Dans les boites de fromage, de biscuits, de cacao, il y a avait parfois un ultime trésor : l’autocollant, ou mieux encore une décalcomanie
Il fallait trouver l’endroit adapté pour le coller, le vélo était déjà rempli de vignettes des fédérations de parents d’école laïque
J’adorais les décalcomanies, ces feuilles de calque avec des dessins qui se posaient délicatement sur un support
Il y avait aussi, l’inclassable tatouage de malabar …
Coller, décoller, recoller, des trucs sur les classeurs, les cartables
Au lycée j’aimais m’affirmer par des autocollants engagés, puis des trucs signes d’adhérence à des mouvements
Un peu plus tard, c’est l’incontournable rouleau de Vénillia qui commença à sévir
Une étagère tachée, une table rayée et hop ! Un coup d’adhésif à motifs rouges, gris ou mieux encore, imitation bois ou marbre.
Il fallait faire preuve de précision pour ne pas choper une bulle, ou aller de travers
Collons, collons..
Et voilà qu’un jour, c’est le sticker qui fit son apparition
Par ici les belles anémones sur un mur tristounet, (attention, quand on décolle la peinture vient avec, je dis ça si vous êtes locataires )
On s’éclate à coller des frises, des formes, des monuments, des trompes l’œil sur nos murs ( c’est mieux que les tags )
En quelques minutes, changement de décor, on transforme, sans clou ni perceuse, grâce à cette folie de l’autocollant géant
J’aime observer ça, ce plaisir de coller, agrémenter en trois secondes un objet, le personnaliser, se l’approprier
Quelqu’un aurait des décalco de pins’ups pour coller sur le Vespa de Jérôme ??
Sinon, je n’ai jamais été collée, ni au lycée, ni au collège..
Edit de dernière minute : alors que je rédigeais ce billet vers 13h, je me rendais en centre ville en début d’après midi
Et qu’est ce que je vois rue de Cambrai ?
Un scooter Vespa, avec. Une pin’up en décalco !!!!!!
J’aime ces synchronicités