Durant ces deux jours, j’ai passé beaucoup de temps avec mes parents, parlé avec eux, prendre le temps ….
Ils vont bien, très bien
Ma mère a fait appel à une aide ménagère, je lui avais amplement conseillé de se préserver, son dos la fait souffrir quand elle doit exécuter certaines tâches quotidiennes.
Elle accepte enfin l’idée de demander, belle avancée.
Je lui ai dit qu’elle avait largement travaillé toute sa vie, et que se faire aider était le meilleur moyen de s’offrir un bon sursis, de ne pas souffrir
Le chemin était un peu long, elle est satisfaite, et ne se laisse plus ronger par cette culpabilité
Savoir se faire aider le moment venu
Nous avons abordé pour la première fois la question de « l’après «, en toute simplicité
J’ai demandé à mes parents ce qu’ils voulaient et ce qu’ils ne voulaient pas
Mon père fera une lettre avec les démarches à suivre, et c’est bien je crois d’anticiper ces affaires là
Grande révolution, j’ai proposé à ma mère de trier le buffet de la salle à manger, mettre en accès les morceaux qu’elle utilise souvent, agencer au mieux, récupérer de l’espace
On a fait ça ensemble
J’ai proposé à mon père de mettre des post it sur les portes pour qu’il s’y retrouve mieux, il a rigolé
Le Larousse des années 70 et le Quid 1985 ont eu droit de rester à leur place
Les recettes du Therbomix acheté en 1976 et une assiette rapportée de Rome sous Paul VI par ma tante Suzy sont montés dans le secrétaire
Puis j’ai proposé l’aide de Jérôme pour trier le grenier
Le grenier, pièce inaccessible ou s’entassent des vieilleries remplies de toiles d’araignées
Il s’y trouve deux buffets, remplis de choses inutiles
Les deux buffets encombrent, mais comment les sortir par la petite porte d’un mètre de haut ?
Ils se trouvaient sous le toit quand mon père a monté la cloison, pour les sortir, il faudra les scier
« Ah oui, c’est vrai, j’y avais pas pensé « a déclaré Clément dans un grand éclat de rire !