De tant à autre, sur le boulevard qui entoure ma ville, je me retrouve en voiture, à côté d’un camion rempli de cochons
Je suis attirée par leurs cris, j’aperçois leurs groins tentant vainement de sortir de là
Ont il une simple idée de leur destination, je sais, tout est bon dans le cochon, ma préférence va au filet mignon
Dans la nuit de lundi à mardi, dans cette même petite ville, il y eut
un lâcher de cochons
N’allez pas croire à une fête locale, une feria, où le taureau serait remplacé par le porc, n’allez pas imaginer non plus une manifestation du FLNC (Front de libération Nationale du cochon ) rien de tout cela
Il s’agissait juste d’une manifestation, un grognement des agriculteurs mayennais
Il était un peu plus de minuit quand des agriculteurs de la FDSEA et des JA (Jeunes agriculteurs) de la Mayenne ont lâché plus de 200 porcs devant la préfecture. Les grognements et les couinements des bêtes effrayées ont certainement réveillé les riverains du quartier et le « spectacle » a duré jusqu'à 4 h 30 du matin(a suite par ici)

C’est quand même dommage pour eux, les magasins de la rue de la Paix étaient fermés, le théâtre aussi ( Risette, tu te souviens, c’est la rue plus chic que Kensington High Street, là où les grooms portent les sacs des chics saoudiennes )
Mais où sont allés les cochons, à la gare, tentant vainement de prendre un TGV sans réservation, chez ma coiffeuse, au bord la Mayenne,
On ne saura pas, c’est un mystère entier, comment sont ils retournés au bercail ?
Qui sait, l’un d’eux s’est peut planquer dans mon jardin avec les cochons d’inde
L’été dernier, mon père a perdu un cochon, un porcelet qui a fugué, un soir de juillet
Fort heureusement, en campagne, la solidarité n’est pas un vain mot et des voisins l’a reconnu ( ne me demandez pas de détails ) et l’ont capturé
Quand mon père est venu le chercher, il a eu droit à une bonne leçon
En ville, ce sont les gamins qui se perdent dans les magasins …