Verser la poudre dans le fond de la tasse, un peu d’eau bouillante et voilà le café instantané est prêt
Pouah ! J’ai du mal à avaler ce genre de breuvage même si je ne fais pas ma difficile quand on m’en offre, y’a des gens qui n’ont pas de cafetière
Nous avons tous été fascinés par le Polaroid, cet appareil qui régurgitait illico la photo toute collante du cousin en communiant et de son parrain endimanché
La photo était éphémère mais faisait de l’effet
L’appareil instantané
L’instant, éphémère, furtif, l’image captée, le café vite fait, vite avalé, et depuis quelques années, la discussion instantanée
Le principe est simple, vous êtes connecté sur un site, vous avez le lien de quelques personnes elles mêmes en ligne sur ce site, vous échangez des messages, réponse immédiate, cachée, bien évidement
Je me souviens du succès de MSN où se ruaient les ados pour causer en privé avec leurs copains, amoureux, je n’ai jamais ouvert de compte sur ce site
Et puis Skype, ou FB qui proposent aussi ce genre de service
J’aime ça, c’est clair et net, la messagerie rapide est facile à utiliser et surtout très économique quand vos proches sont à l’étranger
Je pratique pas mal avec Ellen, le soir surtout, mais sans y passer des heures, elle a sa vie, son monde et c’est très bien comme ça
Dès qu’elle en a besoin, ma nièce qui réside en Australie m’interpelle aussi en messagerie instantanée, elle est loin, on s’échange quelques mots et on se quitte
Maintenir le lien sous cette forme, est un outil comme un autre, sans contrainte ;ce genre de papotages virtuels peut vite déraper j’entends par là, bouffer notre temps
Je connais une personne qui ne m’aborde jamais dans la vraie vie (peut être parce que je ne suis pas disponible, c’est un fait) mais qui ne perd pas l’occasion de tailler une bavette par messagerie
Je crois que ça lui fait grand bien
Je cause de cette manière avec quelques personnes, il faut avoir quelque chose à se dire, parler de la météo et du prix du fuel, ce n’est pas la peine
En revanche, j’ai du mal à interpeller, toujours peur de déranger, comme au téléphone, même si, il est facile d’écrire « ok je te laisse à + «
Etrangement, j’ai pu avoir des échanges très confidentiels et rares par ce mode de communication, et je les savoure
Je le fais quand je me sais disponible, et quand je sens l’autre entièrement disponible
La question, la réponse immédiate, ponctuée de smileys, c’est drôle, tendre. Je dois avoir conservé mon âme d’ado, oui, c’est ça … Et alors ?
Y’a pas de limites d’âge pour ça.
photos du Net