
« Maman, je veux toua ! «
de ces deux ans, Ellen me tend les bras
« un câlin «
je le prends, la cajole
J’ai passé des heures avec elle, mon trésor, ma fille
« Maman, tu viens «
de ses quinze ans, Ellen m’attend, elle s’est glissée dans mon lit, elle veut sa mère, un câlin, de la proximité
avec elle, je passe moins d’heures, elle vit un peu de sa vie, je l’observe, je la regarde grandir
Ma fierté
Elle va bien, très bien, elle s’entoure de personnes drôles, toniques, aimantes
Elle grandit, un petit peu femme, pas encore, c’est toujours mon trésor, ma fille
Je suis fière de ce qu’elle est devenue
Ma mère me dit que j’ai de la chance
Est-ce que de la chance, je ne pense pas
A travers elle, je me revois, tant de choses en commun, les lectures qu’elle a que je ne n’avais pas, la musique, elle s’en rassasie aussi
Je ne m’inquiète pas pour elle, elle trouvera sa place, elle a du ressort, une extraordinaire faculté d’adaptation, un détachement des biens matériels, de l’énergie, de la force
Elle a rassurez-vous plein de défauts, de ces trucs qui m’agacent..
Elle rayonne, ici, chez nous, apporte du positif
Avec son humour corrosif, nous rions, beaucoup
Il y a deux jours, j’ai eu l’envie d’aller voir l’expo Calder à Beaubourg
Je me suis dit qu’il faudrait que je trouve quelqu’un pour m’accompagner
« Moi ! «
bien sur, toi ma fille, c’est avec toi aussi, quand tu auras envie que je ferai des escapades
Aussi longtemps que tu voudras, je te tends mes bras, mon cœur,
Tu es ma fierté