Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • La cité des femmes

    équerre.jpg

    Ce professeur de maths avait la passion des chiffres, des stats, des racines carrées, mais il y avait quelque chose qu’elle détestait, c’était les élèves qui n’aimaient pas les maths,  ceux qui ne comprenaient rien

     

    Elle arrivait dans sa salle de classe, jetait ses clés sur son bureau en soufflant, remontant sa mèche de cheveux blonds et là commençait sa journée de calvaire

     

    Jeune enseignante, elle était chargée d’une classe de première littéraire, dont je faisais partie, des élèves particulièrement sympathiques, absolument pas rebelles, mais qui avaient une case mathématique vide dans leur cerveau

    Je ne comprenais rien, je n’écoutais rien, j’avais définitivement divorcé avec cette matière, j’allais en cours par obligation, je passais une partie de l’heure à papoter avec mon amie Chloé

    Elle ne virait aucun élèves, elle se plaignait de son sort, disait qu’elle n’avait pas de chance, que les A c’était pire que tout, que son gamin était malade, qu’elle était fatiguée …

    Soupirs et gémissement.

    Lamentations extrêmes …

     

    Un jour, elle eut l’idée de nous emmener au cinéma

    Quelle joie de rater un cours de maths et de voir un film ! Elle avait choisit «  la cité des femmes «  de Fellini

     

    L’action de déroule dans un train, un homme incarné par Marcello Mastroani, y croise des personnages étranges

    Le train s’arrête et l’homme se retrouve dans une sorte de palais ou vivent des femmes aux grosses poitrines, provocantes,

    Le héros erre au milieu de toute cette jungle féminine, ne me demandez pas la suite, je n’ai absolument rien compris

     

    Mais qu’elle idée cette prof de maths eut elle de nous emmener voir un truc pareil ?

    elle était sûrement abonnée à Télérama

    Ais je besoin de préciser qu’elle ne nous avait pas préparés à ce film et que bien sur, nous en avons jamais reparlé

     

    Non seulement j’étais fâchée avec les maths, mais cette expérience me brouilla définitivement avec le cinéma italien

    J’en ai vu des Visconti, Pasolini, Ferreri ( la grande bouffe dont on m’avait dit tant de bien ) rien à faire, je n’aime pas ces ambiances excessives où les acteurs parlent fort ou pire  les films lents et interminables..

     

    Je n’aime pas le cinéma coréen non plus, les films français, c’est rare quand j’ai un coup de chœur, je prefere de très loin le cinéma britannique ou américain

     

     

    Fellini… il doit avoir les mêmes problèmes à régler que Lars Von Striers …