Ce soir là, j’avais décidé de me coucher avant 22h
C’est rare, mais parfois, je peux me montrer raisonnable
21h45, Paul m’appelle, notre conversation dure jusqu’à son arrivée dans sa maison au bord de l’eau
Pas loin de 22h15, je lâche mon Zifon
J’envoie juste un petit SMS dans le sud, c’est simple, rapide et je sais qu’elle est autant que moi accroc à son zifon, et que la réponse ne va pas tarder
Je ne me trompe pas
Elle a toujours des mots rassurants, réconfortants, elle sait rebondir , dans n’importe quelle circonstances
Alors on se souhaite une bonne nuit, avec des bises virtuelles
Et puis, un petit SMS de plus, tout petit, juste ça parce qu’on ne va pas se quitter comme ça
Puis, deux, trois, une photo de ses bébés, deux beaux gaillards de pas loin de deux mètres, une jolie brune au milieu, je crois que c’est sa fille
Mais non, elle se marre, c’est elle !
Et c’est reparti pour un bavardage illimité, mes doigts tapotent sur le clavier, les messages se croisent, accompagnés de simleys, parce que Célestine, c’est la reine des émoticônes
Grâce à elle, j’ai même téléchargé une application qui me permet d’ajouter des images et des « cool « « lol « ce qui a fait rire Serena qui forcément, adoooore !
Voilà, des centaines de kilomètres nous séparent, et comme elle le dit si bien, la magie technologique opère, et c’est fabuleux !
Comme deux copines nous voilà partie à papoter dans ce salon virtuel, et c’est bon !
Je lui avoue envoyer en même temps des messages à Ellen sur FB, elle fait pareil de son côté
Ah les mères !
Pourquoi donc cette frénésie de communiquer ?
Parce que nous aimons ça, c’est ainsi, et cela ne changera pas, je suis une dingo des mots, des blablas, j’aime, j’adore échanger
Je reçois des dizaines de mails par jour, des SMS à tout moment de la journée, des coups de fils, je suis souvent la dernière à quitter les lieux de réunions, je traine toujours sur les parkings même la nuit, ça fait 30 ans que ça dure, et je ne changerai rien
Et je trouve toujours, dans toutes circonstances des bavards, des pipelettes, des couches tard
Et avec Célestine, on s’est trouvées !
Nous nous quittons avec une belle idée, immortaliser l’instant tout à fait imprévu en publiant un billet même jour, même heure, allez donc voir le sien, ici

Il était tout de même 23h23 quand j’ai éteint la lumière …
apaisée et heureuse