Après une balade dans Cabourg, nous avons posé nos sacs à Houlgate, délicieuse bourgade de bord de mer, beaucoup moins investie, un régal
Sur FB, j’avais posté une photo des parasols et Fantine commente ainsi « dommage, je ne suis pas loin «
Je lui réponds que le lendemain nous serions sur Honfleur, et que peut être une rencontre était possible
J’ai connu Fantine au lycée, nous avons passé 4 années ensemble, elle faisait partie aussi du lot des 15 redoublants de cette terminale A 2 de 1983, c’était une fille très rieuse, optimiste, très sociable, elle s’entendait bien avec Chloé, elle n’était pas complètement dans notre bande de glandeurs, mais elle avait sa place dans la classe, tout le monde aimait bien Fantine avec ses nattes remontées au dessus de la tête
Nous échangeons quelques messages privés et en un rien de temps, rendez vous est fixé le lendemain à Honfleur, 11heures trente devant l’Eglise Ste Catherine
Le lendemain matin, après un copieux petit déjeuner, nous quittons Houlgate pour Honfleur, longeons la côte, c’est agréable, parking près de la place de l’hôtel de ville, là ou nous avions aussi chanté l’été dernier
Nous marchons d’un pas alerte vers l’endroit de rendez vous quand tout à coup, je tombe nez à nez avec le gars du Sud et sa compagne
Ça alors ! Quelle surprise, ils sont en vadrouille dans la région en camping car, libres comme l’air
Nous causons un moment, de tout, de rien, c’est fort agréable, toujours étonnant ces hasards de la vie, on fait une photo, bonnes bises et bonnes vacances !
L’heure des retrouvailles avec Fantine approche, je ne dois pas la faire attendre, trente ans qu’on ne s’est pas vues, ça date..
Aucun mal a se reconnaitre, nous nous embrassons chaleureusement, elle est accompagnée de son fils, un grand garçon de 14 ans
Fantine vit en Seine Maritime depuis plus de 25 ans, elle a quitté Cherbourg elle aussi, nous papotons de nos vies du moment, de nos parcours, c’est plus qu’agréable elle est toujours rieuse et énergique
Nous parlons de Chloé, je tente de lui expliquer ce que j’ai pu comprendre de notre rupture, c’est comme ça, ne pas chercher l’impossible
Nous avons plus tard évoqué quelqu’un de nos copains communs, souvenirs lointains, je n’ai gardé aucuns contacts, plus de nouvelles.
L’instant fut savoureux, improvisé et furtif, je ne cherche pas à renouer avec mon passé, mais quand le hasard frappe de la sorte, faut pas bouder le plaisir de ce qu’on appelle les retrouvailles.
C’est aussi la magie du net, cette chance de pouvoir communiquer partout, avec rapidité et spontanéité
J’avais complètement oublié que Fatima était la nièce de nos instituteurs de primaire, aucun souvenir de ça. Quel triste sort c’est acharné sur cette famille.
Nous en avons tout de même conclu que nos professeurs au lycée avaient trop peu de conscience professionnelle, que nous étions complètement livrés à nous même, qu’il n’y avait pas de suivi, notre lycée était un établissement où régnait le laisser faire, sans trop de dégâts pour autant
Nous nous sommes quittées heureuses, nous avons déambulé dans cette charmante ville, un petit bonheur de plus à notre escapade, ça ne se refuse pas ? Faut juste savoir provoquer les rencontres, mais ça, vous le savez bien …
photo du Net