
Fraîchement installée dans cette nouvelle vie, j’aspirais à de nouvelles rencontres
Joseph avait croisé un couple, il me convia à leur rendre visite
Un soir de septembre, nous allons les voir, ils vivaient dans une maison de pierre, au fond la campagne, lui, Adrien, était psychologue, elle, Eugénie était sans emploi
Ils avaient une énergie débordante, se réjouissant de cette visite si spontanée, me convièrent à les retrouver régulièrement
Elle peignait, tricotait, décorait cette maison de location, lui jouait de la guitare, adorait chanter, narrait son passé en Polynésie, organisait des jeux de rôles, des jeux de plateaux.
Il avait une mémoire fabuleuse, était capable de grandes tirades philosophiques, de délires nocturnes insoupçonnés
Nous avons vite pris l’habitude de nous côtoyer souvent et
très vite je leur présentais mes amis : mon vieux copain Léo , ravi de trouver un tel personnage, sur mon ami Gordon, lui aussi très proche de ce couple particulier et bien sur Louis.
Nous partagions plein de choses , du bonheur à l’état pur , je me rapprochais d’Eugénie , elle était ma sœur , ma confidente , mon amie .
Un soir de réveillon du nouvel an, ils avaient invité des amis, j’y croisais un musicien, un pianiste, un homme mystérieux Constant autant insolite qu’attachant.
Il avait une sœur, Anne, un petit bout de femme de caractère, je fus conquise par son sourire radieux, elle était toute jeune comme moi, elle était profondément amoureuse d’un ami d’Adrien : Lorenzo .
Nous sommes partis en week-end en Anjou, en Vendée, en Bretagne, dans le Cotentin, nous faisions des escapades à la mer, de grandes parties de pétanques, des dîners improvisés de pâté et brioche, des virées spectacles, nous partagions nos vies avec passion.
Un soir d’hiver avant de partir à une soirée folk, Eugénie me présenta son jeune frère, il s’appelait Jérôme..