
Fin août nous allions souvent ramasser des mûres pour faire de la confiture
Nous marchions près de la voie ferrée, un seau à la main, j’en avais vite marre, le seau ne se remplissait pas vite , je craignais les vipères .
Je n’ai jamais trop aimé la cueillette des fruits
Les vacances me semblaient trop longues, la rentrée était mi-septembre, parfois le mauvais temps revenait, je m’ennuyais .
Nous ne partions pas en vacances, il y avait peu de passage chez mes parents, la marchande de poisson, l’épicier en camionnette, le boulanger, le boucher qui n’avait pas de frigo, une voisine qui portait une blouse à fleurs et des bijoux clinquants dont les mains étaient écaillées par la traite et sentaient toujours la crème et le beurre .
Nous allions à vélo chercher des glaces à la boulangerie, un porte bagage servait de sac, pas isotherme, à notre retour, les cônes glacés n’étaient jamais fondus .
Ma mère faisait ses confitures, nous épluchions des kilos de haricots verts, nous faisions quelques jeux de carte, le Monopoly .
J’avais toujours plaisir à me reveiller par ce que je savais que je ne devais pas partir à l’école
J’aimais l’odeur du matin, parfois nous allions retrouver ma mère matinale qui était partie au pré traire les vaches .
Mon frère rapportait des têtards, il arrivait à avoir des grenouilles .
Nos étés étaient monotones et routiniers
Nous n’étions pas malheureux, tout simplement parce que nous étions chez nous, c’était juste un peu trop long.