Début de semaine, j’ai été envahie par un sentiment qui visiblement ne faisait pas que passer
« Ce blog est lassant, les billets sont ternes, les sujets fadassent «
Il m’apparaissait comme un vieux magazine , vous savez ceux que l’on trouve dans les salles d’attente , lus et relus , les pages imprégnées par les odeurs des patients , empilé au milieu des autres , sans grand intérêt …
Mon cerveau ressemblait à une orange oubliée dans une corbeille de fruits , recroquevillée , pas moisie , juste sèche , pas au point d’être jetée , mais encore moins d’être mangée
Alors je me suis dit que je mettrais ce blog en pause, c’était le moment
Mon cœur, est bel et bien envahi par les tracas des uns et des autres, tracas sans gravité certes, mais qui au quotidien me demandent de la ressource
Et c’est là, ailleurs qu’il me faut puiser
Mon jardin est en friche, le froid n’a pas dit son dernier mot, j’ai envie de creuser, de mettre mes mains dans le sol, sous un halo de lumière, mais il va falloir attendre
J’ai envie de couleurs, de fleurs, de sable, de galets, de palmiers
Il va falloir attendre
J’ai beau me convaincre, patienter, je trépigne, j’ai besoin de ça, un point c’est tout !
Pour pallier à ça, j’ai voulu acheter quelques fleurs, mais rien de bien coloré chez les fleuristes mises à part quelque gerberas, je n’aime pas les gerberas !
J’ai tenté de faire un peu abstraction
Et ….la chaleur de ma sphère virtuelle et bien réelle m’a rattrapée au tournant , petites et grandes conversations qui ravivent brusquement mon cerveau orange , virée « solde « avec Pierrot Bâton que je raconterai forcement et autres moments bénis !
Je me suis contentée d’un petit bouquet de tulipes blanches que j’ai mises en valeurs dans des bacs en zinc , un nouveau presse agrumes tout rutilant et la légère vague de doutes est passée
Faisant place à un train train tout à fait supportable
J’ai appliqué ce que je conseille souvent aux autres
« La morosité est une mauvaise graine qu’il ne faut pas cultiver, elle se propage plus vite que l’on voudrait, avec des gants, il faut mieux l’arracher «
Attrapez vos gants, mais ne pressez pas trop mon cerveau orange, j’en ai encore besoin …
Intact .