Début d’après midi, je gare ma voiture à la préfecture, tout près de la statue de Derbré (Non pas Debré), c’est pratique. Il fait soleil, sans manteau, je remonte l’avenue Robert Buron
Passage à la radio locale, bons contacts, puis je traverse pour me rendre dans les locaux de notre presse locale
Les échanges avec la secrétaire sont cordiaux, rendez vous est pris avec un journaliste
En sortant, le ciel s’est assombri, quelques goutes dégringolent sur ma chemise noire, je n’ai pas bien chaud, mais ça va aller, je m’abrite sous un porche
La pluie tombe de plus en plus, je me pose sous un abri de bus
Et c’est un torrent d’eau, un déluge qui s’abat sur ma tête protégée par le plexiglas, ce n’est pas désagréable, une rivière se forme dans le caniveau
Il pleut, j’attends …
Un jeune homme arrive affolé, téléphone portable à l’oreille
« Putain, c’est la merde, j’ai mon gel, ça va couler, je ne peux pas marcher comme ça ! » dit il à son interlocuteur
Et la, je comprends son tracas, il a pris le temps de bien se coiffer, et le voilà désemparé
Qui viendra le sauver ?
Il tourne comme un fauve en cage e, il est dans un état épouvantable à cause de cette pluie, quelque chose me dit qu’il n’est pas du coin, il n’est ni mayennais, ni normand
Il est perdu
Je regarde toujours l’eau sale qui dévale la rue, j’attends, convaincue que la situation ne va pas durer
J’ai un peu froid quand même, mais je survis
Un bus s’arrête
« Y va à la gare ? « Demande le jeune aux cheveux gélifiés
Oui
Ouf, le gars s’engouffre dans le véhicule après avoir pris soin de mettre la capuche de son sweat sur sa tête
Sauvé par un TUL !
Je vois une percée de bleu dans le ciel, je me dirige vers ma clio, je dois alors rendre visite à Elise le long de la rivière
Photo du net