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  • Mon ventilateur de poche

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    D’un naturel plutôt positif, je m’adapte tant bien que mal au changements climatiques de notre monde, enfin dans la mesure de mes capacités.

    En fait, je ne supporte pas la chaleur, au-dessus  de 25 degrés, je suffoque, je suis d’une humeur de chien, je me rentre, je bois, bref un cauchemar.

    Ainsi le printemps passé, je sais que le pire reste à venir, les chaleurs du mois de juin, de juillet et surtout du mois d’Aout.

    Je ne connaissais pas ce problème les 20 premières années de mon existence, le climat normand me convenait bien, j’ignorais tout bêtement que le mot «  chaleur estivale, »existait.

    Jusqu’au jour ou je m’installais dans l’Est, un vrai cauchemar le climat continental.

    Mon retour dans l’Ouest fut un peu plus acceptable quoique..

      Nous devions ce jour là faire un spectacle fin juin à la salle polyvalente sur le thème de la mer. J’aurais aimé savourer les vents marins et l’odeur de l’iode mais ce n’était pas out à fait le décor réel. La salle devenue cocotte minute à bien chauffé, garde bien la chaleur …et c’est vers 16 h que la troupe s’installa pour la mise en place et les réglages son.sous une température avoisinant déjà les 30 degrès. Je rappelle pour info que nous sommes 200sur scènes.

    Mais j’avais anticipé, je m’étais munie d’une bouteille d’eau bien fraîche, d’un brumisateur, d’une tenue légère et un ventilateur de poche..

    Oui, j’avais trouvé cet objet dans un magasin qui vend tout et n’importe quoi.

    C’était un objet de forme cylindrique d’une quinzaine de centimètres et muni de deux pales qui tournaient pour laisser dégager un léger vent, plutôt agréable.

    Alors naïvement j’ai sorti cet accessoire de ma poche et je me suis aérée légèrement..

    Vous imaginez bien tous les rires gras, les commentaires scabreux qui ont suivi de la part des ténors et des basses, en particulier les copains Paul, Jeremy, Léandre et les autres..

    Oui et il faut l’admettre cet objet avait l’allure de tout autre chose, son aspect, sa forme rappelait ces petits objets ludiques et très tendance appelés sex. Toys.

      J’ai cependant tout au long de la journée  eu recours à ce ventilateur dans l’unique but de supporter la chaleur déjà étouffante de l'après midi

    Le soir venu, nous avons revêtis vareuses et marinière, oui vous avez bien lu, ajoutez à cela la chaleur humaine de 2200 spectateurs, les chorégraphies assez remuantes, les projecteurs, et je pense qu’on avoisiner les 45 ° sur scène

    Au premier rang en spectateur se tenait notre nouveau maire( encore lui, oui ben après seulement une semaine, je ne suis pas encore remise ), il résistait lui aussi à cette suffocante chaleur, mais je ne manquerais pas de lui dire, qu’il doit sans tarder nous installer des ventilateurs géants pour fin juin, parce que vraiment mon objet de poche n’était pas assez efficace …

      Etrangement, j’ai survécu à cette chaleur, je n’ai pas fondu, je n’ai pas fait de syncope, je m’habitue donc déjà à ce que l’avenir nous réserve , ce fameux réchauffement climatique .

    Je me prépare alors à affronter un jour le Nevada, le Grand Canyon et le Colorado …mais j’aurai toujours mon ventilateur tout près de moi .