage, et pour les banquets, y’en avait pas assez

Les voisines, les oncles et tantes, les grands parents avaient presque tous de la vaisselle en arcopal

J’aimais bien regarder les motifs

Des fruits chez le tonton Félicien

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Des myosotis chez un cousin

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Les marguerites je les trouvais ternes

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Mes motifs préférés c’était les roses, rares, élégantes

Nous n’avions pas d’arcopal, ma mère avait un service défraichi qu’elle sortait tous les jours, un léger liseré doré

Elle l’a toujours …

Je casse beaucoup de vaisselle, j’en rachète régulièrement

J’avais acheté un service il y a presque 20 ans, en arcopal, des petites fleurs, je les aimais bien

Il me reste quelques assiettes à dessert

J’ai désormais opté pour un modèle simple, blanc de chez Luminarc

J’en ai une dizaine pour les repas « ordinaires » ça me va, faut pas trop de volume pour le lave vaisselle

Pour les banquets, porcelaine blanche depuis plus de 20 ans

Les assiettes sont devenues rectangulaires, comme les lunettes, carrées ou rondes

Ça prend de la place dans nos bahuts tout ça

Mais manger des mets délicieux dans une assiette transparente de cantine … quand même

C’est comme boire du bon champagne dans un gobelet en plastique

Je n’aime pas …

Rester un minimum cohérent

L’arcopal à motifs seventies est vintage

Je ne cours pas après

Quand je revois les motifs, les souvenirs remontent

Et je referme la porte du grenier …

Jusqu’à la prochaine fois

21:57 Écrit par Jeanne dans hier | Lien permanent | Commentaires (15)

29/07/2014

Le bonheur & l'Amour , en condensé

 

 

Paul  et Eléonore avaient organisé une rando barbecue il y a tout juste un an, une journée  formidable avec famille et amis, comme ils savent faire

Au dessert, ils nous avaient annoncé la grande nouvelle

«  Notez la date, le 26 juillet 2014 « 

Un an pour se préparer à cet événement, pour eux,certainement plus

Nous, deux soirées de répétition entre copains,  des petites surprises et de l’effervescence

Les cœurs de Paul et Eléonore se sont trouvés au sein de la troupe il y a déjà neuf ans

Nous les aimons, ce n’est pas plus compliqué, des grands copains, eux sont aussi mes « précieux « 

Jamais nous n’aurions imaginé vivre une telle fête.

 Jamais

Parce que, dans cette Eglise, le fameux droit canon qui n’autorise pas  le remariage, tout ce que je ne comprendrai  jamais et qui semble immuable

Ils ont quand même pu avoir un moment de célébration, pour eux, un temps choisi, un temps pour célébrer l’Amour

Des mots, des textes, des chants …

Et des larmes

Nous avons tous été immergés par une émotion indescriptible

J’avais préparé un témoignage , à leur demande, et m’étais promis d’aller jusqu’au bout, malgré la voix fragile, j’ai pu leur dire ce que je voulais leur dire

Nous nous sommes resserrées une fois de plus les copines, tendrement collées les unes aux autres Carla, Clotilde et moi, ne cherchant plus à retenir nos larmes, tant de bonheur exprimé, tant de chemin parcouru …

Nous avons pleuré, chanté d’allégresse et c’était bon, beau de partager ça, vous n’imaginez pas

La fête fut exceptionnelle

Tout était beau, splendide, les tables, les mets qui valsaient dans nos assiettes, d’une finesse délicate, les animations drôles et bien calées

Sortis de table vers 19 heures, les copains de la troupe qui étaient conviés au bal nous ont rejoints et dehors, nous avons chanté, longtemps, pour ceux qui voulaient écouter, pour nous, et avec eux, les jolis mariés

C’était bon ça …

Vers 22 heures , la salle était presque vide , l’orchestre avait pris place sur scène et autour de nous , un bar à légumes , à desserts ,plancha de poisson , salades fraiches , crustacés , mille et une chose délicieuse à gouter , regarder , une mise en scène gastronomique incroyable , élégante , gourmande

Et nous avons dansé, jusqu’à plus de 3 heures, j’avais glissé ma petite robe noire, ôté mes Gontard blanches et passé les noires, mais j’ai fini pied nus

C’était une vraie fête, une immense fête, et nous avons distribué notre joie communicative 

Plus de 200 personnes qui dansent comme des fous, c’est quelque chose

Nous avons eu chaud, au cœur, au chœur, bon sang mais quelle histoire cette troupe !

