Un jour, je visite un de mes blogs chouchous, et en commentaire, je vois le passage d’une blogueuse que j’avais connu les années passées, qui se réjouissait d’avoir vu de la lumière sur ce blog laissé en friche quelques temps
Elle donne des nouvelles, blablas, moi, je. Et là, je me dis « quel culot ! «
Cette personne dans le passé avait envoyé paitre le maitre des lieux, avec véhémence, ça m’avait choquée, j’avais trouvé cela humiliant, tout en étant pas concernée, comment peut on oser faire ça, parce que venant de lui il n’y avait aucun mot de travers
J’aurais pu oublier
Et bien non
Je me souviens de trop de choses et parfois ça m’agace
Certainement parce que ça me renvoie à cette peur d’être éjectée, indésirable, ces gens que vous avez en ami sur FB, qui d’un simple clic vous vire de leur liste, ou ceux qui ne répondront jamais aux commentaires, alors que d’autres recevront des tartines de mots.
Non pas que je cultive la rancune, mais chaque fois qu’on tient à mes oreilles des propos contradictoires, j’ai une lumière qui s’allume
Chaque fois que je vois resurgir un lecteur ici, qui poste rarement, je suis flattée par autant de fidélité, je m’en veux de laisser filer des réponses d’ailleurs, comme à Brigou qui m’a gentiment informée qu’elle partait en vacances, et à qui je n’ai pas répondu
On a beaucoup parlé de la mémoire, sélective, la mienne est principalement accès sur ce que j’entends , des bouts de conversations que j’enregistre, des tranches de vie, des histoires qui ne pourraient présenter aucun intérêt mais que je parviens à raccrocher tout en étant complètement en dehors de tout
Soyons conscients d’être tous éjecteurs et éjectés, on balance, nous sommes balancés, dans la vie comme sur le net, qui n’est que le reflet des liens humains
Je ne peux pas parler d’indifférence, chaque fois qu’on refuse un temps à partager, j’ai besoin de trouver des excuses, et je suis capable de grognasser, chercher un pou, une petite vengeance, et toc !
Mais avec les gens que j’aime fort, ça passe si vite
Toujours rattrapée par les sentiments Jeanne la grande affective
Je ressens rarement la haine, très rarement, je dois pourtant être haïe par quelques personnes, forcément, je n’éprouve jamais ce sentiment, je peux exprimer un certain dédain, j’avoue, mais pas au point d’entendre mon cœur cavaler en me trouvant face à quelqu’un , faut dire qu’on me chercher rarement du mal
Suis-je exclusive ? Ais je besoin d’avoir ma cour, ma garde rapprochée ?
J’ai besoin de mes épaules aimantes, je les ai cernées, fidèles parmi les fidèles, bouclier qui me permet d’affronter le reste
Dans des circonstances extrêmes, j’ai un mal fou à éjecter quelqu’un de vive voix
Faudrait peut être …
Trouver les mots justes, mais ça fait tellement mal
On l’a tous vécu sur les cours d’école, des larmes plein les yeux
Ça nous renvoie à ça ….
Dans d’autres circonstances …inévitablement