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  • Un café chaud et sucré

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    Ce dimanche  là, il faisait très chaud, nous avions déjeuné chez les gens qui jettent leurs piscines , la chaleur était accablante, plus de 30° , je me liquéfiais..

    Vers 16h, nous quittions nos hôtes, j’avais prévu d’aller à un concert  avec Ellen

    Elle avait 8 ans, elle était très réservée, timide, elle en souffrait un peu, incapable d’aller demander quelque chose à un adulte, trop peur d’être réprimandée

    Je me disais que ça pourrai lui faire du bien de s’extérioriser un peu, par le chant, la danse, ou autre chose .

    Alors je lui proposais d’aller écouter du chant choral .

     

    Il faisait très chaud, la salle Polyvalente  était une vraie bouilloire, un four, c’était insupportable ,intenable.

    En première partie,  une troupe de jeunes de 15 à 25 ans, un spectacle en chanson  très tonique, les ados évoluaient sur scène avec un immense plaisir, leur chef de chœur était dynamique, enjoué, je trouvais qu’il transmettait quelque chose d’incroyable

     

    Ellen était conquise, elle adorait ça, elle voulait chanter, comme eux, avec eux,

    Je lui dis que ce n’était pas possible, qu’elle devait attendre, apprendre à chanter en chœur, patienter encore..

     

    Elle regrettait.

     

    Par cette chaleur, je la ramenais à l’entracte à la maison, et munies de bouteilles d’eau, je repartais écouter la deuxième partie,

    C’était une troupe d’adultes, 140 environ, ils bougeaient, rythmaient leurs chansons, c’était chatoyant, clinquant, joyeux .

    Ils chantaient  Brassens, Barbara, Aznavour,  Fugain , des choses connues, inconnues, quatre pupitres donnaient aux voix un cocktail savoureux .

    Je les enviais, j’aurais payer n’importe quoi pour être avec eux,

    Ils coulaient, fondaient sur scène par cette chaleur de plus en plus insupportable

    Ils ne perdaient pas leur énergie, leur chef les guidait avec ténacité, la foule applaudissait .

    Je n’imaginais pas le chant choral sous cette forme là .

    Je rentrais, pleine de ressort, avec un désir et une certitude que l’an prochain, je ne serai pas assise sur une chaise, mais sur scène au milieu d’eux..

    Je me disais surtout, que c’était une chance inouïe d’avoir une telle troupe dans notre ville .