En vidant la poubelle de la salle de bain, j’ai aperçu au fond, trois petits trucs collés, durement tenaces
Des chewing gum !
Qui a mis ça là, comment ne pas penser à les protéger dans un morceau de papier
Je hais les chewing gum !
Ma mère nous achetait toutes les semaines un paquet de cette pate élastique
L’épicier n’avait pas beaucoup de choix, on prenait le gout chlorophylle, sans savoir ce que c’était de la chlorophylle
J’aimais bien retirer le premier chewing gum, après avoir ôté délicatement la languette de papier
Mais le gout ne restait pas bien longtemps
On avait quelques fois des malabars, avec le tatouage, vous avez connu ça
Evidemment, il m’arrivait de faire la bêtise de mettre une tablette de chewing gum dans la poche de mon jeans, et le papier alu restait collé, j’enrageais, quelques petits morceaux rebelles et tenaces donnaient un gout métallique à la friandise, pas bon …
Mon parfum favori, c’était l’orange, c’est certain
Puis les dragées sont arrivées, gout menthe, toujours dans le sac au lycée, le paquet aplati, cabossé
Une fois envolée de la maison, j’ai délaissé les chewing gum
Je n’en achète jamais à mes enfants, ceux qui me parlent en mastiquant bruyamment m’agacent
Surtout dans les lieux d’accueils, je n’aime pas qu’on me parle la bouche pleine
C’est curieux comment un gout familier peut disparaitre brutalement, comme le carambar, le sirop d’anis que nous buvions l’été avec des glaçons
Enfant ou ado, je n’ai jamais gouté aux chamalows, ni aux oursons à la guimauve, ni aux tic tac, aux menthos.
Mon point faible reste le bonbon au caramel, le vrai, le Dupont d’Isigny
Le chewing gum collé sous une chaise, ou sous une table, je le hais !
Pire encore, je maudis celui qui a jeté le sien sur le plancher d’un ferry grec en partance vers Paros, chauffé au soleil, collé sous ma semelle
Pire qu’une crotte de chien …
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