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  • Susceptibilité

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    L’institutrice du primaire avait dit un jour qu’elle ne prendra pas le risque de me disputer, idem pour mon frère, parce qu’elle ne trouvera jamais le moyen de nous consoler

    Nous étions très susceptibles, à la moindre remarque, celle de ma mère, je m’évanouissais, feignant la mort en la défiant, dès l’age de deux ans

    Cela m’a valu d’ailleurs des traitements lourds, mais j’ai survécu à partir du jour ou je suis devenue mon propre psy

    Je fanfaronne souvent mais en fait je suis restée susceptible, émotionnellement très receptive à tout conflit ou non dit

    Par exemple, j’invite des amis à dinner par mail ; au bout de quelques jours pas de réponses, alors je gamberge

    «  Mince, ils sont fâchés, j’ai dit quelques chose de blessant, il faut que je m’excuse, vite … « 

    ça prend une ampleur dans ma tête, ça dérape et finalement, je reçois un mail de réponse très enjoué et enthousiaste .

    C’est toujours ce même sentiment de ne pas se sentir aimé, cette espèce de chape qui pèse si lourd,  alors du coup, sans le vouloir j’hérite des non dits et des susceptibilités des uns des autres .

    Je les absorbe, je deviens médiateur, je temporise, j’écoute, j’analyse et j’essaye tant bien que mal, d’aider les autres à dédramatiser.

    Le problème est que je ne fais part à personne, rarement de mes blessures secrètes et du coup, elles restent .

    Celle qui m’a le plus touchée fut cette histoire là :

     

    J’avais pris ma nièce âgée de 12 ans environ en vacances

    Celle ci eu un geste, des attitudes peu acceptables, je jugeais bon alors de lui dire, avec tact et douceur, afin qu’elle sache que les adultes n’étaient pas dupes..

    Vexée, l’adolescente alla rapporter une version bien différente des faits, et impulsivement sa mère attrapa le téléphone, m’inonda de reproches et termina par la phrase fatale

    « je ne veux plus en entendre parler « 

    j’ai ressassé, durant des mois, ayant pris comme une injustice, ce sentiment qu’elle me haïssait, juste pour quelques paroles, celles que  j’attendais de la part des autres pour ma propre fille .

    J’en ai parlé à d’autres , je ne voulais pas me fâcher, j’ai repris cela avec ma nièce qui accepta et fut soulagée de l’explication

    Depuis les rapports ont changé, j’ai senti qu’un être me dominait, je ne recherchais pas son amour, son estime me suffisait..