
Après avoir épluché des carottes, pommes de terres, poireaux, ma mère plongeai ses légumes dans l’eau de la grande marmite qui bouillait sur la cuisinière en bois
L’odeur embaumait la cuisine pas aérée, je n’aimais pas trop
Une fois les légumes bien cuits elle plongeait le mixer dans le récipient, salait, et versait une poignée de vermicelle
Ma mère faisait deux ou trois par semaine, de la soupe
C’était toujours la même avec les légumes ramassés au jardin.
L’hiver nous mangions tous les soirs cette soupe , l’été, elle laissait place à la laitue avec des oeufs durs, j’adorais ça.
Nous disions la soupe, jamais le potage, c’était un mot de livre de lecture, ça faisait riche de dire du potage, d’ailleurs je ne vois pas trop la différence entre les deux .
Jamais ma mère ne s’aventura à mettre un autre légume dans sa soupe, tomate, potiron ( on ne savait même pas que ça existait )
Parfois elle mettait des haricots trop avancés pour être mangés, c’était immonde de retrouver un fil dans la soupe
Il y avait toujours un bout de carotte qui passait au travers des crocs du mixer
Je ne pouvais absolument pas avaler ce bout rebelle
(Contrairement à Antiblues qui en raffole, le voilà ce billet ! )
Alors ma mère faisait exprès de le mettre dans mon assiette pour rigoler
Je n’aime pas la soupe, j’en fais jamais, j’en ai trop mangé, oui je sais, c’est sain, équilibré mais je peux pas.
J’aime les légumes crus, en salade, tous, en quiches, ou cuisinés
Nous mangeons beaucoup de légumes
Quand les enfants étaient plus jeunes, je leur faisais de bonnes purées, carottes, épinards et pommes de terre
Je rajoutais trois gouttes de jus de betteraves rouges, pour faire une purée rose
Ils me la demandent encore
C’est délicieux la purée de pommes de terre, mais bien moulinée avec de la crème, du lait, du beurre.hum
Mais pas de soupe !