Aux noces , il était de bon ton, pour que tout soie réussi, d’entendre une chanson en patois
Chanter en patois, pas si facile, certains convives parlaient bien le patois mais chantaient comme des bourrins, d’autres chantaient pas trop mal mais avaient un accent peu approprié
Léonard avait ce talent, il interprétait « Sus la mé « avec beaucoup de justesse et avec un accent authentique ( ce mot est placé pour Bleck ) ,chanson composée par Alfred Rossel
Tous en chœur, les invités reprenaient le refrain en se dandinant et en se serrant les coudes
Extrait
Quand on fait ça , y’en a toujours en un qui n’est pas en rythme et on se retrouve en écarter les bras bêtement , c’est ridicule
Le refrain
Quaund jé syis sus lé rivage
Byin tranqŭile : ête-ous coume mei ?
Je pense és syins qŭi sount en viage
En viage ou louen sus la mé
En viage ou louen, en viage ou louen sus la mé
Sur la dernière phrase, c’était parfois dur pour les oreilles , parce que ça monte haut et y’en a qui gueulaient un peu trop sur ce passage là
Peu importe, je ne sais si cet hymne est encore chanté dans les noces du Cotentin mais je garde la mélodie en tête , de Barfieu jusqu’à Gouryyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy !
Une autre version chantée par le marchand de cidre de Mlaféeclochette qui vit du côté de Groland