C’était un soir d’avril, accompagné d’un beau soleil de printemps
Rose avait six mois, Salomé et Sarah étaient venues garder les enfants et avec Louis et Jérôme nous avions roulé vers Rennes
En arrivant, des cars étaient stationnés, une foule importante se pressait dans le grand hall de cette salle d’expositions
Il y avait quelques perturbateurs canalisés par la police, Louis avait eu peur
Serrés dans les gradins, des hommes et des femmes vociféraient, agitaient des banderoles et drapeaux
Y’avait des syndicalistes, des militants, des purs et durs, des curieux, des jeunes, des vieux
C’était joyeux
Sur la musique de Goldman « encore «, le candidat entouré d’équipes de télévision et de journalistes avait remonté l’allée, clamé par le foule
Et il avait fait un discours, combatif, il achevait sa campagne, c’était le soir du dernier meeting
J’avais aimé l’entendre, le voir, croire, j’avais aimé ce qui c’était passé ce soir là
J’avais espéré, forcement
Ce fut son tout dernier meeting
C’était un soir d’avril 2002
Le dimanche qui suivi fut une tornade pour beaucoup de français
En repensant à ce soir d’Avril, j’ai eu à nouveau l’envie de retourner au meeting, les grands, ceux de notre nation
Je le ferai au moment où les tulipes du jardin écloront, pour l’instant, je me contente de les planter …