Nous avions mis un peu de temps à nous décider pour trouver l’endroit idéal pour ce grand jour
Mark était resté avec mes parents , mon père estimait que l’aventure était trop dangereuse pour lui
Dans la matinée, avec Jérôme et Ellen nous étions partis en direction du cap Lévy sous les bons conseils de Louis
Des voitures étaient garées aux abords de la route
Nous avions marché un peu et trouvé une place pour se poser face à la mer
Le ciel s’est assombri, rapidement, personne ne bougeait, le silence régnait
Au loin on apercevait des petites lumières, par centaines, clignotantes
Celles des flaches des appareils photos
C’était oppressant cette obscurité, et si jamais la lumière ne revenait pas
Il faisait presque nuit, froid aussi.
Puis comme par magie, nous avons apperçu une grande lueur sur la côte
J’ai respiré un grand coup, savourant ce moment unique
La lumière est arrivée avec une rapidité déconcertante, un variateur géant
Nous avons remis nos lunettes, cherchant le soleil qui revenait
Avons déposé nos regards sur lui, encore caché par madame la lune
Les gens ont bougé, commenté, téléphoné, photographié
C’était fini
C’était à Cherbourg
Le 11 août 1999
Un jour d’éclipse totale
Mon père avait sauvé les yeux de son petit-fils en préférant regarder c’est évènement unique à la télévision
:
« Ici-bas souvent chacun pour sa chacune
Chacun doit en faire autant «
J’ai toujours eu un mal fou à chanter ce passage là