Ce soir là nous avions opté pour une raclette. Rien de plus ordinaire me diriez vous, une méga raclette avec 20 copains, installés dans un gîte, énervés, ravis de cette petite escapade aux abords du Mont st Michel.
Vers minuit, après le dessert, Pierre Alain nous dynamisa pour les danses folk, il nous avait donné quelques rudiments en fin d’après midi juste après une balade à St Jean le Thomas, et avec un peu de musique, nous voila partis pour des pas bien rythmés.
Chacun s’efforce de respecter les consignes, nous dansons par deux, sur une musique de Gwendal, j’adore..
Les pas sont calés, certains sont plutôt réglo, d’autres confus, ça tourne, ça rigole, autant d’hommes que de femmes, ce qui est plutôt est rare.
Puis notre ami propose une compil disco et voilà les copains partis pour des danses délirantes, sans retenue, sans complexe.
Des mouvements anarchiques, avec Paul, Jeremy, Carla et son ami, Clotilde, Christophe, Léandre et Agathe, nous nous laissons aller…
Me reviens alors brusquement à la mémoire ces images que je décrivais dans le billet précédent, les ambiances que je détestais, mon corps qui n’était pas apte à de telles libertés.
Je repense à la danse du balai, et juste à ce moment précis, Thierry trouve un tapis, invite les filles à la danse, on rit, on laisse exploser notre bonheur d’être là, déterminés à profiter de ce temps de fête.
Nos liens sont forts, la musique, la chanson nous réunit depuis 4 ans déjà, avec notre histoire, notre complicité.
Vers 1 h du matin, l’un de nous crie « bonne année ! »
Nous nous embrassons, bises, bisous, big bisous, le délire continue, c’est notre réveillon, nous fêtons simplement nous-mêmes, explosons notre joie, celle de ce temps à nous, à nous seuls.
Nous dansons encore et encore, épuisés vers 3 h, nous nous séparons pour quelques heures, avant de nous retrouver pour le petit déjeuner …
Nous sommes en mars, un réveillon un peu décalé, décalage horaire en plus.
Nous approchons tous de la quarantaine, nous vivons ce temps tels des copains de lycée, qui peut dire que l’arrivée des enfants, d’être en couple est un frein à la fête, bien au contraire..
« Merci Jeanne pour l’organisation, on recommence l’an prochain «
« y’a qu’a demander, je suis partante, avec vous tous , un réveillon au printemps «
Je savais que ce temps viendrait, qu’il me fallait être patiente, que les choses changeraient un jour..