L’été dernier, nous étions quelque peu perturbés par les pleurs incessants d’un nourrisson, cris quotidiens venant de l’immeuble d’en face, pleurs de souffrance ou de détresse qui se calmaient par intermittence, mais revenaient aussi vite
Mes oreilles décelaient des pleurs d’un tout petit, qui devait s’épuiser, je me demandais comment les voisins proches s’accommodaient de telle nuisance, et je me suis bien gardée de questionner quiconque à ce sujet
L’année est passée, et la voisine d’en face, ouvre grand sa fenêtre et de nouveau des cris, des pleurs accompagnés de mots autoritaires incessants
Le petit ne parle pas, il pleure, crie, et chaque pleurs est ponctué d’un :
Bouge pas !
Assied toi
Dépêche-toi !
Des phrases impératives, entendues en boucle, ça me perturbe
Sans parler de maltraitance, il va de soi que cet enfant est victime de cruauté mentale, cette violence verbale qu’un adulte déverse sur lui, mots autoritaires non justifiés qui indéniablement lui font perdre toute forme de confiance, pas un seul encouragement, des flux négatifs qui dérangent
Lorsque que la jeune mère a terminé de s’occuper de son bébé, elle se pose des heures à la fenêtre et cause au téléphone et tout le monde en profite !
Sa conversation est transmise à tout le voisinage, il nous arrive même, installés en terrasse de cesser de parler, et de lancer tous ensemble nos regards vers elle, mais rien ni fait
Nous avons même eu droit l’autre jour à une lecture à voix haute , très haute de ses SMS et des réponses , un peu dingo la dame d’en face !
Comment en est elle arrivée là, enfant / privateur de liberté, absence d’un père, dépression, tant de questions qui ne restent pas des excuses ?
Je ne ferai pas la sourde oreille pour autant, je reste vigilante, au moindre dérapage, je serais capable de monter, juste pour dire que ce n’est pas normal tout ça.
Combien de temps ça durera ? Un fois l’été passé, la fenêtre refermée …
Ça me tourneboule tout ça
Pas tous égaux …
