Quelques semaines plus tard, je recevais un courrier m’informant que j’étais admise à la deuxième partie des épreuve de sélection . Ma mère dotée d’un éternel optimisme, me dit qu’elle n’y croyait pas du tout, mais qu’il fallait quand même que je tente ma chance une deuxième fois . Elle décida de m’accompagner..
Nous sommes parties en train la veille, passage par Caen, puis Rouen, au final je me demandais si passer par l’Angleterre n’aurait pas raccourcit le trajet.
Le soir nous avons dormi dans un hôtel près de la gare, ma mère à moitié claustrophobe souffrait de la chaleur, elle dormi très mal.
Le lendemain, nous nous sommes rendues au centre de formation à pied, découvrant la ville qui il faut bien le dire, n’avait pas un cachet particulier.
Ma mère était complètement perdue, elle n’avait aucun sens de l’orientation, elle me suivait confiante, à côté d’elle j’étais Jean Louis Etienne.Elle avait pourtant travaillé quelques années dans cette ville en 1950 mais ses souvenirs étaient bien flous.
Je passais une épreuve de groupe le matin, mon stress grandissait, pas celui des épreuves, non celui de perde ma mère ! Je la posais à un endroit et lui disais « ne bouge pas, je reviens dans deux heures », elle m’attendait sagement, riait beaucoup de la situation, était assez admirative de me voir gérer le temps et l’espace. Mais elle était à mes côtés et cela comptait beaucoup pour moi.
L’après midi, je passais la dernière épreuve avec une professionnelle, j’étais assez contente de moi. Nous avons repris un train en soirée et sans embûche avons réussi à retrouver le chemin du retour refaisant escales dans les deux villes transitoires …