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  • Les mayennais haguards

     

    Chaque été, c’est avec grand plaisir que nous convions des amis mayennais ou d’ailleurs sur mes terres haguardes, à la découverte de ce pays brumeux subitement connu par les Déferlantes de Claudie Gallay, et aussi pour ses deux usines implantées depuis tant d’années

    Nous avions donné rendez vous à Gilles, Flora, Fred et Laura en fin de journée ce vendredi là afin de profiter un maximum de ces deux jours de vacances, direction le grand nord, pause sur le bord de l’A84 près du Mont St Michel, avec des bonnes salades et rillettes de chez Paul, bière et rosé, ça commence  toujours comme ça

    Vers 22heures nous déposons Mark et Rose chez mes parents, pas le temps de  s’arrêter, j’ai réservé trois chambres d’hôtes chez Jean René, il est peut être déjà couché le bonhomme, le temps d’aller jusque là bas, faut pas trainer

    La nuit tombe, nous arrivons dans une cour, il fait froid, très froid, un vent qui saisit, comme si en une demi heure nous basculons en plein mois d’octobre, c’est troublant

    Personne dans l’ancien corps de ferme rénové, je prends mon zifon et j’appelle le René,  « entrez par la véranda verte « 

    La déco est moche, rustique, cuivres, tapisseries de notables aisés des seventies, un peu comme chez mon oncle Henry, c’est vieux, mais c’est propre

    Une femme nous indique les chambres réservées, nous avions déjà logé ici avec Peter et Maggie il y a quelques annéesIMG_3774.JPG

    On rigole bien en choisissant nos chambres, les tapisseries et sanitaires sont d’une autre époque, autre temps, autre saison, le vent souffle sous le velux alors que la France entière crève de chaud

    Pas vraiment envie de dormir , nous cherchons un endroit pour nous poser tous les 6 , un petit salon en recoin sera parfait , les hommes sortent la bière ,c’est la première fois que nous partons en week end , les liens se resserrent , ça va être bien , c’est une évidence ,nous papotons , rions , avant de retrouver nos lits kithchissime et les lampes de chevets caméléon reliés à des prises de courant des années 50  , et surtout , savourer le chant du sanibroyeur , un sanibroyeur c’est un concept que nous avions tous oublié

    Le lendemain matin, nous nous retrouvons joyeux dans la salle du petit déjeuner, Jean René sert le café, j’active le troupeau, nous embarquons tous les six dans le véhicule familial, le soleil est radieux, un vent acceptable, direction Vauville

     

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    Il est neuf heures , la vaste plage est déserte , le nez de Jobourg est dégagé , un bleu de ciel , une mer azur , grande sensation de liberté , de bonheur , chacun se laisse aller , rien à penser , juste le plaisir d’être là , ensemble , nous marchons presque une heure en papotant , les vestes polaires ont valsé , mon chèche blanc est écarté , il commence à faire  presque chaud …

     

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