Un lundi matin presque ordinaire
Mark n’a pas cours, il dort
Rose se tire vite du lit, elle déteste être à la bourre
J’ai un peu de mal à en sortir, mais une fois debout, tout va bien, mal nulle part
Un lundi matin, ciel chargé, ciel de presque printemps
Je roule le long de la Mayenne, je dois rapporter la clé de la salle où nous fait notre journée de répétition la veille
Je ne traine pas, je n’aime pas ces moments là
Le vide de la salle sans nous, c’est d’un triste
Comme un lendemain de noces réussies
J’envoie quelques messages, je lis les réponses
Le lundi matin, y’a souvent du vide dans les cœurs lourds
Ellen m’annonce par SMS, son train au départ de Bruxelles est supprimé
Elle devra prendre le prochain, je lui explique que ce sont les aléas des transports en commun, que l’essentiel c’est de ne pas rester en rade à Paris
Je pense à ceux qui ont repris le travail
Au retour je suis décidée à faire du grand ménage, j’aurai peut être terminé à midi
Mark fait son apparition, il m’aide à ranger la cuisine en parlant aux chats
Rose va bientôt rentrer, elle n’aime pas aller déjeuner au self, elle aime sa maison, après tout, je comprends bien, manger au calme, retrouver ses bouquins avant de repartir, c’est mieux que d’attendre dehors dans les courants d’air
Les lundis sont des jours particuliers, on laisse derrière nous des souvenirs du week end, on recharge les batteries,
Quand j’étais étudiante, je n’aimais pas le lundi, le trajet vers le Havre, la transition famille amis
J’étais souvent étourdie
Le lundi, il faut se réadapter, et digérer
