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  • Genèse de l'addiction

    GENS DE MOGADOR.jpg

    Ce soir là, j’étais en vacances chez mes parents, je traînais devant la télévision, je n’avais pas envie de dormir

    Une série était diffusée, je ne l’avais jamais regardée .

    Une infirmière brune,  cheveux bouclés, très jolie prépare son mariage

    On ne la sent pas enthousiaste, elle fait les essais de robes, sa mère omniprésente semble l’agacer

    A l’hôpital ou elle travaille les médecins et les internes s’activent.

     

    Tout le staff médical la retrouve pour la cérémonie, les tables sont dressées pour la fête, au dernier moment elle renonce, et trouve du réconfort auprès d’un beau pédiatre, il est attentif, doux, particulièrement proche d’elle.

    Personnellement, je n’aurais pas annulé le mariage, j’aurais épousé illico massiasse le beau médecin, vite bien, bien fait, pas de gâchis.

     

    Le générique de fin défile, je sens alors  que ce n'est pas fini  pour moi, j’ai étrangement hâte de les retrouver, une envie dingue de continuer à suivre les histoires de Carol, de Doug .

    Comme si c’était des amis , des proches , étrange sensation devant une fiction ..

    Se termine alors la diffusion de l’épisode 25 de la saison 1 intitulé“every thing old is new again “ traduit par “tout recommence « , et commence pour moi une totale addiction,  les mois , années à venir me ramèneraient au Cook County pour  des centaines d’heures ,

    Chacun sa drogue, la mienne elle est là, replonger à ma guise aux Urgences, j’ai eu tout de même un grand soulagement en sachant que je n’étais pas la seule, parfois on se croit un peu cinglés .

     

    D’autres auront lu tout les Frédéric Dard, certains iront voir et revoir une comédie musicale, visionneront éternellement les « Stars Wars « d’autres se régalerons de péripéties de femmes désespérées, 

     

    Ma mère, elle adorait les « gens de Mogador «  , elle avait vu et revu plein de fois ce feuilleton diffusé en 1972, elle avait investi les personnages, comme des sœurs, comme sa propre famille faite de jalousies et de rancœurs

    Il n’y a pas de hasards.

    J’aime observer ça, cela ne mérite aucun mépris..