
Une jeune mère me dit qu’elle refuse l’utilisation du four micro onde pour réchauffer un biberon pour son bébé
C’est son choix, ça ne me gène pas du tout, personnellement, je n’ai jamais accordé d’importance à ça.
Un peu plus tard, la conversation continue, sur les fameuses couches lessivables, elle veut tenter l’expérience, très bien ( mince, la conversation me gonfle, j’étais là pour déconner, et je m’étais pourtant entourée d’hommes pour éviter ce genre de conversations.. )
Les dessus, elle m’interpelle avec le mot, qui ne faut pas trop me dire « c’est un geste pour la planète, tu te rends compte tous ces déchets «
J’ai horreur qu’on me culpabilise, je ne relance pas le débat,
« - les gars vous avez pas autre chose à raconter ?? «
Plus tard, cette même personne, nous dit qu’elle est une accroc du portable au volant, qu’elle a beau se faire arrêter, rien n’y fait, elle conduit en téléphonant
Je ne peux m’empêcher de penser que c’est sûrement plus dangereux, surtout avec un bébé que le micro onde...
Je me tais parce à nouveau, je ne veux pas la culpabiliser.
Cette fameuse culpabilité, ce fardeau que nous portons, avons souvent hérité des nôtres, et qu’il faut bien du temps à dépoussiérer
Pourtant, je crois que c’est parfois un passage obligé pour réagir aussi.
Dans ma profession, j’exerce, forcement, une influence directe sur mes stagiaires
Certaines, se prennent, d’un bloc, une vision bien différente de ce qu’elles connaissaient de la pédagogie, de la place de l’enfant, du parent, et du professionnel .
Alors, dans leur rôle de mère, elles sont blackboulées
J’ai beau leur dire, qu’il ne faut pas prendre à la lettre ce que je leur enseigne, mais ma simple position, mon ora, fait que brutalement elles culpabilisent.
Je leur en parle alors, consciente de l’influence que j’exerce, je mets en avant le fait que la proximité, l’amour, et l’intention portée est tellement déjà considérable
Alors petit à petit, je sentis cette culpabilité se transformer en désir de mieux, cette force qu’elles trouvent pour aborder autrement les conflits rencontrés
(Je pourrais en écrire un roman.. )
Mauvaises mères, mauvais parents, enfants du divorce, père absent, parents indignes toutes ces expressions de comptoirs suffisent pour poser étiquettes culpabilisantes et réductrices.
Hériteront encore longtemps de ce poids,les mères culpabilisant de faire leur carrière au détriment de leur vie de famille,pères trop occupés par leurs contraintes , leur stress , mères et pères coupables de reproduire en force ce que leurs parents leur ont affligé ?
Cercle infernal .
Ne culpabilisons de rien, faisons le point, changeons de méthode, de stratégie, faisons des choix, ceux que qui nous semblent les mieux adaptés, parlons en, parlons avec eux ..
Mes parents ont fait des erreurs , ils ne savaient pas , je suis incapable de leur en vouloir de quoi que ce soit
par amour tout simplement ..