Une soupe à l’oignon toute chaude avant de séparer, plus de pieds, encore de la voix

Je me suis endormie vers 5 h30

Réveillée, heureuse, mais heureuse ….

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00:22 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (27)

24/07/2014

En vrac

 

 

« Hé ben dis donc, tu es bronzée Jeanne ! »

C’est vrai

Habituellement, je ne suis pas en attente de l’été, je n’aime pas toujours cette période là, à cause de la chaleur, du temps en suspens, je sais, faudrait pas, l’été, tout le monde aime, je sais …

Le mois de juillet s’achève, presque, j’ai l’impression que Juin est tout près, à peine fini.

Il se passe tant de choses chaque semaine

Et puis Ellen est là, enfin elle vit chez Luka mais elle passe ici, on prend du temps, c’est tellement bien, je la vois souvent, c’est bien ça, elle est i loin quand même toute l’année à Bruxelles même si elle rentre régulièrement

Il se passe plein de choses

Après notre week end en Cotentin,  j’ai fait une petite pause, lessives, jardin, et j’ai commencé à amasser du matériel pour un nouveau projet créatif

J’en reparlerai

Vonric est venu pour deux jours avec a petite Marinette

Elle est incroyable, bilingue à 4 ans, sacré avantage, elle est.étonnante, s’adapte à tout, ne revendique rien, elle est constante, joueuse, fine

Nous sommes allés à Jullouville, l’ami londonien a trouvé l’endroit surprenant

Il faisait presque chaud et un air léger

J’ai marché dans la mer un bon moment, je me suis baignée, j’ai aimé le sel, le sable sur ma peau, discuter des heures avec Vonric, étonnant ce lien que nous avons tissé depuis quelques années

Et puis le mariage, le grand mariage, un an qu’il est annoncé, c’est pour samedi, nous chanterons pour eux, j’ai préparé des choses pour nos amis de chœur, on trépigne pour cette grande fête qui sera un  temps fort de cet été 2014

Penser aux détails, aux tenues, se faire belle …

J’ai trouvé un nouveau vernis « frenzy «  de chez Chamel, une merveille

Et puis, je suis devenue blonde, ma coiffeuse, Jade et Serena m’ont dit que ça m’allait bien

Allez, assez parlé de moi, l’orage gronde …

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23:05 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (10)

23/07/2014

L'épopée épique

 

 

L’idée est née un jour de mai alors que je dinais avec Clotilde et Ellen chez mon ami Anatole

Participer au pèlerinage du mont St Michel, traverser les grèves à pied au mois de juillet

J’avais fait ça en 1983, je m’en souviens, nous avions bien ri, pas loin de 30 ans, renouveler l’expérience me tentait bien

J’ai attrapé Théodore au saut du lit à 6 h 30, pris Clotilde au passage ce matin là, direction Genets dans la sud de la Manche pour un départ à presque 8 heures

Sacs à dos , sandales , pas trop de cathos catho , pas mal de gens du coin , visages rouges et burinés comme Thierry Olive , quelques novices ou moniales , et l’évêque , en personne !

