
La clé résonne dans la maison, la porte entrouverte offre le passage tant attendu au chat.
Le calme de mon abri est soudainement brutal, face aux rythmes et mélodies qui s’entrechoquent dans ma tête
Il est 1h30, pas un signe de fatigue, pas du tout envie de dormir,
Je monte l’escalier, le deuxième chat m’attend sur le balcon
Pas encore le moment de me coucher, je me pose devant le PC, je lis vos quelques messages, je fais une ballade sur vos blogs, le chat noir s’est installé sur mes genoux, il ronronne très très fort, se blottit comme un gosse, me regarde avec ses yeux d’émeraude
Ma soirée fut un voyage, une courte échappée de quelques heures
La magie opère comme une alchimie, quelques ingrédients nécessaires, un rideau rouge , des éclairages, des costumes satinés, un public, des corps harmonieusement calés et claqués, une voix, une autre, des voix, des mélodies particulièrement arrangées pour un mélange à la fois dense et moelleuses..
Quelques gorgées de breuvage, des sacs, des housses entassées dans la soute d’un autocar, nous calons nos corps sur des banquettes veloutées, épuisés, vidés mais la machine est lancée, puis moyen de l’arrêter.
Une heure de trajet, nous repassons en revue nos quelques années de chanson, 6 ans pour la plupart, des petits bouts de.. On chante, pas juste.juste pour prolonger, revivre, savoir si on se rappelle …
Se quitter est une épreuve, on aimerait prolonger toute la nuit, grandes embrassades et bisous claquants, hommes et femmes, on bise, bisous, comme des gosses qui voudraient pas aller au lit …
Toujours pas envie de dormir, le chat ronronne..
Une chanson raisonne encore, encore, j’ai quitté Broadway, je ferme mes yeux, je m’endors, avec la même envie de recommencer, pleinement consciente de cette ultime chance d’être embarquée avec les passagers de ce navire qui n’est pas prêt de sombrer..