Par un beau samedi matin ensoleillé, deux policiers en uniformes sonnent au portail.
-« Madame T n’ayez crainte, Police nationale pour une simple enquête ;
-« Bonjour messieurs, c’est à quel sujet ? (je ne tremble même pas, je n’ai rien à me reprocher )
- « Vous faites des travaux ? » questionne l’un des deux brigadiers armés jusqu’au dents l’œil rivé sur un tas de graviers ( c’était à l’époque de la fosse )
- « Oui, mon mari «
- « Est-ce que vous avez une brouette ? »
- « euh oui … »
- « Vous l’avez encore, vous pouvez vérifier ? »
Je descends sagement au fond du jardin a proximité du clapier à lapins, ouf la brouette est à sa place.Je remonte au portail retrouver les deux shérifs.
-« nous avons trouvé une brouette sur le halage contenant de la gaine électrique, nous faisons une enquête pour voir si elle appartient à un habitant du quartier, vous comprenez, c ‘est dur pour nous, personne n’a porté plainte. »
Porter plainte pour vol de brouette, au commissariat, je n’y aurais pas pensé.
Je me dis alors que c’est grotesque, pense soudain à une caméra cachée, c’est peut être Jacques Legras qui est déguisé, en même temps, je ne vois pas de caméras …
-« Bon, excusez pour le dérangement madame, on va poursuivre notre enquête «
-« je vous en prie, au revoir messieurs. »
Notre ville est plutôt tranquille, réputée pour son nombre très limité en affaires de délinquance et autres délits.
Chers lecteurs, si vous avez dans votre entourage des gardiens de la Paix, las et épuisés de leur travail, conseillez-leur de demander une mutation, chez nous, ils seront en quelque sorte en pré retraite …