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Je salue rapidement mon ami Anatole, et hop, avant de partir, on fait un selfie tous les trois

C’est là que, se pointe devant nous, un gars, la soixantaine, en short tissus imprimé, et, tee shirt des JMJ, j’adore ! Un sac qui pèse une tonne, se propose de nous zifonner, allez, on ne va pas refuser non plus

Il est un peu, comment dire, décalé, le gars, il essaye de faire la conversation autour de lui, je ne partirais pas en vacances avec lui, c’est certain

Après un Pater et un jevousalumarie, on enlève illico nos godasses et c’est parti pour une dizaine de kilomètres, dans l’herbe humide, accompagné de 13 guides, ça rigole pas, des pompiers, on est quand même plus de 1000

Nos pieds glissent dans la glaise grise, c’et assez bizarre, une vraie thalasso, il fait doux, le soleil pointe, un vent léger, le Mont en filigrane, on avanceIMG_0350.JPG

Certains passages sont délicats , nos jambes s’enfoncent jusqu’au genoux dans la vase , on fait gaffe en faisant quelques photo , on est de fiers de nous et surtout , imaginez le ressenti dans la baie , cette immensité , pas un arbre , pas une mobylette , rien , c’est beau , c’est tout

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 Epreuve de l’eau, les guides sont toujours là pour aider en cas de problème, le courant est fort, c’est fatiguant mais ça dure pas, pause sur le sable sec, quelques madeleines et hop, on est bien, libres et heureux

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Le photographe réapparait dans le décor, c’est marrant, on retombe toujours sur lui

Deux heures plus tard, nous voilà près du but, derniers dans le troupeau, des pompiers nous offrent les lances pour laver nos jambes boueuses, je retrouve Anatole, c’est bien de se revoir ici, je suis contente

 

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Nous bravons la foule dans l’artère commerçante du Mont, marchand de même souvenirs depuis 50 ans, la mère Poulard et tout le tsoin tsoin, je connais, j’ai vu ça des dizaines de fois 

Direction les jardins, pause déjeuner, les pèlerins sont à l’abbatiale, un peu de calme, sandwich, sieste sous le soleil, tout va bien

Vers 14 heures, on décide d’aller prendre un café en terrasse, on cogite des trucs chantants pour la rentrée, on n’a pas de répit, vous savez bien

On y restera deux heures, sous le soleil généreux mais pas brulant, l’archange au dessus de nous, avant de déambuler sur les remparts et trouver un petit endroit calme avec vue sur la baie, et là, par hasard, je retrouve encore Anatole, nous causons, photos ! C’est bien

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Vers 18 h frappés, direction la route, près de la passerelle en travaux, je ne reconnais rien de ce que j’ai connu avant, nous montons dans une navette bus qui nous mène au P7, pas eu le force de refaire la traversée pour le retour

Là, devinez qui se pointe, l’hurluberlu du matin, habillé en clergyman, et moi curieuse comme pas deux, j’ai besoin de savoir qui est cet homme, il se lance alors dans un pantomime, me donne le nom de la petite ville où il est affecté, je vais savoir son nom, j’ai des indices

Tout près de nous, une maman pédagogique, bébé en écharpe qui profite pour faire une leçon de calcul à ses enfant, faut quand même en vouloir de faire la traversée avec des gamins, limite inconscient, bref.

Un pauvre toutou est confié à Marcel qui le ramènera à ses maitres, Clotilde a de la compassion pour lui, il est perdu de ne plus suivre ses maîtres

Anatole est arrivé, je lui demande en catimini le nom du zozo qui fait le pitre, et là, bingo ! Je me souviens, mais oui, bien sur, j’ai connu cet homme quand Louis était au séminaire, un type introverti, et bien, là, c’est une sacrée métamorphose

Nous restons un bon moment bloqués à la barrière du parking, ça commence à sentir mauvais dans le car, devant nous des amoureux qui ont du se rencontrer au JMJ ou à Lourdes, ils chantent des chants catho, je me sens loin, si loin de ce monde là, mais ce n’est pas grave.

Arrivés à Genets , nous retrouvons la voiture , il est plus de 20 heures , direction Laval , on quitte la baie , c’était bien , vraiment bien cette journée , faites le fois dans votre vie , l’arrivée sur le Mont st Michel par le sable , c’est divin  , une fois , faites ça une fois

Avec un guide, surtout, jamais seuls

 

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00:13 Écrit par Jeanne | Lien permanent | Commentaires (16)