Quitter ma Ville, pour en découvrir une autre, amplement plus cosmopolite.
C’est toujours un effort pour moi les voyages, anticiper, réserver, laisser parfois un des enfants, deux …trois, non jamais.
-« Maman, si le bateau coule, je serai orpheline ? »
-« Non Rose, les ferries sont solides, ils ne coulent jamais, et puis il y a des canots de sauvetage «
Voilà, je suis rassurée, Rose sera chouchoutée par Martha, sa grand-mère chérie, nous partirons avec Mark et Ellen, trop de kilomètres dans les jambes de notre petit ange et puis comme elle a peur de tout, notre Rose surtout des momies, évitons les crises d’hystéries dans les musées.
Londres en quatre jours, départ Cherbourg, via Portsmouth, la mer est belle.
Sillonner les quartiers, marcher, regarder, commenter, le luxe de Kensington, les boutiques ou entrent de riches princesses des sables, le temple du jouet, les parcs immenses où écureuils s’agitent avec curiosité.
Le rythme du tub, l’underground, le métro, les escalators ou se rangent les moins affairés sur le couloir de droite, les affiches qui me redisent à tout moment que Londres est bien la ville des théâtres et des comédies musicales : « Phantom of Opera « « les Misérables « , » Grease « , West Side Story , « the sound of music « Mama mia « j’ai chanté tout ça , j’aurais pris un billet pour aller voir , à quatre c’est un peu trop ..
Explorer les free Muséums, pillage de tombes, de temples, fresques, poteries fêlées, bijoux antiques, sculptures contemporaines, expériences scientifiques, dinosaures articulés, il y a en a pour tout le monde, moi Je ne m’intéresse pas à l’histoire, les sciences, je m’extase devant Bonnard, Calder reste mon favori, je cherche un David Hockney.
Des ponts, des palais, la Tamise, des taxis colorés, bus à l’impérial, ladies, Sri lankais, saoudiens, Pakistanais, asiatiques, Hindous, juifs et même des Massaï en tenue traditionnelle
Les peuples du monde déambulent dans les rues, femmes voilées, camouflées, calfeutrées, enfants en uniformes débraillés, socquettes blanches grisées, ados démodés …businessmen pressés , ados délookés .
Le dépaysement est là, bien là, observer, regarder les gens de la rue.
J’aime m’abreuver de ces différences, chacun a une approche bien particulière des voyages, je retournerai à Rome pour les couleurs, les odeurs, les pierres,
Je reviendrai à Barcelone pour la beauté des façades, les palmiers, les ramblas …
Je retournerai à Londres pour ce bain de culture, de religion, des sari, turbans, shorts trop courts, et allez, oui, oui, il y en a des centaines au pied des passants, les fameux crocs !