
Grosse frayeur il y a quelques jours :
Je m’approche de la cage des chinchillas et j’en vois une, inerte, collée contre le grillage, avec sa sœur blottie à ses côtés
Mon sang ne fait qu’un tour, je m’approche et j’aperçois les dents de la pauvre bête coincées dans le grillage
Ma ménagerie me cause bien des soucis en ce moment. Je ne vous embêterai pas avec mes tracas..
J’attrape une pince, je sectionne le grillage, mais ce n’est pas suffisant, les deux crocs de Churchill, sont littéralement accrochés à la grille de la cage, je suis obligée de les prendre, les crocs, et de tordre la coup de ma bête pour la délivrer ce cet horrible calvaire.
Elle gambade, et grignote à nouveau, je me voyais déjà l’emmener chez mon dentiste plaintif.
Quel soulagement !
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Cette anecdote me fit penser à une petite histoire qu’il m’arriva il y a fort longtemps, il y a 20 ans, à l’époque ou s’occupait d’enfants était un métier sans risque, ou presque..
J’étais animatrice dans un centre de vacances en Auvergne, un château délabré et absolument pas aux normes de sécurité abritait une soixantaine d’enfants
L’un d’eux, Farid, il doit être père de famille maintenant, passa sa tête dans les barreaux d’une fenêtre et resta coincé.
Appel des autres gamins, nous arrivons en force, et mystère, impossible de délivrer le pauvre gosse de sa prison
On avait beau tourner la tête dans tous les sens, rien n’y faisait, le cou, puis le corps, les jambes.. Panique, l’enfant pleurait et nous: » ne t’inquiètes pas, ta tête est passée et va ressortir, forcement «
Farid avait une tête très allongée, et bien sur, écervelés comme nous étions, nous piquions un épouvantable fou rire, incontrôlé, tentant vainement de sortir cette tête des barreaux vétustes
On y est parvenus, rassurez-vous, sans devoir user de la scie, ou appeler les pompiers ou autres professionnels urgentistes
Je me souviens très bien de cet épisode épique, attention au barreau des châteaux, des cages dorées, on peut y laisser sa tête ou ses crocs..