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  • Le vieux poudré

    L’autre soir ,  j’allume la télé , il était pas loin de  23 heures , sur la une ,  Danse avec les stars ,  je peux pas tenir plus de deux minutes , c’est pas qu’ils dansent mal les vedettes , mais non , je tiens pas

    Et puis Amel Bent, j’aime mieux quand elle chante

    Je zappe chez Patrick Sébastien , et  qu’est ce que je vois ,  un gars pas bien  jeune , que je reconnais difficilement ,  poudré , fardé ,  veste rouge , bon le rouge je sais pas , mais c’est pas chouette , je me souviens Renaud en veste rouge lors de son retour pour Boucan d’enfer , non , faut mieux quelque chose de plus neutre , c’est comme les tailleurs rose bonbon à un certain âge faut éviter , c’est ce que je conseille à Pierrot Bâton

    Donc, le chanteur me rappelle les comédiens de l’époque de Molière, et le plus troublant, c’est qu’on dirait qu’il est coincé du cou, que sa tête et son corps sont attachés, et ça me gène, il ne bouge pas la tête, comme si un truc aller tomber

    Et je reconnais, Herbert Léonard !5415063713_164f8b88ed.jpg

    C’est pathétique, cette couche de maquillage, cette froideur.

    Ce chanteur là , je l’ai rarement vu sourire , pourtant , il devait être heureux quand il chantait , mais non , toujours un air à moitié hautain , je ne voudrais pas l’voir comme beau frère , il m’agacerait , et la Jeanne , quand elle a quelqu’un  dans le nez , elle n’est pas commode

    Un peu plus tard, je vois dans la télé, le chanteur Antoine

    Ah la la !!1_20090316_172448.jpg

    C’est autre chose, on dirait qu’ile revient du tournage de « seul au monde «, rescapé d’une île déserte, pas rasé, mais heureux

    En fait, à part les élucubrations, il a chanté quoi, je me demande, et ses pubs pour les lunettes, la belle vie dans les îles

    C’est certainement dur de vieillir, de laisser la place, y’en a qui s’accrochent, des  Michel Drucker, toujours là, coute que coute, trop peur de lâcher le métier

    Et les têtes de bois qui sillonnent les routes, chantant le même tube depuis 40 ans, ayant pour la plupart connue un succès éphémère, antiquités des années 80

    Peur de notre propre vieillesse, certainement

    Et le jour où on me dira «  Jeanne , c’est fini , faut changer de chorale , fini les chorégraphies , ta voix est foutue , tu dérailles , t’es has been ,  t’as les cheveux blancs , arrête les couleurs , le fond de teint renforce les rides et tes paupières sont trop chiffonnées pour supporter le blush … » aurais je vraiment la force de changer de route

    Pas sur …

    Je repenserai alors à Herbert Léonard chez Patrick Sébastien …