Après quelques messages échangés avec SAPQ qui roule dans le TGV? je me dirige vers Rennes, avant que la nuit tombe
Il est à peine 16 heures, et ma copinaute me dit que je pourrai la retrouver dans la file d’attente devant le Liberté
Elle est folle !!!!!! 3 heures d’attente avant trois heures de spectacle debout
Je fais confiance, roule pas trop mal et me gare dans le parking de centre commercial tout près de la salle du concert
Ça c’est fait !
Je retrouve sans mal Sapq qui papote déjà avec les cinq personnes qui ont pris places contre les barrières
Et évidemment , on se récupère un boulet , un vrai , madame Jétoufé , qui nous bassine avec sa vie , nous colle au moins 10 fois qu’elle est copine avec Foulquier , qu’elle a tout vu , Brel , Ferré , les caves parisiennes , des nuits de folies , les franco , elle est imbuvable , méprisante aussi , je passe les détails elle connait plein de monde dans le métier mais paye toujours ses entrées , elle nous gave la mémère !
Une femme brune sympa, Elsa , parle avec le Doc, un personnage original qui fait son show un pass autour du cou
Ouverture des portes vers 19 h, je suis SAPQ dans la salle vide, impressionnant, et elle se pose devant la barrière de sécurité, et me dit « voilà ! Ça se mérite ça «
Le micro d’Hubert est à moins de trois mètres, je n’ai jamais vécu cette expérience là, ce « face à face « avec l’artiste
Evidemment, à deux reprises on tente de me soudoyer ma place, pour un gamin de 7 ans, je me demande ce qu’il fait là !
Je vais devoir apprendre à avoir une expression austère …juste dans ces moments là
Durant l’attente, nous lisons vos commentaires sur mon blog, on répond un peu , profitons aussi pour dire du mal de Vonric et j’échange des messages avec les amis de chœur qui sont dans les loges en préparation pour leur spectacle aussi
En première partie les deux lavallois montent sur scène
Bon, comment dire, deux passages à taratata, et voilà le petit Nicolas qui prend la grosse tête (c’est peut être le prénom qui fait ça), je ne le supporte pas, le guitariste reste très sympathique au demeurant
Je n’aime pas sa voix, ni les chansons, bon … c’est court et tant mieux!
La salle est bien remplie, y’a des ados, des quadra, des sexta, de tout en somme, c’est rare les artistes qui attirent toutes les générations
Quand Hubert arrive sur scène, je suis d’emblée sous le charme
Il dégage une force, une sérénité aussi
Il lance un regard complice à Sapq et Elsa qui fond de bonheur
Je comprends encore mieux combien l’artiste à besoin de croiser des regards connus, ce face à yeux quasi intime des premiers rangs, tant pis, je le dis, je connais ça !
Un concert, ça ne se raconte pas, ça se vit
Hubert est un homme charismatique , je capte ses expressions , son regard , ses mouvement de mains , il a de très belles mains , et il chante incroyablement bien , un phrasé parfait , une voix claire ,et rauque à la fois , un vrai interprète qui ne risque pas les reprises , c’est un avantage
Il reprend des titres des années 80, absolument pas démodées, avec des musiciens d’une qualité exceptionnel le qui ne se la pètent pas, contrairement à certains techniciens
C’est enivrant, assourdissant, étonnant, je suis heureuse d’être là, avec Sapq, on est tout simplement bien !
Son fils Lucas l’accompagne sur Mathématiques souterraines et je contrôle mes larmes montantes
Le concert s’achève vers 23h 30, nous rejoignons le souterain et assises dans la Clio, pousson un grand « ouf « de soulagement, ça fait du bien de s’assoir !
Sapq reste à la maison le dimanche, elle a prévu un autre concert, ça va être une autre chose !
En arrivant dans les loges des Ursulines, je retrouve les amis choristes, heureuse,
« Alors, c’était bien Hubert ? «
« Oh oui, au rang du d’vant ! «

Photo OF , parce que nous on avait pas le droit