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  • Le pompon

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    Ma grand-mère couturière nous avait initiés à l’art du pompon

    Pour fabriquer un pompon, il fallait confectionner deux  anneaux en carton, puis recouvrir les bords de cet anneau de laine, en passant par le trou de l’intérieur

    Je choisissais des couleurs dans des pelotes de laine entamées, à l’époque il y avait des laines chinées, je trouvais ça joli

    Quand l’anneau était recouvert, il fallait couper entre les deux bouts de carton et retenir de l’autre main, la laine

    C’était périlleux, nous avions des ciseaux qui coupaient mal, puis, l’opération terminée, je passais un fil de laine entre les deux anneaux, et je serrais très fort en nouant

     

    Puis arrivait le moment le plus jubilatoire, ôter les anneaux de carton, les séparer et apparaissait comme par magie, des laines serrées les unes contre les autres, formant une boule : le pompon

     

    Les plus paresseux étaient déçus car s’il n’y avait pas assez de laine, le pompon était chétif, il n’avait aucune allure

    Il fallait trouver de la laine qui se tenait bien, aussi .

    Une fois retirée de sa carapace, je tapais le pompon retenu par la ficelle pour qu’il savoure ses premières heures de vie

    Puis, avec un ciseau, j’égalisais telle une coiffeuse les dernières laines rebelles, pour donner à mon pompon la touche finale .

     

    Il fallait être sacrément agile pour faire des tous petits pompons, serrer les fils de laine dans un minuscule anneau de carton

    J’adorais faire ça, j’y passais des heures, faire des pompons

     

    (Si vous voulez plus de précisions allez faire un tour par-là, c’est très bien expliqué )

     

    Louis aimait aussi faire des boudins avec le tricotin

    C’était un cylindre muni à l’extrémité de quatres clous

    Il fallait passait de la laine autour, la relever au-dessus  des clous et par miracle, il sortait au bout de quelques heures, une sorte de boudin en laine bariolée

     

    Toutes ces créations très kitsch étaient absolument inutiles, ça ne servait à rien du tout

    C’était tout simplement une technique, un savoir-faire, futile, non rentable mais dans la mesure où nous utilisions des restes de laine, nous n’avions aucune restriction

     

    Cela occupait nos journées, entre deux parties de Mille Bornes et de Monopoly

     

    Et si vos enfants, neveux, cousins  s’ennuient et disent « chépasquoifaire «  et bien, une seule  réponse

    Fais des pompons !