De bon matin, nous voilà en route, avec Pierrot Bâton et Clotilde pour deux heures de marche le long du halage
Clotilde a emmené son toutou, un petit truc qui marche de travers et qui adore les sorties
On stoppe la voiture près de la première écluse, du côté de l’Huisserie, et c’est parti, droit devant
Le premier joggeur en nage nous interpelle
« Prenez ce chien, il me suit, il est perdu mais ce n’est pas le mien «
Et ben, on n’a pas prévu d’adopter un chien nous !
Visiblement, il est à personne, un fox tout foufou, qui traverse trois ou quatre fois la nationale, faut être réaliste, ses minutes sont comptées
Un homme nous cause de l’autre côté de la route , il vient de perdre son taf , il est venu en stop de l’Essonne , et repart avec son cheval vers Mayenne , tous les chômeurs sont des fainéants , lui a monté une affaire , mais il va rebondir , oh lala , on va passer des heures à écouter le coco , faut d’abord sauver le chien
Clotilde attrape la bête et l’immobilise en bidouillant la laisse de Snoopy, voilà les deux toutous au poteau
Maintenant, faut prendre une décision, toutes les trois sommes d’emblée d’accord qu’on va tout faire pour que le chien retrouve ses maitres
J’attrape mon zifon, et j’appelle la police Municipale. Personne, Bravo la Polich !
Puis, la SPA, répondeur, pas ouvert pour le moment
On décide d’appeler la clinique vétérinaire, au cas où …
La gentille dame de l’accueil nous propose de venir avec le chien égaré
Demi-tour !
Le chien foufou mais pas malin n’a pas l’habitude de la laisse, et on doit le porter dans nos bras !
La rigolade ! On se relaye
Arrivées chez le véto, Pierrot parle au chien, lui explique ce qui se passe , cellule psychologique en sorte , la dame regarde le tatouage, et en un rien de temps retrouve les coordonnées du propriétaire, merveilleux !
Elle appelle, laisse un message sur le répondeur, et nous propose de garder le chien jusqu’à ce que les gens viennent le chercher
Cold Case !
Nous repartons marcher dans le bois, et espérons bien que nous ne trouverons pas de cadavre dans les buissons.
Parce que....on a quand même perdu un peu de temps