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  • La réformabie

     

     

    1975,  rentrée en 6 ème au collège Les Provinces dans la ZUP d’Octeville

    Ce n’était pas  joyeux de quitter à 10 ans une école  rurale assez confinée  dont je garderais de très bons souvenirs, le car, la cantine, les brimades, nous n’étions pas vraiment prêts à affronter ça

    Notre collège de secteur avait été l’objet d’une expérience assez …originale

    Nous étions repartis dans des classes  A, B, C, D, E, F  et pour ceux qui aujourd’hui seraient dans les classes SECPA , il y avait les classes CPPN

    Les sigles  et l’éducation Nationale ont toujours fait bon ménage, notre copinaute Célestine  peut en témoigner

    Donc , pour l’histoire Géo ,  les sciences naturelles , le sport  et la techno , nous étions dans une classe et pour le reste , Anglais , Maths et Français , les élèves étaient repartis en niveaux , de  1 à 6

    Les meilleurs étaient en  1 et les cancres  étaient en  5 voir en 6

    Pour les élèves de 6 e, les professeurs se basaient sur les notes du primaire

    Le premier jour, j’étais  331

    Niveau 3 en anglais  (j’en avais jamais fait) 3 en français, pourtant, j’avais un bon niveau, et  1 en maths, allez comprendre ?

    Lors du premier cours d’anglais,  la prof me dit  «  c’est une erreur, Jeanne, tu passes dans le niveau 2)

    Allez, zou, première étape

    J’ai fait quelques semaines en niveau 3 en français avec monsieur Caustel,  un ancien instit  recyclé là, il était pénible.

    Les notes étaient bonnes, il m’éjecta en niveau 2

    Ouf.avec Madame Veille qui était charmante

    Mais Louis en niveau 1 partout me parlait de Madame L   , et je fis tout mon possible pour remonter encore d’un niveau

    Ce fut chose faite au dernier trimestre

    En Anglais aussi, il me fallait  accéder au podium,  je m’efforçais d’apprendre pour convaincre la prof de monter d’un cran *

    C’était un vrai chaos, tous ces changements, je monte, je descends,  les pauvres 666 étaient  en bas de l’échelle, impossible de monter une marche, quels dégâts !

    En fin de  sixième, j’avais réussi,  c’était bien, beaucoup mieux

    Mais il fallait y rester

    C’est en fin de 4 e je crois que je suis passée en  niveau 2 en maths,  pas étonnant

    J’entendais parler de la réformabie, je ne comprenais rien à cette réformable,  jamais on ne m’expliqua qu’il existait ce Haby, René de son prénom, ministre de l’éducation Nationale sous Giscardloadimg.php.jpg

    Sacré René, sacré Valéry !Valery-Giscard-D-estaing-1975_galerie_principal.jpg