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  • Paroles , paroles et paroles ..

    8h 15, je suis prête, la voiture ne démarre pas.

    Je braille, je m’agite, je ne peux pas, ne veux pas arriver en retard

    Jérôme me dépose in extremis à mon lieu de travail, on a éjecté Rose à l’école   en passant

    Mon cours commence, mes stagiaires sont attentives, moins sur la défensive que la veille ,j’ai calmé et temporisé au bon moment .

    Je maîtrise parfaitement le sujet, je parle, j’écoute les réactions, tout va bien ;

     

    10h30, c’est la pause, je salue Anne Laure au passage, elle m’interpelle, et me parle de sa vie, c’est la première fois, je l’écoute, nous échangeons, et voilà, la pause est terminée, j’arrache un café à la machine vite fait.

    Je poursuis, l’auditoire est toujours attentif, perturbé par le malaise d’un stagiaire migraineuse

    Nous organisons son départ, elle ne peut pas rester dans cet état .

     

     12h30, la salle est vide, ouf, du calme, je mange sur place, froid, pas un bruit, je veux du calme

     

    13h00, je descends à la photocopieuse, je retrouve Josie, elle me parle de Suzy une de mes  amies qu’elle a rencontré

    Nous parlons un  quart d’heure, je dois y retourner .

    Le cours reprend, un temps de pause pour moi, je leur donne un écrit, ça grogne..

    Puis c’est reparti, Jeanne amorce les débats, les réactions, les messages forts, les yeux s’écarquillent, déculpabilisés, je frappe où il faut, les réactions sont bonnes, on avance ensemble

     

    15h30, un café, je vais en salle de pause, je lis la presse et je me gave de truffes, je ne sais pas qui les offre, mais elles sont sur la table , plus pour longtemps

    Je remonte, encore plus d’une heure, l’énergie baisse un peu, mais les stagiaires sont toujours bien présentes, je sens des changements , j’ai réussi.

     

    17h00 ,J’ai demandé à deux d’entre de me déposer au carrefour, ouf ! je suis rentrée à la maison, Mark arrive, j’ai soif, Jérôme a mis les pinces à la voiture, elle redémarre

    Je vais chercher Rose, je me gare sur le parking et décide d’aller chercher le repas chez Paul

    La serveuse me prépare ce que j’ai choisi et elle va chercher mon ami

    Je vais dans l’arrière boutique et nous retrouvons avec bonheur

    Gros bisous et parlotes, je dois filer, ma Rose attend, c’est long pour elle

    18h 00, je croise des femmes, je les salue, mais pas du tout le temps, ni l’envie de plus

    Retour à la maison, j’allume ma première cigarette, j’appelle ma mère, elle a été opérée des yeux, elle a souffert, je voudrais être auprès d’elle, elle a une voix claire, ça me rassure

    Louis m’appelle, me raconte son après midi, nous parlons de notre mère

    Je pause un peu, les enfants au bain, Ellen ne rentre pas, elle est partie à sa répétition.

     

    19h45, Jérôme rentre, nous parlons à table, c’est calme, j’aime ça

    Gilles lui a dit que Flora a été touchée par son billet, je lui raconte

     

    20h25, je saute dans la voiture

    En arrivant, j’aperçois un couple d'ados, deux silhouettes, je reconnais, c’est ma fille, je lui fais un bisou, je la reverrai que demain, mais je l’ai vue

    Je m’installe, Solène arrive, nous nous embrassons, on se comprend

    Je vais faire une grosse bise à mon ténor complice de scène, on s’est quittés trop vite dimanche, on le regrette

    Léandre est souriant, bises, bisous à droite à gauche

    Il manque du monde

    Coralie est bavarde, trop, je suis  hors service , je chante, Carla, Eléonore et Camille ne sont pas là, je chante, j’ai soif, j’adore ça, je ne m’en lasse, jamais,

    Je me retourne, un truc m’éverve, mais vraiment, je prends sur moi, je passe, ce paradoxe..

    22h30, petit instant magique, une chanson, une très belle chanson, comme je suis bien.

     

    Je salue Jeremy, grandes embrassades, les autres,  Clotilde, Pierre Alain, Patricia, Tinou …  on parlotte, on organise une sortie pour dimanche

    Pas le temps de voir tout le monde, j’aurais aimer  causer avec Théodore

    Jeanne, il est temps de rentrer, j’ai très soif .

    Je bois, dernière cigarette, je traîne sur les blogs un peu encore, je commente et ça marche pas

    Je me couche, et je parle encore toute seule, dans ma tête, je fais ce billet du jour sur hier,

    Combien de mots débités, j’ai parlé, causé toute la journée, promis aujourd’hui je vais rester muette

    Je m’épate moi-même..

     

     

     


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