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  • Les enfants chanteurs des seventies

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    Il fut un temps, dans ces années là, celle de mon enfance, où il était fréquent de découvrir des enfants chanteurs.

    C’est Marc dans son billet, » je suis les poppies « , qui m’a rappelé ces souvenirs là

     D’abord, les Poppies, un groupe de jeunes enfants et adolescents, pacifiques mais pas rebelles, qui chantaient en chœur, cheveux mi-longs et pat d’eph « non, non rien a changé  , héhé … « 

    Ils attendrissaient les familles, étaient en quelques sorte les fils rêves des français post soixante huit, textes parfaitement d’actualité dans  cette idéologie semi-laïque

    Que sont ils devenus, ont ils retrouvé leur Isabelle ?

     

    Et il avait Roméo, un gosse un peu grassouillet, très bien habillé,  bienvenu chez Guy Lux ou chez Drucker. Ma grand-mère le regardait avec émotion, il venait percuter son cœur de pierre avec mystère.

     

    Sa chanson maman était particulièrement protectrice, l’époque où les mères trouvaient en leur fils compassion et réconfort, la chanson est brève, la voix est juste, et le micro assez imposant (vous n’êtes obligés d’aller jusqu’au bout )

     

    Dans le même style, il y avait Noam, chanteur très connu pour avoir chanté le générique de Goldorak, célèbre dessin animé des années 75

    Noam, invitait sa mère à une boom au lycée ( oui, sa mère ! ) Et lui promettait ce soir là, de la faire danser  à treize ans on est un homme mais on va au collège pas encore au lycée !

    Regardez le public en liesse,( cela me fait dire qu’à l’époque le public des plateaux télé savait se tenir , aujourd’hui ils lèvent les bras en l’air comme des hystériques pour moins que ça )

     L’enfant touchait le cœur de sa mère certainement veuve, on avait l’art de faire pleurer dans les chaumières …

    Désolée mais j’adore l’intro de cette chanson, ah ben j’ai le droit !

     

    Et les filles ?

    A part la petite Frédérique du « téléphone pleure «  de Cloclo, je n’ai pas souvenirs qu’elles officiaient à l’écran

    Il faudra attendre les années 90 pour voir les Lolita sévir, Alizée, Lorie et compagnie, ce qui m’a valu des exquis moments d’observation de ce phénomène éphémère, passant par le transfert des pauvres mères tout juste sorties de l’adolescence, courrant acheter fan club à leurs progénitures et affubler leur chambre de ces horribles posters..

    J’ai résisté et j’en suis fière !!!

     

    En réalité j’aurais adoré ça enfant, chanter avec d’autres, des chansons qui disent que la guerre c’est pas bien

    J’aurais adoré ça.mais je n’aurais pas pu, j’étais trop complexée.

    Et puis mes parents n’étaient pas vraiment dans le show biz..

    Ils ne le sont toujours pas d’ailleurs ..

     Tandis que moi ....