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  • Gare de Nice

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    Il faisait très chaud en cette fin d’été, j’étais épuisée après ces trois semaines de colo, je quittais St Auban pour rejoindre la gare de Nice, avec un groupe de gosses qui avaient le cœur serré de quitter leur lieu de vacances

    Le troupeau rentrait en train et avec un animateur, je ramenais le reste, direction Caen

    Arrivée en gare, j’entends une voix

    « Mademoiselle  Jeanne T est demandée au guichet X « 

    Mince, je suis en proie à des hallucinations.. C’est pas moi ?

     

    J’entends à nouveau la même voix, mon nom, j’entends mon nom, c’est pas possible, c’est pas moi qui suis demandée,

    En même temps, ça ne peut pas être un homonyme, mon nom de famille n’est pas courant du tout

    Au autre je demande

    « Vous avez entendu, mon nom ?

    Jeanne d’Arc, tu entends des voix, ça va pas non ?

     

    Une troisième fois, toujours le même timbre, je crois devenir dingue

    Sans rien dire, je file en douce téléphoner à la colo, ils y sont encore

    Arnold décroche, il me parle de banalités, veut savoir si tout va bien, je le rassure, ne lui dit rien sur  cet appel au micro, je suis convaincue d’avoir rêvé .

     

    Nous installons le troupeau dans les compartiments, une longue nuit nous attend

     

     

    Plusieurs mois plus tard, Arnold m’appelle, tard le soir, comme il avait l’habitude de le faire

    « heureusement que tu as entendu mon appel à la gare de Nice « 

    Il m’avait fait appeler, pour de vrai, comme dans les films, pour me dire.

    Pour entendre ma voix, rien de plus, je le savais attristé par ce départ, sans Jeanne, la colo était déserte ..

     

    C’était l ‘époque ou les téléphones portables étaient des objets de science fiction

    Si j’en avais eu un, toute la nuit, nous aurions pu dire …