
Si y’a un truc que je déteste ce sont les films dits « engagés « qui se veulent témoignage d’une jeunesse en mal de vivre des banlieues, on ne peut plus démagogiques, portants aux nues des pseudos acteurs césarisés ou palmisés, et dont le public, fort heureusement ne raffole pas non plus
Pire encore ,dans un autre registre les films de Lars Von Strier , ce cinéaste danois qui doit avoir un réel problème avec les femmes pour leurs donner systématiquement des rôles de soumission , les enlaidir à outrance , faire d’elles des esclaves modernes (Breaking the waves, Dancer in the dark et Dogville )
Je vais au cinéma rarement, pour me détendre, être émue ou frissonner
Alors y aller pour entendre des P..tain de ta race toutes les deux phrases, merci, il y a assez de reportages télévisés à ce sujet
Je cite « Entre les murs »ou » l’Esquive « où des jeunes de banlieue lisent du Marivaux ( ma copine Juliette est allée voir ce truc, elle a quand même pas réussi à me dire que c’était bien )
Heureusement qu’il y a quelques bobos pour aller les voir, eux même seraient incapables de scolariser leurs enfants dans une école ZEP, mais ça leur donne bonne conscience
Jean Marc Morandini (j’ai des relations )m’a conseillé de regarder Arte vendredi soir ( ouh elle écoute Europe 1 la Jeanne, ben oui )
Un film en avant première était diffusé avec Isabelle Adjani
Sans savoir ce dont il s’agissait, j’ai regardé « la journée de la jupe «
Et je me suis laissée embarquer dans cette histoire, certes excessive, parfaitement adaptée à l’actrice, forte, violente
Et au final, j’ai trouvé ça juste, très sincère, efficace
Alors je le conseille, à tous ceux qui croient que la violence verbale et physique est une fatalité, un exutoire d’une génération en mal de vivre, il est grand temps de leur ouvrir les yeux, de leur gueuler haut et fort que c’est pas la bonne méthode pour s’en sortir, que c’est n’est pas parce qu’ils vivent dans des cités sensibles (comme on dit ) qu’ils ont le droit d’organiser des tournantes, de considérer les filles comme du bétail, de vivre leur sexualité en dérive sauvage et désastreuse .
J’ai tout le temps pensé à mon amie Carl .
Et heureuse d’apprendre que la diffusion a battu des records d’audience, comme quoi, quand c’est réussi, le public accourt .
C’est vrai il y a aussi la présence d’Isabelle Adjani..
Le film est sorti en salle cette semaine , je l’ai vu, et en plus comme dirait Didou « j’ai pas payé ! «