Somnolant encore un peu dans mon lit, Rose soulève la couette, se blottit contre moi, niche sa tête dans mon cou, ne bouge plus respirant cette odeur familière.
« Maman, je t’aime plus que mille «
Elle savoure, elle délecte ce moment de tendresse.
Je réalise combien mon lien avec elle est puissant, d’une force inégalable …
Et si je partais, et si mon corps un jour disparaissait, si la mort m’arrachait à eux …
Je chasse vite cette pensée de ma tête, c’est impossible, improbable, mais en même temps réaliste …
Je n’ai pas peur de ma mort, je n’y pense pas, je ne peux cependant pas me faire à l’idée qu’ils devraient continuer leur route sans leur mère.
Ce lien qui existe du jour de la naissance d’Ellen, puis de Mark puis de Rose, est scellé, inscrit …je ne peux pas partir …
Je pense à Betty ………
Je profite, leur donne, prend cette tendresse, ces câlins, ces bisous nombreux. ça nous appartient,
Je vais bien, ils vont bien, chaque minute compte …