Sortie en salle du film de Christophe Baratier, Faubourg 36, cette semaine
Je sais d’avance que je n’irai pas le voir, même si c’est le chef d’œuvre incontournable, bons ingrédients pour que les gens croient que c’est la suite des « Choristes «
Je n’irai pas, parce que le Front populaire, l’avant guerre, les casquettes grises, socquettes blanches, les music hall poussiéreux, c’est pas du tout une époque qui m’attire.
C’est l’âge de mes parents, ce que je sais de cette époque, c’est une certaine misère rurale, un avant goût de ce qui allait arriver un peu plus tard ;
Je suis tout bêtement attachée aux années 80, attention pas au point d’aller chanter « Bécassine c’est ma cousine », ou « Capitaine Flamme » en boite de nuit « . ; je suis attachée à cette période de mes 15 ans, de mes vingt ans pour y avoir trouvé un bonheur de vivre, une dynamique, plein d’espoir..
Je garde une belle image des années Mitterrand, des années humanitaires, avec comme héros Coluche, Balavoine, Renaud et Goldman.
Certes il n’est peut être pas très tendance de les porter en vrais poètes de temps modernes, je m’en fous, un medley de Goldman me rend heureuse, me fait frissonner, les images de Balavoine, sa voix m’emporte comme avant, ils ont par la force des choses, bercé cette période fabuleuse de ma vie, mes études, mes choix, mes amis, mon envol..
Balayant le disco, ouvrant la porte aux autres, des musiques ont tels des ouragans, fait tourner ma tête, celle là entre autre que je cherche depuis quelques semaines.
http://www.youtube.com/watch?v=urFcnTdnDd0
Alors un jour peut être, quand j’aurai soixante dix, sortira le film des années 80, je m’installerai dans la salle obscure, radotant, redisant que cette époque était pleine de liberté, d’audace, de solidarité, aurais je raison ou tord ?
J’aimerais juste que ceux qui ont vingt ans aujourd’hui, aient dans le cœur autant d’optimiste et de joie, autant d’espoir et de liberté, je n’en suis pas si sûre..