Ma petite fille, ma Rose, grandit, un peu trop vite. …
Alors que l’an passé elle portait du 10 ans, voilà que les 12 ans semble un peu juste, elle prend une taille par saison, il faut donc renouveler les vêtements de printemps
Ce n’est pas compliqué
J’ouvre la porte de la grange , je monte l’échelle de la mezzanine qui stocke les décos de Noel , les jouets qui servent plus , le matériel de camping qui sert pas non plus , mais qu’on garde , et les cartons de vêtements
Je trouve sans aucun mal les pantalons, débardeurs et tee shirts, tuniques d’Ellen que j’avais soigneusement stocké par taille
C’est parfait, en très bon état et encore portable
J’avais acheté des choses basiques, qui se vendent encore dans les magasins d’enfants, pas question à 10 ans d’aller s’habiller chez Zaza ou chez Punkie
Un coup au lave linge et zou, sur le fil !
Je dis à Rose que j’ai trouvé plein de vêtements de sa grande sœur qu’est à l’université , elle est fière de ça , et elle est contente
Il serait quand même et j’ose le dire haut et fort, inconcevable que ma fille rechigne à porter des vetements pas neuf
Je ne les ai pas habitués à ça, encore à son âge Rose ne choisi pas ses vetements le matin, elle est capable de mélanges un peu « olé olé «
Tant pis pour ce manque d’autonomie, ça viendra à temps
Je n’ai pas de souvenirs d’avoir porté les vêtements de ma sœur ainée, mais je me souviens bien que parfois ma mère nous achetait les mêmes robes, je ne disais rien, mais au fond ce n’était pas judicieux d’être habillées pareilles
C’était l’époque
Ma tante Margot qui avait eu 9 enfants dont 6 filles à suivre , faisait faire des tenues pour les mariages, elle était toutes vêtues pareilles !
Je n’ose pas imaginer combien d’années la dernière a du porter la robe jaune au ruban vert
J’aime beaucoup l’idée de recycler les vêtements, leur donner une seconde vie, lorsque ceux ci ne sont pas troués, ou boulochés
Les fripes se consomment comme du papier, à peine portés, déjà jetés …
Ellen me demande souvent de l’accompagner quand elle a besoin de vêtements, elle préfère mes conseils à ceux de ses copines, et toutes les deux, nous avons nos codes, nos habitudes, nos rituels
Elle était heureuse de revoir ses tuniques de 12 ans, de les « partager avec ça sœur «
Je suis rassurée de ne pas les voir sombrer les uns comme les autres dans cette frénésie de la consommation et du paraitre
Oui, mais au lieu de leur faire écouter Henri Dès
Ils ont écouté Jean Jacques