
1979
Alors que le Prince Charles et Diana se jurent amour et fidélité, un autre évènement, moins évoqué certes, vient marquer l’actualité :
mes premiers écrits
J’avais 15 ans, besoin forcement de pleurnicher sur mon sort, coucher par des mots mes angoisses, mes peurs et chagrins ?
J’écrivais sur un carnet que je cachais à l’abri des regards, un vrai cauchemar, la peur d’être lue.
Ce besoin d ‘écrire dura longtemps, je traînais mes carnets partout, dans mes maisons, mes lieux, toujours sous clé, personne dedans.
J’y tenais plus que tout, jusqu’au jour où je n’arrivais plus à écrire
Certainement parce que j’étais heureuse
Et puis, le passage de la quarantaine, les drames de la vie, j’ai porté, soutenu, accumulé..
L’idée alors germa, écrire et publier, comme beaucoup, raconter, dire, témoigner
Je créais ce blog de vie
Cela peut paraître totalement indécent de se livrer à la terre entière de cette manière, l’idée aussi des mettre en scène des personnages de mon quotidien , de mon passé .
Très vite, j’optais pour des pseudo
Mais est ce suffisant, pour ne pas mettre en péril les personnes évoquées, je leur donnais dans la mesure du possible le lien de ce blog
Certains étaient totalement indifférents, méprisants, peut être hostiles, d’autres en raffolèrent.
Puis j’entrais en contact avec des inconnus, ceux qui avaient fait la même démarche
Vous, les blogueurs
J’ai toujours eu conscience que j’étais sur le fil, à la limite de quelque chose qui pourrait basculer
J’ai pris pour habitude d’écrire mes billets à l’avance, de les modifier, ne pas publier si une anecdote pouvait être prise comme une attaque, impudique.
J’avais peur des commentaires, des gens qui viennent déverser leur haine gratuitement, les redresseurs de tort, les éternels revanchards de la vie
Ils m’ont épargnés
Je bannis les sujets polémiques, j’essaye de rester fidèle à mon but, des histoires courtes, du passé, d’aujourd’hui.
Je pense souvent à mes lecteurs silencieux, ceux qui ne commentent jamais, ça leur appartient, je respecte..
Je pense souvent à mes proches, ceux qui viennent quotidiennement, ce lien, cette accroche..
Les témoignages de vie existent partout, dans des lettres, dans des carnets, dans des émissions de radio, de télévision, dans les livres, sur le Net, depuis très très longtemps
Publier ou garder, cacher ou dévoiler
J’aurais pu détruire mes vieilles notes, c’est un bout de mon histoire
J’ignore encore combien de temps je vais écrire ici, à quel rythme, j’aurais peut être bientôt tout dit
J’ai la certitude que ces billets vont m’emmener vers d’autres projets, j’y pense, je cogite
Sans lecteurs, rien de tout ça n’aurai vu le jour
C’est tout ce dont je suis sure
Merci, merci à tous …