
Trois hommes armés arpentent les allées, tels des chasseurs primates, ils ont une mission, ramener le gibier, puis le cuire
Ils sont fiers, bruyants, virils
Ils gesticulent, parlent fort
Dans leur chariot, ils ont déjà rassemble leur butin :
De la vodka, des chips, plein de chips, de la bière, et des merguez, des saucisses, de la cochonnaille, emballée, plein, trop …
De la sauce bien grasse, ils vont manger gras, et boire aussi
Les trois hommes se préparent à vivre un grand moment, ils vont faire un barbecue
Il règne une excitation, de l’allégresse, de la joie
Ils ont besoin de crier à la terre entière que le moment tant attendu est venu
A la caisse, ils ont oublié une chose, les sacs (normal ils ne font jamais de courses ) mais ils sont malins, rien ne les arrête, ils volent une cagette de fruits vide
Ahh !! et en plus ça fera du bois pour démarrer le feu , les rusés !
Les hommes adorent griller la viande, c’est un rituel d’été, manger nature, au feu de bois, Dieu que c’est bon !
Ça sent les herbes de Provence, le feu, les épices, ça sent bon ...
Vous n’allez pas me croire si je vous dis que nous n’avons pas de barbecue
A mon grand regret, puisque ce sont les hommes qui gèrent l’aventure
Jérôme a toujours refusé, allez savoir pourquoi, il aime bien pourtant chez les autres
L’été quand Gordon et Zohra viennent, ils improvisent un barbecue, trois briques collées au sol et une grille, le tour est joué
On se régale, on danse, on lance des trucs partout, les gamins adorent ça
Mais, Gordon arrive, l’homme des tavernes, le roi du gril
L’instant primitif de l’été