
Quand quelqu’un venait nous rendre visite, Tarzan aboyait, c’était notre sonnette, notre carillon, ma mère s’avançait vers la barrière
Notre chien n’était pas féroce, mais par précaution, il était attaché quand il y avait des enfants
Les voisins ou famille venaient sans prévenir, nous n’avions pas le téléphone, c’était ainsi, si la porte était fermée, c’était remis à plus tard
On ne s’annonçait pas, on ne prenait pas la peine de prévenir, il y a avait toujours de la réserve pour manger ensemble, un morceau de lard fumé et des œufs pour une omelette
J’aimais bien les visites, pas toutes mais en général, c’était vivant
Mes parents étaient accueillants, disponibles, rieurs .
Aujourd’hui, les moyens de prévenir sont vastes
On ne parcourt pas de kilomètres pour trouver la maison close, on a peur de déranger, alors on téléphone, on envoie un texto, un mail
Parfois les gens ne répondent pas aux mails, ne rappellent pas après les messages laissés, alors on attend, on doute, on n’ose pas relancer, on se rate
C’est le paradoxe, tant de moyens de communiquer, et tant de codes à intégrer, avec untel, c’est le mail, avec un autre le téléphone..
Je m’interroge sur tous ces codes, couper son portable, ne jamais consulter sa boite mail ??
Et tous ces codes d’accès, ces portails, sonnettes, barrières …assurant la sécurité
Chez nous, le portail est grand ouvert toute la journée, pas de sonnette, ceux qui nous connaissent passent, reviennent, restent
C’est facile
» entrez «
un peu comme à la campagne, sans chien jappant, seuls des chats errants, déambulant, apaisants ..