
Au début de notre rencontre, lorsque j’allais dans la famille de Jérôme, ou à des dîners professionnels, il ne présentait pas à l’entourage
Je pensais que je lui faisais honte, je restais dans un coin, à engager comme je pouvais la conversation, je me sentais plutôt seule, ça m’aura presque donné envie de pleurer
Jusqu’au jour au j’ai compris, que mon homme n’avait pas reçu les codes d’accès aux règles sociales
Dans sa famille, les choses semblaient très simples, l’accueil était chaleureux, il y avait toujours plein de place à table mais chacun faisait comme il voulait
Lorsqu’un plat passe, on se sert, sans trop se préoccuper des quantités et il se trouve parfois que les derniers …………
J’ai observé tout ça, j’en ai parlé et j’ai regardé aussi mes propres codes
Ma mère nous avait habitués aux règles de bonne conduite
Elle était femme de ménage et garde d’enfants chez « les gens riches « comme elle les appelait
Elle connaissait leurs codes, dans ce domaine elle était irréprochable
Les coudes jamais sur la table, les genoux, bien droits sous la table, on ne fait pas de cuit en mâchant (je ne supporte pas le masticage et les bruits de bouche au cours des repas ) on ne coupe pas sa salade verte, ni les asperges …
Néanmoins il m’a manqué des codes, des moyens de communication mais au fil des années j’ai réussi à en assimiler de nouveaux, la courtoisie, le respect de la hiérarchie, la prudence, la réserve, la manière de me vêtir en fonction des circonstances,
J’ai appris à étoffer mon langage, enrichir mon vocabulaire, cerner ce que les autres attendaient de moi et pas forcement ce que je voulais changer chez eux
Je ne suis pas stricte sur l’éducation de mes enfants dans ce domaine, j’ai fait des ratés
Mais au fur et à mesure qu’ils grandissent, je leur dis, ou redis qu’il y a des règles essentielles pour s’intégrer
Ne pas se mettre en avant, observer au départ, rester polis, même si on estime la situation injuste et ne pas finir toutes ses phrases par P..n de Bo. l de Me .. !
Je vois des enfants, des ados, des adultes qui ne possèdent aucun de ces codes, je crois que bon nombre d’entre eux auront du mal à se faire accepter dans un nouveau travail, un nouveau groupe
Les relations humaines sont comme un immense château dans lequel sans aucune clé, il ne faudrait pas s’étonner de dormir dehors